Programme d'études cliniques du Québec 2016-2017 : inscriptions jusqu'au 15 septembre 2016

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 15 septembre 2016, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participer à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.

Programme pour l’année 2016-2017

  1. Séminaire théorique : La clinique des névroses
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire : La clinique des névroses

 

Durée : 2 ans.

Description

Étude du Séminaire IV La relation d'objet, de Jacques Lacan.
En 1956-57, Lacan tient son séminaire sous un titre paradoxal : La relation d’objet, terme alors très en vogue chez les post-freudiens anglo-saxons et qu’il ne va cesser de critiquer.

Lacan annonce dès la première leçon qu’il faut compléter son titre d’une deuxième partie : et les structures freudiennes. C’est donc avec l’hypothèse structuraliste de l’inconscient que Lacan s’avance contre les tenants de la relation d’objet en en déduisant : il n’y a de relation qu’au manque d’objet.
C’est la fonction de la castration qui organise le rapport du sujet à l’objet sous le mode du manque. Cette fonction objecte à la considération que la relation à l’objet est une adaptation du moi à la réalité.

Il s'agit de la poursuite par Lacan de l'élaboration de la fonction paternelle par la métaphore. L’année précédente, à partir des psychoses, il avait montré les conséquences de l’échec de la métaphore paternelle en la nommant forclusion, et cette fois il aborde les limites de cette métaphore paternelle par la clinique de la phobie principalement. Le cas du Petit Hans, avec sa phobie du cheval, sera examiné en détail. Nous verrons que la castration a "tout autant de rapport avec la mère qu'avec le père".

La figure de la mère devient centrale dans ce Séminaire. Ce n’est pas la mère qui donne les soins à l’enfant, mais c’est la mère en tant que femme sexuée, cherchant dans l’enfant la réponse à son manque phallique. L’enfant tente de répondre à ce manque en s'identifiant au phallus imaginaire, mais son insuffisance rend bien vite la mère inquiétante voire terrifiante ; c’est la mère « inassouvie » (titre du chapitre XI), dont la demande illimitée montre la carence du père, et ouvrant la voie au fantasme d'être dévoré. Cet abord implique que l’objet soit à considérer dans son lien au phallus, en tant qu’il le relie au manque et qu’il en sexualise la signification.

Si ce séminaire met en valeur la puissance de la mère, c’est aussi pour montrer que la fonction paternelle ne se réduit pas du tout à la personne du père, carent de structure, ce qui implique une multitude de possibilités de suppléance du père. Ici la fonction de suppléance est reconnue au signifiant de la phobie, mais aussi à la grand-mère paternelle qui fait la loi dans la famille, dans une dérivation féminine du Nom-du-Père.

Ce Séminaire est toujours d'une grande actualité, spécialement pour qui travaille avec des enfants. Les nombreuses références à des cas le rend très enseignant sur le plan clinique.

 

Pour travailler ce Séminaire IV, une formule de travail est proposée, où il est attendu que le participant y mette du sien dans un travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire IV dans chacun des cartels.

La constitution des cartels se fera par tirage au sort.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire IV pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

Dates :

  • mercredi 30 novembre 2016 à 19h ;
  • mercredi 22 février 2017 à 19h ;
  • mercredi 7 juin 2017 à 19h.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion suit la rencontre clinique avec le patient. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Cette année, le Programme d'études cliniques commence ses rencontres cliniques avec des patients, avec des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 3 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 26 octobre 2016 à 18h30 ;
  • mercredi 18 janvier 2017 à 18h30 ;
  • mercredi 29 mars 2017 à 18h30.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire VII de Jacques LACAN: L'éthique de la psychanalyse (parties 3, 4 et 5 "Le paradoxe de la jouissance", "L'essence de la tragédie" et "La dimension tragique de l'expérience anlalytique", chapitres XIII à XXIV).

Pour plus d’informations, consultez le site web :
http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :
 

    Le paradoxe de la jouissance

  • 28 septembre 2016 : chapitre 13 - Anne Béraud (discutant : Benjamin Mortagne).
  • 12 octobre 2016 : chapitre 14 - Pierre Lafrenière (discutant : Benjamin Mortagne).
  • 16 novembre 2016 : chapitre 16 - Anne Marché Paillé (discutante : Mercedes Rouault).
  • 7 décembre 2016 : chapitre 17 - Fernando Rosa (discutante : Ruzanna Hakobyan).
  • 11 janvier 2017 : chapitre 18 - Fernando Rosa (discutante : Anne Béraud).
    L'essence de la tragédie
  • 8 février 2017 : chapitre 20 - Ruzanna Hakobyan (discutant : Pierre Lafrenière).
  • 15 mars 2017 : chapitre 21 - Anne Marché Paillé (discutante : Eléa Roy).
    La dimension tragique de l'expérience psychanalytique
  • 19 avril 2017 : chapitre 22 - Mercedes Rouault (discutante : Anna Leppert).
  • 17 mai 2017 : chapitre 23 - Mercedes Rouault (discutant : Fernando Rosa).
  • 31 mai 2017 : chapitre 24 - Anne Béraud (discutante : Eléa Roy).

Le chapitre 15 sera commenté par l'invitée du Pont Freudien : Silvia Tendlarz, le 23 octobre 2016.
Le chapitre 19 sera commenté par l'invité du Pont Freudien : Marcus André Vieira, le 22 janvier 2017.

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

43ème rencontre : 21, 22, 23 octobre 2016 avec Silvia Elena TENDLARZ : "Masochisme et jouissance féminine".
  • Conférence : vendredi 21 octobre 2016 à 19h30 : "Pourquoi souffre-t-on de l'amour ?"
    L'amour demande l'amour, et parfois il ne trouve que des malentendus propres au rapport entre les sexes. Pourquoi la demande d'amour peut-elle devenir une souffrance ? Le malheur appartient-il à l'amour ? Comment se produit le miracle de l'amour entre les partenaires ?
  • Séminaire théorique : samedi 22 octobre de 9h30 à 13h : "Masochisme et jouissance féminine".
    Les femmes jouissent-elles des malheurs du rapport avec le partenaire ? Les post-freudiens ont développé la théorie du masochisme féminin. Lacan l'a plutôt mis du coté des ravages du rapport avec le partenaire. Quelle place donc pour la jouissance féminine ?
  • Séminaire clinique : samedi 22 octobre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par S. Tendlarz.
  • Séminaire de lecture : dimanche 23 octobre de 10h à 13h : chapitre 15 du Séminaire VI I L'éthique de la psychanalyse, de Jacques Lacan.

44ème rencontre :  20, 21, 22 janvier 2017 avec Marcus André VIEIRA

  • Conférence : vendredi 20 janvier 2017 à 19h30.
  • Séminaire théorique : samedi 21 janvier de 9h30 à 13h
  • Séminaire clinique : samedi 21 janvier de 14h30 à 17h.
  • Séminaire de lecture : dimanche 22 janvier de 10h à 13h : chapitre 19 du Séminaire VI I L'éthique de la psychanalyse, de Jacques Lacan.

Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 8 et dimanche 9 avril 2017.

Journées d'étude théorico-clinique
Samedi 8 avril 2017 : 9h30-17h30.
Dimanche 9 avril 2017 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse, des cas rencontrés en institution, seront discutés.
Des exposés théoriques.
Invités : Luc VANDER VENNET + Véronique VORUZ, AE (Analyste de l'École).


Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : Samedi 24 septembre 2016 de 10h à 13h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Pierre Lafrenière. Intervenant psycho-social (ARH). DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Co-fondateur du Pont Freudien. Enseignant dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.
  • Mercedes Rouault. Psychiatre. Psychanalyste. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Silvia Elena Tendlarz. Psychanalyste à Buenos Aires (Argentine) (AME). Analyste Membre de la Escuela de Orientacion Lacaniana (EOL), de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Docteur en psychologie (Université du Salvador, Buenos Aires) et en psychanalyse (Université Paris VIII). Professeure de la chaire clinique de l'autisme et de la psychose dans l'enfance (Université de Buenos Aires) et professeure titulaire de Psychopathologie de l'Université du Musée Social Argentine. Enseignante à l'Institut clinique de Buenos Aires et à la maîtrise en psychanalyse à l'Université de San Martin. Directrice de la Collection Diva. Auteure de nombreux livres.
  • Marcus André Vieira. Psychiatre, psychanalyste à Rio de Janeiro (Brésil) (AME) (AE de l'EBP : 2012-2015). Analyste Membre de l'Escola Brasileira de Psicanálise (EBP) dont il fut président, et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), dont il est conseiller. Professeur à l'Université Catholique de Rio (PUC-Rio), Docteur en psychanalyse (Paris VIII). Auteur de nombreux articles et livres (en français, L’éthique de la Passion, PURennes). Directeur du congrès de l'AMP en avril 2016 à Rio. 
  • Luc Vander Vennet. Psychanalyste à Gand (Belgique) (AME). Analyste Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignant au Programme clinique Psychanalytique à Gand (Belgique). Diplômé en psychologie.
  • Véronique Voruz. Psychanalyste à Londres (AE de la NLS : 2015-2018). Membre de la New Lacanian School (NLS), de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Directrice du Master de Psychanalyse de l'université de Kingston, Londres. Rédactrice de The Lacanian Review : http://www.thelacanianreviews.com/

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

Rencontre-débat avec Hervé Castanet à la Libraire Le Port de tête

Logo NLS-Québec

 

 

Jeudi 26 mai 2016 à 19h
"Lire Pierre Klossowski :
Le couple Roberte et Octave ou comment échanger l'inéchangeable"

avec  Hervé Castanet     Hervé Castanet

Participation au débat d'Alexis Lussier, professeur au département littérature de l’UQAM
Débat animé par Benjamin Mortagne et Eléa Roy, tous deux membres de NLS-Québec

à la Librairie Le Port de tête, 262, avenue du Mont-Royal Est, Montréal

 

Klossolowski Castanet 26 mai 2016.jpegRencontre-débat avec Hervé CASTANET
"Lire Pierre Klossowski : Le couple Roberte et Octave ou comment échanger l'inéchangeable"

Né en 1905, Pierre Klossowski, d’origine polonaise, a été écrivain, traducteur, essayiste, acteur et peintre. Il a été reconnu et admiré par ses pairs (André Gide, André Breton, Georges Bataille, Maurice Blanchot, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jacques Lacan, etc.). En 1952, est publié Roberte, ce soir qui constitue le premier récit de ce que Pierre Klossowski appellera la Trilogie de Roberte ou Les Lois de l’Hospitalité. Quelques dessins à la mine de plomb illustrent le texte. Paraîtront ensuite, en 1956, Le Bain de Diane où il revisite le mythe antique de Diane et Actéon, et les deux autres récits de sa Trilogie : La Révocation de l’Édit de Nantes en 1959 et, en 1960, Le Souffleur. Pierre Klossowski y livre la place de Roberte, son héroïne présente dans chaque action dont la physionomie est devenue le signe unique autour duquel sa vie et sa pensée inlassablement tournent. Roberte est prise dans des scènes érotiques et pornographiques que son mari, dénommé Octave, invente pour saisir son âme. Les personnages discutent de théologie et la vulgarité est absolument exclue de ces récits.
Dès lors, quel spectacle se déplie sous le regard de cet époux ? Quels liens inconscients deviennent le ressort du couple ?
Dans la conversation intime entre un homme et une femme, il y a le moment où les mots s’interrompent... la rencontre des corps et de ce qui s’échange comme inéchangeable.
Hervé Castanet nous invite à réfléchir à cette question universelle et singulière à la fois à partir de la langue de Pierre Klossowski.

 

Argumentaire H. Castanet.jpeg

Hervé Castanet est psychanalyste à Marseille (France). Il est membre de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il est professeur des Universités. Spécialiste de Pierre Klossowski, il a publié une vingtaine de livres dont : Pierre Klossowski - Corps théologiques et pratiques du simulacre (éd. La Lettre volée, 2014) ; La Manipulation des images – Pierre Klossowski et la peinture (Collection Palimpseste, éd. La Lettre volée, 2001) ; Pierre Klossowski – La pantomime des esprits (éd. Payot-Lausanne, 2006). Il a créé la revue Il particolare – art, littérature, théorie critique en 1999.

Hervé Castanet est déjà venu à Montréal en 2003, invité par le Pont Freudien.

Lieu

Librairie Le Port de tête, 262, avenue du Mont-Royal Est, Montréal, Qc, H2T 1P5, Canada. Métro Mont Royal.
514 678 9566.

Horaires

19h à 21h

Entrée gratuite

Renseignements

http://nls-quebec.org
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC
benjaminmortagne@hotmail.com
http://www.leportdetete.com

librairie@leportdetete.com

 

Mardi 24 mai à 21h à la Cinémathèque québécoise : Projection de "Roberte" de Pierre Zucca, Scénario et dialogues de Pierre Zucca et Pierre Klossowski, d'après ses récits rassemblés sous le titre Les Lois de l'hospitalité (Gallimard, 1965), et Pierre Klossowski dans le rôle d'Octave.
Projection suivie d'une discussion avec Hervé Castanet et Véronique Cnockaert, professeure au département littérature de l’UQAM, directrice de Figura (Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire de l’UQAM). Figura diffuse, par ses publications, les tout derniers résultats de recherche et travaux de ses chercheur-e-s circonscrits autour de l’imaginaire contemporain.
Ce film est en lien direct avec le débat de jeudi 26 mai à 19h à la librairie Le Port-de-Tête.
http://www.cinematheque.qc.ca

 

Événement organisé par NLS-Québec en collaboration avec la 42ème rencontre du Pont Freudien qui se tiendra à Montréal les 27, 28 & 29 mai 2016 et qui aura pour thème "Liaisons inconscientes – Faire couple aujourd’hui", avec Christiane Alberti (psychanalyste à Toulouse, Présidente de l’École de la Cause Freudienne (ECF), membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP) et enseignante au Département de psychanalyse de l’Université Paris 8. Pour plus d’information : http://pontfreudien.org

3èmes Journées d'Étude : Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitements

3èmes journées d'étude de NLS-Québec

Samedi 6 et dimanche 7 FÉVRIER 2016

SIGNES DISCRETS DANS LES PSYCHOSES ORDINAIRES - CLINIQUE ET TRAITEMENTS

avec Jacques Borie et Laurent Dupont.

Pour ses 3èmes Journées d’Étude, le groupe NLS-Québec vous convie à une fin de semaine sur « Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitements », qui reprend le thème du prochain congrès de la NLS à Dublin les 2 et 3 juillet 2016.

Jacques Borie, psychanalyste à Lyon (France), est membre de la New Lacanian School (NLS), de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Coordinateur de la Section clinique de Lyon. Il est l'auteur du livre : "Le psychotique et le psychanalyste", Ed. Michèle.

Laurent Dupont, psychanalyste à Mantes-la-Jolie (région parisienne, France), est Analyste de l'École (AE) (2015-2018) de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse.

Samedi 6 février, un exposé de Jacques Borie introduira le thème « Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitements ». Suivront 3 présentations de cas cliniques, puis deux exposés à partir d'œuvres littéraires : un sur Lol V. Stein (M. Duras) et un sur L'heure de l'étoile de Clarice Lispector. Ces cas seront discutés par nos deux invités.

Le dimanche 7 février sera consacré à une séquence d'A.E. (Analyste de l'École) avec Laurent Dupont (A.E. de 2015 à 2018) qui témoignera de son expérience analytique. Son exposé sera suivi d'une conversation.

Pour recevoir à l'avance les textes des premiers témoignages de Laurent Dupont, envoyer un courriel à Anne Béraud : anne.beraud@pontfreudien.org

Conférence au CARPH : "L'adolescence existe-t-elle ?" par Laurent Dupont

Affiche CARPH Laurent Dupont

Laurent Dupont sera à Montréal, invité par NLS-Québec, et donnera à cette occasion une conférence dans le cadre du CARPH  : Jeudi 4 février de 12h30 à 14h :

"L'adolescence existe-t-elle ?"

Lieu : UQAM, Local SU-1550, 100 Sherbrooke Ouest, Montréal, Qc, Canada.

Laurent Dupont, psychanalyste à Mantes-la-Jolie (région parisienne, France), est Analyste de l'École (AE) (2015-2018) de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse.
Il est aussi le coordinateur du réseau CEREDA pour la francophonie et le directeur de la prochaine journée de l'Institut de l'Enfant qui aura pour thème Après l'Enfance et qui traitera justement de cette question de l'adolescence.

Bibliographie : "En direction de l'adolescence", de Jaques-Alain Miller :
http://www.lacan-universite.fr/wp-content/uploads/2015/04/en_direction_d...

Informations :
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC
http://www.carph.uqam.ca/

Argument : L'adolescence existe-t-elle ?
Il arrive assez souvent que l’on rencontre des adolescents dans nos cabinets, mais rencontre-t-on l’adolescence ? Pas sûr. Le psychanalyste Jacques-Alain Miller le dit comme cela : l’adolescence « c’est une construction », « un artifice signifiant »1. Alors ? L’adolescence existe-t-elle ?
Pourtant, s’il y a un signifiant qui est symptôme de notre société d’aujourd’hui, c’est bien adolescent, on le retrouve à toutes les sauces, pornographie, addictions en tout genre : drogues, ordinateurs, jeux vidéos, à son portable…, manque de respect, désintérêt de la chose publique, refus du savoir, inculte, prêt à s’enrôler… Et, last but not least, l’adolescence concernerait bientôt la même tranche d’âge que le journal de Tintin, de 7 à 77 ans.
Freud prend la question par la biologie, la puberté. Cela rend-il vraiment compte de l’adolescence ? Sans doute le corps est impliqué, et il nous faudra voir ce qu’il en est. Par exemple, comment sait-on que l’on est un garçon ou une fille ?
Comment faire dans la rencontre avec l’autre sexe quand, du fait de devoir en passer par le langage, contrairement aux animaux, on rencontre l’impasse, la difficulté, le ratage... Pour la psychanalyse, la clinique a révélé que, du fait du langage, l’être humain doit en passer par le désir, le fantasme, pour satisfaire la pulsion. C’est à dire que l’amour est, par exemple, un artifice, un semblant, permettant de rencontrer l’autre, mais, du coup,  cela ne renvoie qu’à notre propre regard, notre propre fantasme. Jacques-Alain Miller souligne que l’« on ne jouit pas du corps de l’Autre. On ne jouit jamais que de son propre corps »2. Alors, comment traite-t-on son corps Après l’Enfance ? Quelles conséquences ? À qui, à quoi, à partir de quels symptômes tente-t-on d’arrimer la jouissance ?
Aujourd’hui, quels discours viendront donner sens à l’être du sujet ? Quels soutiens la parole peut offrir à celui qui veut rencontrer le corps de l’Autre ? Lui donner une identité sexuée ? Et pour quels destins, formidables ou tragiques ?
À l’aide d’exemples cliniques, nous aborderons ces questions par le corps de celui qui doit faire avec l’impossible rencontre. Est-ce que cela dressera une cartographie de l’adolescence ? Nous verrons ensemble si nous avons besoin d’une carte ou d’une boussole.

1- Miller Jacques-Alain, « En direction de l’adolescence », In Perspectives, Interpréter l’enfant, Édition Navarin, 2015, p. 192.
2- Ibid., p. 202.

Jacques Borie présente son livre "Le psychotique et le psychanalyste" à la Librairie Paulines

Logo NLS-QuébecDimanche 7 février 2016 à 14h30
"Le psychotique et le psychanalyste", de 
Jacques Borie

Discussion autour du livre de Jacques Borie, en présence de l'auteur. Débat animé par Éléa Roy et Benjamin Mortagne, tous deux membres de NLS-Québec.

à la Librairie Paulines, 2653 Rue Masson, Montréal

 

Affiche Jacques Borie
 

L’ouvrage de Jacques Borie permet aux lecteurs de découvrir ce qui se passe à notre époque dans le bureau d’un psychanalyste, lorsque celui-ci consent à recevoir des sujets psychotiques. Après avoir décortiqué quelques concepts de la psychanalyse lacanienne tout en se référant à Freud, Jacques Borie nous plonge dans une galerie de portraits, au cas par cas, afin de montrer comment la psychanalyse est un outil au service d’un savoir à venir permettant un bricolage qui est propre à chaque analysant. À partir de là, la souffrance peut s’apaiser, et chaque invention permet de se soutenir dans le monde. On ne sort pas indemne d’une telle lecture qui mène à découvrir à quoi peut tenir une existence, souvent à pas grand-chose – quelques détritus, un mot que l’on invente, une image que l’on construit…

 

Jacques Borie est psychanalyste à Lyon (France). Il est membre de la New Lacanian School (NLS), de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Coordinateur de la Section clinique de Lyon. Il est l'auteur du livre : "Le psychotique et le psychanalyste", Ed. Michèle.

Jacques Borie est déjà venu à Montréal en 1998, invité par le Pont Freudien.

Lieu

Librairie Paulines, 2653 Rue Masson (angle 2e Avenue), Montréal, Qc, H1Y 1W3. Tél. : 514 849-3585
Autobus 47, Masson ; Autobus 27, Laurier ; Autobus 67, St-Michel ; Métro Joliette ou St-Michel

Horaires

14h30

Tarif

entrée gratuite

Renseignements

http://nls-quebec.org
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC
benjaminmortagne@hotmail.com
http://www.librairies.paulines.qc.ca/librairie-montreal

libpaul@paulines.qc.ca

La place de l'enfant dans la psychanalyse, par Dominique Holvoet

Le CARPH, en collaboration avec NLS-Québec et Le Pont Freudien organise la conférence :

« La place de l'enfant dans la psychanalyse »
présentée par M. Dominique HOLVOET,

JEUDI 15 octobre, de 12h30 à 14h00,
au Local SU-1550 (100 Sherbrooke O.).

La place de l'enfant dans la psychanalyse


« La place de l'enfant dans la psychanalyse »

L'enfant se tient au cœur de la psychanalyse depuis ses prémisses, avec la théorie freudienne du petit pervers polymorphe, comme avec le cas princeps du Petit Hans, aboutissement d'un travail de recherche dans lequel Freud souhaitait vérifier chez l'enfant ses thèses sur l'origine sexuelle infantile des troubles psychiques.
La question se corse lorsqu'on aborde la pratique de la psychanalyse avec l'enfant. Est-elle spécifique, se distinguant comme une discipline propre dans la psychanalyse ? Ce n'est pas notre orientation. Nous soutiendrons au contraire qu'il n'y a qu'une psychanalyse, car l'enfant est un sujet de plein exercice. Il faudra cependant montrer ce qui peut être atteint dans une analyse avec l'enfant qui ne peut aller plus loin que là où son âge le porte.

Dominique Holvoet est psychanalyste à Tournai (Belgique). Il est Directeur du Courtil, une institution orientée par la psychanalyse qui reçoit 230 enfants et jeunes psychotiques, et dans laquelle de nombreux stagiaires de tous les pays vont se former chaque année. Il est de plus enseignant à la Section clinique de Bruxelles et au Collège clinique de Lille. Il est membre de la New Lacanian School (NLS) dont il a été Président de 2012 à 2014 ; de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il est déjà venu pour une rencontre du Pont Freudien en avril 2013 à Montréal.

Claude Bernier, Virginie Pelletier, Coordonnateurs du CARPH : carphuqam@gmail.com
Anne Béraud, Présidente de NLS-Québec et du Pont Freudien
En co-présentation avec le Pont Freudien/ NLS-Qc : www.pontfreudien.org
Événement Facebook: https://www.facebook.com/events/529964783834725/
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC

16 octobre à 18h : "À ciel ouvert", documentaire de Mariana Otero, au cinéma du Parc

 

L’APPQ* et NLS-Québec présentent conjointement :

« CINÉMAS »
le cinéclub « psy » de l’APPQ

au
CINÉMA DU PARC,
3575 av. du Parc (angle Prince-Arthur)

--Stationnement souterrain pour les clients du Cinéma---

À ciel ouvert

Vendredi 16 octobre 2015
18:00

À ciel ouvert

France (2013), réalisé par Mariana Otero, produit par Jean-Pierre et Luc Dardenne. 1h50.
 

Alysson observe son corps avec méfiance. Evanne s’étourdit jusqu’à la chute. Amina ne parvient pas à faire sortir les mots de sa bouche…

Ce documentaire aussi bouleversant qu’instructif porte sur un lieu hors du commun, Le courtil, à la frontière franco-belge, qui prend en charge des enfants psychiquement et socialement en difficulté. Jour après jour, des adultes essaient de comprendre l’énigme que représente chacun de ces enfants et inventent, au cas par cas,  sans jamais rien leur imposer, des solutions qui les aideront à vivre apaisés. Au fil de leurs histoires, «  A ciel ouvert » nous ouvre à leur vision singulière du monde.

Le commentaire de ce film sera fait par Dominique HOLVOET, directeur du centre Le Courtil, psychanalyste à Tournai (Belgique), membre de la New Lacanian School (NLS), de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP).

*Association des psychothérapeutes psychanalytiques du Québec,  www.appq.com

Une conférence de Jacob Rogozinski

Le CARPH et NLS-Québec (groupe associé à la New Lacanian School) présentent:

Vendredi 2 octobre, au SU-J525 (100 Sherbrooke O.) à 12h30 :

La chasse aux sorcières et la question du diable ; constitution subjective de l’Autre méchant

Une conférence de Jacob Rogozinski, Ph.D. (Université de Strasbourg)

"La figure de Satan et le mythe du "complot satanique" ont joué un rôle décisif dans la persécution de masse appelée "chasse aux sorcières" qui s'est déchaînée en Occident entre le XV° et le XVIII° siècle. J'avance comme hypothèse que la figure d'un Autre maléfique et la "théorie" du complot demeurent deux traits fondamentaux des dispositifs de persécution des temps modernes. Ainsi les mouvements totalitaires du XX° siècle ont-ils continué de diaboliser leurs ennemis, bien qu'ils aient abandonné toute croyance en cette figure déterminée de l'Autre maléfique que l'on désignait depuis des millénaires comme "Satan". Comment opère une telle figuration? Doit-on reconnaître dans le diable, avec Freud, une figure du Père? Comment rendre compte alors de certains traits "maternels" qui la caractérisent? Peut-on repérer, en Satan, une métaphore de la jouissance? Qui se dissimule donc sous le masque du diable?"

Jacob Rogozinski est professeur au département de philosophie de l’Université de Strasbourg en France. Ses domaines de recherche sont la phénoménologie du corps et du sujet, philosophie et littérature, philosophie et psychanalyse et la philosophie politique.

Événement Facebook:
https://www.facebook.com/events/524595561038429/

Matinée des cartels : Samedi 3 octobre 2015

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 3 octobre 2015, de 10h à 12h30
 

Lacan

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

Infos pratiques

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 3 octobre 2015 de 10h à 12h30.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.
  • Programme ci-dessous.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2015-2016

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être quelconque de Montréal ou de Québec, mais peut aussi être quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet. Cette dernière option offre différentes modalités de travail.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS (« Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitement »). Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS. Chaque cartel présente à deux reprises une vignette clinique. Le travail se réalise dans un échange, puisque chaque cartel reçoit la vignette d’un autre cartel et en fait le commentaire. Les cartels de chaque groupe discutent et échangent leurs points de vue autour de leurs vignettes. Il est déjà possible de s'inscrire à ces cartels. Voir sur le site de la NLS : http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2015-2016/2173

Cartel autour du Séminaire III Les Psychoses, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme clinique 2015-2016.
Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
La constitution de ces cartels sera réalisée par un tirage-au sort.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans le premier, les participants de chaque cartel traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres. La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.
  • Dans le deuxième, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

  • mercredi 2 décembre 2015 à 19h ;
  • mercredi 10 février 2016 à 19h ;
  • mercredi 8 juin 2016 à 19h.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.


Programme

 

10h00 – Ouverture

par Ruzanna Hakobyan, membre de la NLS et de l'AMP, Vice-présidente de NLS-Qc

 

10h20 – 11h15 –1ère séquence

Discutante : Ruzanna Hakobyan

 Anne Marché Paillé, membre de NLS-Qc

 Luis Villa

 

11h30 – 12h - 2ème séquence
Discutant : Pierre Lafrenière

Guylaine Massoutre

 

12h – 12h30

Formation de nouveaux cartels
 

http://nls-quebec.org/

Pages

S'abonner à NLS-Québec RSS