3èmes Journées d'Étude : Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitements

3èmes journées d'étude de NLS-Québec

Samedi 6 et dimanche 7 FÉVRIER 2016

SIGNES DISCRETS DANS LES PSYCHOSES ORDINAIRES - CLINIQUE ET TRAITEMENTS

avec Jacques Borie et Laurent Dupont.

Pour ses 3èmes Journées d’Étude, le groupe NLS-Québec vous convie à une fin de semaine sur « Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitements », qui reprend le thème du prochain congrès de la NLS à Dublin les 2 et 3 juillet 2016.

Jacques Borie, psychanalyste à Lyon (France), est membre de la New Lacanian School (NLS), de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Coordinateur de la Section clinique de Lyon. Il est l'auteur du livre : "Le psychotique et le psychanalyste", Ed. Michèle.

Laurent Dupont, psychanalyste à Mantes-la-Jolie (région parisienne, France), est Analyste de l'École (AE) (2015-2018) de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse.

Samedi 6 février, un exposé de Jacques Borie introduira le thème « Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitements ». Suivront 3 présentations de cas cliniques, puis deux exposés à partir d'œuvres littéraires : un sur Lol V. Stein (M. Duras) et un sur L'heure de l'étoile de Clarice Lispector. Ces cas seront discutés par nos deux invités.

Le dimanche 7 février sera consacré à une séquence d'A.E. (Analyste de l'École) avec Laurent Dupont (A.E. de 2015 à 2018) qui témoignera de son expérience analytique. Son exposé sera suivi d'une conversation.

Pour recevoir à l'avance les textes des premiers témoignages de Laurent Dupont, envoyer un courriel à Anne Béraud : anne.beraud@pontfreudien.org

Conférence au CARPH : "L'adolescence existe-t-elle ?" par Laurent Dupont

Affiche CARPH Laurent Dupont

Laurent Dupont sera à Montréal, invité par NLS-Québec, et donnera à cette occasion une conférence dans le cadre du CARPH  : Jeudi 4 février de 12h30 à 14h :

"L'adolescence existe-t-elle ?"

Lieu : UQAM, Local SU-1550, 100 Sherbrooke Ouest, Montréal, Qc, Canada.

Laurent Dupont, psychanalyste à Mantes-la-Jolie (région parisienne, France), est Analyste de l'École (AE) (2015-2018) de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse.
Il est aussi le coordinateur du réseau CEREDA pour la francophonie et le directeur de la prochaine journée de l'Institut de l'Enfant qui aura pour thème Après l'Enfance et qui traitera justement de cette question de l'adolescence.

Bibliographie : "En direction de l'adolescence", de Jaques-Alain Miller :
http://www.lacan-universite.fr/wp-content/uploads/2015/04/en_direction_d...

Informations :
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC
http://www.carph.uqam.ca/

Argument : L'adolescence existe-t-elle ?
Il arrive assez souvent que l’on rencontre des adolescents dans nos cabinets, mais rencontre-t-on l’adolescence ? Pas sûr. Le psychanalyste Jacques-Alain Miller le dit comme cela : l’adolescence « c’est une construction », « un artifice signifiant »1. Alors ? L’adolescence existe-t-elle ?
Pourtant, s’il y a un signifiant qui est symptôme de notre société d’aujourd’hui, c’est bien adolescent, on le retrouve à toutes les sauces, pornographie, addictions en tout genre : drogues, ordinateurs, jeux vidéos, à son portable…, manque de respect, désintérêt de la chose publique, refus du savoir, inculte, prêt à s’enrôler… Et, last but not least, l’adolescence concernerait bientôt la même tranche d’âge que le journal de Tintin, de 7 à 77 ans.
Freud prend la question par la biologie, la puberté. Cela rend-il vraiment compte de l’adolescence ? Sans doute le corps est impliqué, et il nous faudra voir ce qu’il en est. Par exemple, comment sait-on que l’on est un garçon ou une fille ?
Comment faire dans la rencontre avec l’autre sexe quand, du fait de devoir en passer par le langage, contrairement aux animaux, on rencontre l’impasse, la difficulté, le ratage... Pour la psychanalyse, la clinique a révélé que, du fait du langage, l’être humain doit en passer par le désir, le fantasme, pour satisfaire la pulsion. C’est à dire que l’amour est, par exemple, un artifice, un semblant, permettant de rencontrer l’autre, mais, du coup,  cela ne renvoie qu’à notre propre regard, notre propre fantasme. Jacques-Alain Miller souligne que l’« on ne jouit pas du corps de l’Autre. On ne jouit jamais que de son propre corps »2. Alors, comment traite-t-on son corps Après l’Enfance ? Quelles conséquences ? À qui, à quoi, à partir de quels symptômes tente-t-on d’arrimer la jouissance ?
Aujourd’hui, quels discours viendront donner sens à l’être du sujet ? Quels soutiens la parole peut offrir à celui qui veut rencontrer le corps de l’Autre ? Lui donner une identité sexuée ? Et pour quels destins, formidables ou tragiques ?
À l’aide d’exemples cliniques, nous aborderons ces questions par le corps de celui qui doit faire avec l’impossible rencontre. Est-ce que cela dressera une cartographie de l’adolescence ? Nous verrons ensemble si nous avons besoin d’une carte ou d’une boussole.

1- Miller Jacques-Alain, « En direction de l’adolescence », In Perspectives, Interpréter l’enfant, Édition Navarin, 2015, p. 192.
2- Ibid., p. 202.

La place de l'enfant dans la psychanalyse, par Dominique Holvoet

Le CARPH, en collaboration avec NLS-Québec et Le Pont Freudien organise la conférence :

« La place de l'enfant dans la psychanalyse »
présentée par M. Dominique HOLVOET,

JEUDI 15 octobre, de 12h30 à 14h00,
au Local SU-1550 (100 Sherbrooke O.).

La place de l'enfant dans la psychanalyse


« La place de l'enfant dans la psychanalyse »

L'enfant se tient au cœur de la psychanalyse depuis ses prémisses, avec la théorie freudienne du petit pervers polymorphe, comme avec le cas princeps du Petit Hans, aboutissement d'un travail de recherche dans lequel Freud souhaitait vérifier chez l'enfant ses thèses sur l'origine sexuelle infantile des troubles psychiques.
La question se corse lorsqu'on aborde la pratique de la psychanalyse avec l'enfant. Est-elle spécifique, se distinguant comme une discipline propre dans la psychanalyse ? Ce n'est pas notre orientation. Nous soutiendrons au contraire qu'il n'y a qu'une psychanalyse, car l'enfant est un sujet de plein exercice. Il faudra cependant montrer ce qui peut être atteint dans une analyse avec l'enfant qui ne peut aller plus loin que là où son âge le porte.

Dominique Holvoet est psychanalyste à Tournai (Belgique). Il est Directeur du Courtil, une institution orientée par la psychanalyse qui reçoit 230 enfants et jeunes psychotiques, et dans laquelle de nombreux stagiaires de tous les pays vont se former chaque année. Il est de plus enseignant à la Section clinique de Bruxelles et au Collège clinique de Lille. Il est membre de la New Lacanian School (NLS) dont il a été Président de 2012 à 2014 ; de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il est déjà venu pour une rencontre du Pont Freudien en avril 2013 à Montréal.

Claude Bernier, Virginie Pelletier, Coordonnateurs du CARPH : carphuqam@gmail.com
Anne Béraud, Présidente de NLS-Québec et du Pont Freudien
En co-présentation avec le Pont Freudien/ NLS-Qc : www.pontfreudien.org
Événement Facebook: https://www.facebook.com/events/529964783834725/
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC

Une conférence de Jacob Rogozinski

Le CARPH et NLS-Québec (groupe associé à la New Lacanian School) présentent:

Vendredi 2 octobre, au SU-J525 (100 Sherbrooke O.) à 12h30 :

La chasse aux sorcières et la question du diable ; constitution subjective de l’Autre méchant

Une conférence de Jacob Rogozinski, Ph.D. (Université de Strasbourg)

"La figure de Satan et le mythe du "complot satanique" ont joué un rôle décisif dans la persécution de masse appelée "chasse aux sorcières" qui s'est déchaînée en Occident entre le XV° et le XVIII° siècle. J'avance comme hypothèse que la figure d'un Autre maléfique et la "théorie" du complot demeurent deux traits fondamentaux des dispositifs de persécution des temps modernes. Ainsi les mouvements totalitaires du XX° siècle ont-ils continué de diaboliser leurs ennemis, bien qu'ils aient abandonné toute croyance en cette figure déterminée de l'Autre maléfique que l'on désignait depuis des millénaires comme "Satan". Comment opère une telle figuration? Doit-on reconnaître dans le diable, avec Freud, une figure du Père? Comment rendre compte alors de certains traits "maternels" qui la caractérisent? Peut-on repérer, en Satan, une métaphore de la jouissance? Qui se dissimule donc sous le masque du diable?"

Jacob Rogozinski est professeur au département de philosophie de l’Université de Strasbourg en France. Ses domaines de recherche sont la phénoménologie du corps et du sujet, philosophie et littérature, philosophie et psychanalyse et la philosophie politique.

Événement Facebook:
https://www.facebook.com/events/524595561038429/

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