Matinée des cartels : Samedi 3 octobre 2015

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 3 octobre 2015, de 10h à 12h30
 

Lacan

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

Infos pratiques

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 3 octobre 2015 de 10h à 12h30.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.
  • Programme ci-dessous.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2015-2016

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être quelconque de Montréal ou de Québec, mais peut aussi être quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet. Cette dernière option offre différentes modalités de travail.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS (« Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitement »). Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS. Chaque cartel présente à deux reprises une vignette clinique. Le travail se réalise dans un échange, puisque chaque cartel reçoit la vignette d’un autre cartel et en fait le commentaire. Les cartels de chaque groupe discutent et échangent leurs points de vue autour de leurs vignettes. Il est déjà possible de s'inscrire à ces cartels. Voir sur le site de la NLS : http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2015-2016/2173

Cartel autour du Séminaire III Les Psychoses, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme clinique 2015-2016.
Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
La constitution de ces cartels sera réalisée par un tirage-au sort.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans le premier, les participants de chaque cartel traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres. La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.
  • Dans le deuxième, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

  • mercredi 2 décembre 2015 à 19h ;
  • mercredi 10 février 2016 à 19h ;
  • mercredi 8 juin 2016 à 19h.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.


Programme

 

10h00 – Ouverture

par Ruzanna Hakobyan, membre de la NLS et de l'AMP, Vice-présidente de NLS-Qc

 

10h20 – 11h15 –1ère séquence

Discutante : Ruzanna Hakobyan

 Anne Marché Paillé, membre de NLS-Qc

 Luis Villa

 

11h30 – 12h - 2ème séquence
Discutant : Pierre Lafrenière

Guylaine Massoutre

 

12h – 12h30

Formation de nouveaux cartels
 

http://nls-quebec.org/

Des homosexuels en analyse. "Homoanalysants", présenté par Hervé Castanet

Mardi 10 mars 2015 à 19h
"Des homosexuels en analyse" Présentation de Homoanalysants

par

Hervé Castanet

Mardi 10 mars à 19h, NLS-Québec reçoit Hervé Castanet, psychanalyste à Marseille et Professeur des universités  pour nous parler de son ouvrage Homoanalysants, paru chez Navarin dans la collection Le Champ Freudien.

 

 

 

Le mariage pour tous exacerbe les passions ; il contreviendrait à une Loi naturelle. La psychanalyse ose répondre, avec Jacques Lacan, que La Nature n’existe pas.

Ce livre interroge l’homosexualité masculine à partir de récits de cas. Ces hommes ne s’adressent pas à un psychanalyste pour renoncer à leur homosexualité. Le désir pourtant leur fait question. Affranchis de la norme-mâle, mais pas marginaux pour autant, ces homoanalysants cherchent à inventer leur vie à partir de ce qu’ils ont de plus intime, de plus singulier – le langage et le corps y sont impliqués. Nous découvrons aussi un autre Jean Genet et comment un traumatisme fait chuter l’érotisme des mots, transformant sa vie et son œuvre.

Voilà qui bouscule nos conceptions du sexuel, homo et hétéro : finie l’identification exclusive à papa / maman ; place à la rencontre, à l’invention, à la contingence. Pas sans conséquences politiques.
 

Hervé Castanet est Professeur des universités ; membre de l’École de la Cause freudienne (ECF) et de l’Association mondiale de psychanalyse (AMP), il est psychanalyste à Marseille et a publié une vingtaine de livres sur la perversion, la clinique des psychoses, ainsi que sur les nouages entre art, littérature et psychanalyse. Hervé Castanet est déjà venu à Montréal en 2003, invité par le Pont Freudien.

Lieu

UQAM, Local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Métro : Berri-UQAM.

Horaires

19h

Tarif

entrée gratuite

Renseignements

http://nls-quebec.org
514-260-99 59    rhakobyan@gmail.com

Comment devient-on psychanalyste ?

affiche

Conférence au CARPH:
"Comment devient-on psychanalyste ?"

par Anne Béraud, psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (N.L.S.) dont elle est secrétaire, et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (A.M.P.). Cofondatrice du Pont Freudien (en 1997) et cofondatrice de NLS-Québec (en 2013) dont elle est Présidente, enseignante au Programme d'Études cliniques, de Montréal.

Argument :"La condition pour devenir analyste est de faire une psychanalyse. Il faut pour cela rencontrer un psychanalyste. Pas de psychanalyse sans analyste, celui-ci est nécessaire pour faire exister l’inconscient.
Le moment de l’installation précède souvent le moment logique de la fin de l’expérience analytique. C’est un fait, l’analyste ne s’autorise que de lui-même, mais aussi de quelques autres.
On devient analyste parce qu’on le désire. Ce désir peut dater d’avant l’analyse, mais ça ne suffit pas. Ce désir se décide au cours de l’analyse. On devient analyste pour autant qu’on est habité par le désir que la psychanalyse ne disparaisse pas avec nous-mêmes - lorsqu’on décide que l’expérience subjective de l’analyse vaut la peine d’être transmise à d’autres.
Nous parlerons aussi, très concrètement, de comment on devient psychanalyste aujourd'hui au Québec."

Mercredi 25 février à 12h30.
Lieu : UQAM, Pavillon SU-1550, 100 rue Sherbrooke Ouest (coin de St-Urbain), Montréal.
Entrée libre.

1èmes Journées d'Étude : La voie du désir

Samedi 1er et dimanche 2 mars 2014 :

LA VOIE DU DÉSIR

En septembre 2013, NLS-Québec a été fondé, groupe associé à la Nouvelle École Lacanienne (New Lacanian School (NLS)) qui fait partie de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Pour produire un effet d'inscription de la transmission de la psychanalyse au Québec, un nouage orienté vers et par l'École était devenu nécessaire. Groupe psychanalytique fondé sur les exigences d’École, NLS-Québec est voué à la formation de psychanalystes d'orientation lacanienne.

Pour les journées de lancement de NLS-Québec, ouvertes à tous, nous avons concocté un programme intense.

« La voie du désir » en est le thème. Lacan, suivant Freud, montre que le désir n'est pas une fonction biologique, qu'il n'est pas coordonné à un objet naturel. Il glisse, il échappe, il est toujours ailleurs, il est insaisissable. Son objet est fantasmatique, et le fantasme de chacun reste irréductible aux idéaux communs. Le rapport inconscient du sujet à l'objet se situe dans l'expérience désirante du fantasme.

Lacan, connu pour sa formalisation du Nom-du-Père, en arrive, dans le Séminaire VI Le désir et son interprétation, à le mettre radicalement en question. La voie du désir est opposée à celle du père, et c'est cette voie que choisit Lacan à partir du Séminaire VI, ce qui le conduit à prendre en compte la jouissance et à poser le père comme un symptôme, ce qui signifie que l'Œdipe n'est pas la solution unique du désir. À l'époque où le déclin de la fonction paternelle est avéré, nous explorerons cette voie du désir.

L'accent mis sur la clinique oriente le travail sur la pratique de la psychanalyse :

Programme :

Samedi 1er mars 9h30-13h :
- 9h45-10h : Anne Béraud : Ouverture.
- 10h- 10h30 : Yves Vanderveken : "La voie du désir", exposé d'introduction et vers le congrès de la NLS : "Ce qui ne peut se dire. Désir, fantasme, réel".
10h30-10h45 : pause.
- 10h45- 13h : Ruzanna Hakobyan et Anne Béraud : deux exposés cliniques. Président : Bruno de Halleux. Discussion.

Samedi 1er mars 14h30-17h30 :
- 14h30- 16h15 : Geneviève Houde et Tahar Amghar : deux exposés cliniques de travail en institution. Président : Yves Vanderveken. Discussion.
16h15-16h30 : pause.
- 16h30- 17h30 : Fernando Rosa : 3ème exposé clinique de travail en institution. Président : Yves Vanderveken. Discussion.

Dimanche 2 mars 9h30-13h30 :
- 9h40- 11h30 : Bruno de Halleux : séquence d'AE (Analyste de l'École). "Qu’est-ce qu'une analyse dans l’École de Lacan ?" suivie d'une conversation.
11h30-11h50 : pause.
- 11h50-13h30 : Cartel fulgurant sur le chapitre 22 "Coupure et fantasme" du Séminaire VI Le désir et son interprétation, de Jacques Lacan.
Tahar Amghar, Anne Béraud, Anne Marché Paillé, avec le Plus-Un du cartel, Yves Vanderveken, feront chacun un petit exposé-commentaire.

Dimanche 2 mars à 15h15 : Assemblée Générale du groupe NLS-Québec, réservée aux membres de NLS-Québec. Exposé de Yves Vanderveken sur ce qu'implique la constitution du groupe NLS-Québec, associé à une école de psychanalyse, la New Lacanian School, donc présence concrète de l'École au Québec.

Soirée festive samedi 1er mars à 19h30 : Sala Rosa : 25$ pour repas de tapas, service et taxes inclus. Alcool à la charge de chacun en plus. Salle pour nous.
Et pour 11$ de plus, à partir de 21h, dans la salle au-dessus : orchestre pour danser avec le Gypsy Kumbia Orchestra http://www.gypsykumbia.com/ « Gypsy Kumbia Orchestra propose une irrésistible fusion de percussions colombiennes avec la musique des fanfares gitanes d'Europe de l’est. »

Inscription à l'avance à la soirée.
Lieu : La Sala Rosa, 4848 St-Laurent (entre Villeneuve et St-Joseph), Montréal.
25 $ : repas de tapas, service et taxes inclus. Alcool à la charge de chacun.
Envoyez un courriel à Ruzanna Hakobyan avant le 26 février 2014 en signalant si vous venez seul ou accompagné : rhakobyan@gmail.com

Mercredi 26 février à 19h : Soirée préparatoire à la séquence d'AE, où seront étudiés les témoignages de Bruno de Halleux. Nous vous invitons à vous inscrire à cette soirée, et dès votre inscription, les textes des témoignages de Bruno de Halleux vous seront envoyés afin de les lire avant la soirée.
Lieu : UQAM, local DS-2587. Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.  Entrée gratuite.

1ères journées d'étude : samedi 1er et dimanche 2 mars 2014.
Lieu
 : UQAM, local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.
Tarifs pour les 1ères journées d'étude :
Jusqu'au 5 février 2014 : Réguliers : 90$ - Étudiants (moins de 30 ans) : 40$.
À partir du 6 février 2014 : Réguliers : 110$ - Étudiants (moins de 30 ans) : 50$.
Chèque à l'ordre de NLS-Québec : 703 avenue McEachran, Montréal, Qc, H2V 3C8.

Renseignements : 514 814 39 58    anne.beraud@pontfreudien.org    http://nls-quebec.org/

Yves Vanderveken, psychanalyste à Bruxelles, membre de la New Lacanian School (NLS), de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Vice-Président de la New Lacanian School (NLS), il en sera le Président à partir de mai 2014, Président de l'Association de la Cause freudienne-Belgique.
Bruno de Halleux, psychanalyste à Bruxelles, membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Bruno de Halleux est AE, Analyste de l'École, depuis 2012. Titre acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse.
Anne Béraud, psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Présidente de NLS-Québec. Co-fondatrice du Pont Freudien.
Ruzanna Hakobyan, psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Vice-Présidente de NLS-Québec.
Geneviève Houde, intervenante clinicienne dans une ressource d'hébergement en santé mentale orientée par la psychanalyse à Montréal. Trésorière de NLS-Québec.
Tahar Amghar, intervenant dans un centre de crise à Québec. Secrétaire de NLS-Québec.
Fernando Rosa, intervenant clinicien dans une ressource d'hébergement en santé mentale orientée par la psychanalyse à Montréal. Membre de NLS-Québec.
Anne Marché Paillé, stagiaire postdoctorale au Département de Psychanalyse de la faculté de psychologie de l’Université de Gand. Membre de NLS-Québec.

Soirée cinéma PINA à la cinémathèque : 5 novembre à 20h30

NLS-Québec, en collaboration avec la Cinémathèque québécoise

Le film PINA, de Wim WENDERS
Mercredi 5 novembre 2014 à 20h20

                       PSYCHANALYSE DANS LA CITÉ

Pina    Profitant du passage de la compagnie de danse Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, du 12 au 15 novembre 2014 au Théâtre Maisonneuve à Montréal, NLS-Québec et la cinémathèque québécoise proposent la projection du film de Wim Wenders, Pina, qui constitue un hommage à la grande chorégraphe Pina Bausch.

Le film sera suivi de deux commentaires de dix minutes chacun et d'une période de questions-débat.

Les commentaires seront assurés par :

Guylaine Massoutre

Professeure au Cégep du Vieux-Montréal, auteure et critique de littérature et de danse, au Journal Le Devoir, à la revue de théâtre Jeu et à la revue culturelle Spirale, où elle a codirigé un dossier sur la danse. Essayiste, auteure de nombreux articles et ouvrages, dont L’atelier du danseur (Fides, 2004), prix de l’essai Spirale-Eva-Le Grand.

Anne Béraud

Psychanalyste à Montréal, présidente de NLS-Québec, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Elle est l’auteure de plus d’une trentaine d’articles de psychanalyse et d’un article sur le film Pina, « Pina Bausch et la touche de Réel », publié dans Spirale (no 242, automne 2012).

 

« Quand Wim Wenders évoque l'âme féminine du Tanztheater Wuppertal, il s'émeut. Cette vieille amitié qui l'a lié à Pina Bausch pouvait-elle vraiment s'éteindre avec sa mort? Il parle de son regard qui transperçait l'autre, décelant ses petits mensonges avec un amour souverain. Ce fameux regard terrifiait ses danseurs (le film en témoigne). «Elle parlait peu, le corps était son seul langage. Elle ne complimentait personne, mais cet état d'insécurité dans lequel elle les plongeait les fécondait.» » (Odile Tremblay, 2011)

Info pratiques

http://www.cinematheque.qc.ca/fr/programmation/projections/pina

  • Lieu : Cinémathèque québécoise
    335, boul. De Maisonneuve Est
    Montréal, Québec, H2X 1K1
    Métro Berri-UQAM (sortie De Maisonneuve)
    T. 514-842-9763
    info@cinematheque.qc.ca

  • Mercredi 5 novembre 2014 à 20h30

  • Prix d'entrée : 10$ - Étudiants et aînés : 9$

Matinée des cartels : Samedi 20 septembre 2014

NLS-Québec

Le Pont Freudien et NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS
Samedi 20 septembre 2014

 


J LacanLe cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique ?


Info pratiques

Pour recevoir les textes à l'avance, afin de pouvoir en faire une première lecture pour mieux les entendre et les discuter le 20 septembre, inscrivez-vous à cette matinée auprès de Ruzanna Hakobyan : rhakobyan@gmail.com

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

  • Lieu : UQAM
    Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.

  • samedi 20 septembre 2014 de 10h à 13h.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien:
http://www.pontfreudien.org/
http://nls-quebec.org/


Programme

10h00  – Ouverture, par Ruzanna Hakobyan

1ère séquence
Discutant : Pierre Lafrenière

10h15 – Ana Rengel - « En quoi la femme n’existe pas ? »

10h40 – Michel Johnson - « Mon partage de fin de cartel – L’Être et l’Un »

2ème séquence
Discutante : Ruzanna Hakobyan

11h15 – Luis Villa - « Le réel et le savoir »

11h40 – Sylvie Michaud - « Le fantasme »

12h05 Pause

3ème séquence
Discutante : Anne Béraud

12h15 – Guylaine Massoutre - « Un audacieux dialogue»

12h40 – Conclusion et présentation du Programme clinique avec nouvelle formule de cartel, par Anne Béraud

12h50 – Constitution de nouveaux cartels

13h00 – Fin


Un cartel, ses principes et son fonctionnement


Août 2014,
par Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications. Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2014-2015

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être quelconque de Montréal ou de Québec, mais peut aussi être quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet. Cette dernière option offre différentes modalités de travail.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS (« Moments de crise »). Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS. Chaque cartel présente à deux reprises une vignette clinique. Le travail se réalise dans un échange, puisque chaque cartel reçoit la vignette d’un autre cartel et en fait le commentaire. Les cartels de chaque groupe discutent et échangent leurs points de vue autour de leurs vignettes. Il est déjà possible de s'inscrire à ces cartels. La date limite pour s'y inscrire est le 15 octobre 2014. Le lancement a été diffusé sur NLS-messager :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1507

Cartel autour du Séminaire III Les Psychoses, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme clinique qui démarrera cette année.
Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
La constitution de ces cartels sera réalisée par un tirage-au sort.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans le premier, les participants de chaque cartel traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres. La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.
  • Dans le deuxième, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

  • mercredi 3 décembre 2014 à 19h ;
  • mercredi 25 février 2015 à 19h ;
  • mercredi 27 mai 2015 à 19h.

La production de chacun dans le cartel

La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.


[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.

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