NLS-Quebec : lettre d'information publique

Lettre d'information publique de NLS-Quebec.

16 octobre à 18h : "À ciel ouvert", documentaire de Mariana Otero, au cinéma du Parc

 

L’APPQ* et NLS-Québec présentent conjointement :

« CINÉMAS »
le cinéclub « psy » de l’APPQ

au
CINÉMA DU PARC,
3575 av. du Parc (angle Prince-Arthur)

--Stationnement souterrain pour les clients du Cinéma---

À ciel ouvert

Vendredi 16 octobre 2015
18:00

À ciel ouvert

France (2013), réalisé par Mariana Otero, produit par Jean-Pierre et Luc Dardenne. 1h50.
 

Alysson observe son corps avec méfiance. Evanne s’étourdit jusqu’à la chute. Amina ne parvient pas à faire sortir les mots de sa bouche…

Ce documentaire aussi bouleversant qu’instructif porte sur un lieu hors du commun, Le courtil, à la frontière franco-belge, qui prend en charge des enfants psychiquement et socialement en difficulté. Jour après jour, des adultes essaient de comprendre l’énigme que représente chacun de ces enfants et inventent, au cas par cas,  sans jamais rien leur imposer, des solutions qui les aideront à vivre apaisés. Au fil de leurs histoires, «  A ciel ouvert » nous ouvre à leur vision singulière du monde.

Le commentaire de ce film sera fait par Dominique HOLVOET, directeur du centre Le Courtil, psychanalyste à Tournai (Belgique), membre de la New Lacanian School (NLS), de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP).

*Association des psychothérapeutes psychanalytiques du Québec,  www.appq.com

Matinée des cartels : Samedi 3 octobre 2015

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 3 octobre 2015 de 10h à 13h
 

Lacan

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

Infos pratiques

Pour recevoir les textes à l'avance, afin de pouvoir en faire une première lecture pour mieux les entendre et les discuter le 3 octobre, inscrivez-vous à cette matinée auprès de Ruzanna Hakobyan : rhakobyan@gmail.com

 

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 3 octobre 2015 de 10h à 13h.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/
 

Le programme des interventions de la matinée sera envoyé ultérieurement.

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2015-2016

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être quelconque de Montréal ou de Québec, mais peut aussi être quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet. Cette dernière option offre différentes modalités de travail.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS (« Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitement »). Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS. Chaque cartel présente à deux reprises une vignette clinique. Le travail se réalise dans un échange, puisque chaque cartel reçoit la vignette d’un autre cartel et en fait le commentaire. Les cartels de chaque groupe discutent et échangent leurs points de vue autour de leurs vignettes. Il est déjà possible de s'inscrire à ces cartels. Le lancement va être diffusé sur NLS-messager.

Cartel autour du Séminaire III Les Psychoses, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme clinique 2015-2016.
Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
La constitution de ces cartels sera réalisée par un tirage-au sort.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans le premier, les participants de chaque cartel traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres. La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.
  • Dans le deuxième, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

  • mercredi 2 décembre 2015 à 19h ;
  • mercredi 10 février 2016 à 19h ;
  • mercredi 8 juin 2016 à 19h.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.

http://nls-quebec.org/

Matinée des cartels : Samedi 3 octobre 2015

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 3 octobre 2015, de 10h à 12h30
 

Lacan

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

Infos pratiques

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 3 octobre 2015 de 10h à 12h30.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.
  • Programme ci-dessous.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2015-2016

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être quelconque de Montréal ou de Québec, mais peut aussi être quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet. Cette dernière option offre différentes modalités de travail.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS (« Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitement »). Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS. Chaque cartel présente à deux reprises une vignette clinique. Le travail se réalise dans un échange, puisque chaque cartel reçoit la vignette d’un autre cartel et en fait le commentaire. Les cartels de chaque groupe discutent et échangent leurs points de vue autour de leurs vignettes. Il est déjà possible de s'inscrire à ces cartels. Voir sur le site de la NLS : http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2015-2016/2173

Cartel autour du Séminaire III Les Psychoses, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme clinique 2015-2016.
Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
La constitution de ces cartels sera réalisée par un tirage-au sort.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans le premier, les participants de chaque cartel traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres. La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.
  • Dans le deuxième, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

  • mercredi 2 décembre 2015 à 19h ;
  • mercredi 10 février 2016 à 19h ;
  • mercredi 8 juin 2016 à 19h.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.


Programme

 

10h00 – Ouverture

par Ruzanna Hakobyan, membre de la NLS et de l'AMP, Vice-présidente de NLS-Qc

 

10h20 – 11h15 –1ère séquence

Discutante : Ruzanna Hakobyan

 Anne Marché Paillé, membre de NLS-Qc

 Luis Villa

 

11h30 – 12h - 2ème séquence
Discutant : Pierre Lafrenière

Guylaine Massoutre

 

12h – 12h30

Formation de nouveaux cartels
 

http://nls-quebec.org/

2èmes journées d'étude de NLS-QUÉBEC : MOMENTS DE CRISE

2èmes journées d’étude de NLS-QUÉBEC

Samedi 11 et dimanche 12 avril 2015
"Moments de crise"

avec Yves Vanderveken
et Hélène Bonnaud

 

 

Pour ses 2èmes Journées d’Études, le groupe NLS-Québec vous convie à une fin de semaine sur « Moments de crise », qui est le thème du prochain congrès de la NLS à Genève les 9 et 10 mai 2015.

Samedi 11 avril, nous vous proposons un exposé de Yves Vanderveken qui introduira le thème «Moments de crise». Puis, la présentation de 5 cas, trois cas rencontrés en institution, un cas en analyse, et un cas puisé dans une fiction. Les cas cliniques seront présentés par Tahar Amghar, Anne Béraud, Ruzanna Hakobyan, Geneviève Houde qui présenteront des cas de leur clinique, et Anne Marché Paillé présentera une lecture du tout perdre au féminin, à partir du film des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne « Deux jours, une nuit ». Ces cas seront discutés par nos deux invités.

Le dimanche 12 avril sera consacré à une séquence d'A.E. (Analyste de l'École) avec Hélène Bonnaud (A.E. de 2011 à 2014) qui témoignera de son propre cas à partir de la question suivante : « Moments de crise et sujet supposé savoir ». Son exposé sera suivi d'une conversation.

Enfin, un exposé sur la question de la crise au Québec, par Fernando Rosa, clôturera les journées.

AFFICHE courriel grand Journées NLSQ-15-V2.pdf

Lieu

UQAM, local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Métro : Berri-UQAM

Renseignements : 514-814-3958

Horaires

Samedi 11 avril : 9h30-13h & 14h30- 17h30

Dimanche 12 avril : 9h30-13h

S'inscrire

- aux 2èmes journées d'étude :

samedi 11 et dimanche 12 avril 2015. Lieu : UQAM, local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.

- à la soirée préparatoire à la séquence d'A.E. :

mercredi 1er avril à 19h (gratuit). Lieu : UQAM, local DS-2587. Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.

Tarifs

Jusqu'au 15 mars 2015 : Régulier : 95$ - Étudiants (moins de 30 ans) : 40$.

À partir du 16 mars 2015 : Régulier : 120$ - Étudiants (moins de 30 ans) : 60$.

Chèque à l'ordre de NLS-Québec : 703 avenue McEachran, Montréal, Qc, H2V 3C8.

Renseignements

(1) 514 814 39 58   anne.beraud@pontfreudien.org    http://nls-quebec.org/
(1) 514 260 99 59   rhakobyan@gmail.com

Soirée préparatoire à la séquence d'AE le mercredi 1er avril 2015 à 19h

Lors de cette soirée préparatoire à la séquence d'AE, seront étudiés les témoignages d'Hélène Bonnaud. Inscrivez-vous en envoant un courriel à Anne Béraud : anne.beraud@pontfreudien.org
Dès votre inscription, les textes des témoignages d'Hélène Bonnaud vous seront envoyés afin de les lire avant la soirée.

Lieu : UQAM, local DS-2587. Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.  Entrée gratuite.

 

Programme

Samedi 11 avril

matinée

09h30

 

Accueil

09h45-09h55

Anne Béraud
(Présidente de NLS-Québec):

Ouverture

09h55-10h40

Yves Vanderveken
(Président de la NLS)

Exposé d'introduction : "Moments de crise"
Discussion

10h40-10h50

Pause

 

10h50-13h00

Tahar Amghar
Ruzanna Hakobyan

 

Présidente : Hélène Bonnaud

Deux exposés cliniques de centres de crise

 

Discussion

après-midi

14h30-16h15

Geneviève Houde :

Anne Marché Paillé :

 

 

Président : Yves Vanderveken

Exposé clinique de travail en institution

Lecture du tout perdre au féminin, à partir du film des frères Dardenne "Deux jours, une nuit"

 

Discussion

16h15-16h30

Pause

 

16h30-17h30

Anne Béraud

 

Présidente : Hélène Bonnaud

Exposé clinique d’un cas en analyse
 

Discussion

 

Dimanche 12 avril

matinée

09h40-11h30

Hélène Bonnaud
(A.E. de 2011 à 2014)

Séquence d'AE (Analyste de l'École) : Hélène Bonnaud témoignera de son propre cas à partir de la question suivante : « Moments de crise et sujet supposé savoir »

Conversation

11h30-11h50

Pause

 

11h50-13h00

Fernando Rosa
 

Exposé sur la question de la crise au Québec

après-midi

14h30-16h00

 

Assemblée Générale du groupe NLS-Québec

 


 

Présentation des participants

Yves Vanderveken, psychanalyste à Bruxelles, membre de la New Lacanian School (NLS), de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Président de la New Lacanian School (NLS), Président de l'ACF-Belgique et enseignant à la Section clinique de Bruxelles.

Hélène Bonnaud, psychanalyste à Paris, Analyste de l'École (AE) (2011-2014) de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et membre de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse.

Tahar Amghar, intervenant dans un centre de crise à Québec. Secrétaire de NLS-Québec.

Anne Béraud, psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Secrétaire de la NLS. Co-fondatrice du Pont Freudien et Présidente de NLS-Québec.

Ruzanna Hakobyan, psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Vice-Présidente de NLS-Québec.

Geneviève Houde, intervenante dans une ressource d'hébergement pour psychotiques à Montréal. Trésorière de NLS-Québec.

Anne Marché Paillé, stagiaire postdoctorale au Département de Psychanalyse de la faculté de psychologie de l’Université de Gand. Membre de NLS-Québec.

Fernando Rosa, intervenant dans une ressource d'hébergement pour psychotiques à Montréal. Membre de NLS-Québec.

PINA, de W. Wenders, à la cinémathèque québécoise : 5 novembre à 20h30

NLS-QuébecNLS-Québec, en collaboration avec la Cinémathèque québécoise

Le film PINA, de Wim WENDERS
Mercredi 5 novembre 2014 à 20h20

                     LA PSYCHANALYSE DANS LA CITÉ

Pina    Profitant du passage de la compagnie de danse Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, du 12 au 15 novembre 2014 au Théâtre Maisonneuve à Montréal, NLS-Québec et la cinémathèque québécoise proposent la projection du film de Wim Wenders, Pina, qui constitue un hommage à la grande chorégraphe Pina Bausch.

Le film sera suivi de deux commentaires de dix minutes chacun et d'une période de questions-débat.

Les commentaires seront assurés par :

Guylaine Massoutre

Professeure au Cégep du Vieux-Montréal, auteure et critique de littérature et de danse, au Journal Le Devoir, à la revue de théâtre Jeu et à la revue culturelle Spirale, où elle a codirigé un dossier sur la danse. Essayiste, auteure de nombreux articles et ouvrages, dont L’atelier du danseur (Fides, 2004), prix de l’essai Spirale-Eva-Le Grand.

Anne Béraud

Psychanalyste à Montréal, présidente de NLS-Québec, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Elle est l’auteure de plus d’une trentaine d’articles de psychanalyse et d’un article sur le film Pina, « Pina Bausch et la touche de Réel », publié dans Spirale (no 242, automne 2012).

 

« Quand Wim Wenders évoque l'âme féminine du Tanztheater Wuppertal, il s'émeut. Cette vieille amitié qui l'a lié à Pina Bausch pouvait-elle vraiment s'éteindre avec sa mort? Il parle de son regard qui transperçait l'autre, décelant ses petits mensonges avec un amour souverain. Ce fameux regard terrifiait ses danseurs (le film en témoigne). «Elle parlait peu, le corps était son seul langage. Elle ne complimentait personne, mais cet état d'insécurité dans lequel elle les plongeait les fécondait.» » (Odile Tremblay, 2011)

Info pratiques

http://www.cinematheque.qc.ca/fr/programmation/projections/pina

  • Lieu : Cinémathèque québécoise
    335, boul. De Maisonneuve Est
    Montréal, Québec, H2X 1K1
    Métro Berri-UQAM (sortie De Maisonneuve)
    T. 514-842-9763
    info@cinematheque.qc.ca

  • Mercredi 5 novembre 2014 à 20h30

  • Prix d'entrée : 10$ - Étudiants et aînés : 9$

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec
http://nls-quebec.org/

Programme d'études cliniques du Québec 2014-2015 : inscriptions jusqu'au 15 octobre 2014

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 15 octobre 2014, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation d’études sera remise aux participants, s’ils ont rempli les conditions exigées, de participation à la totalité du programme.

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.

Programme pour l’année 2014-2015

  1. Séminaire théorique : La clinique des psychoses
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire : La clinique des psychoses

 

Durée : 2 ans.

Description

Freud a découvert la psychanalyse à travers la névrose – les cas d’hystérie, tandis que pour Lacan, la porte d’entrée dans la psychanalyse fut la clinique des psychoses.

La psychose semble réduite, à l’heure actuelle, à un simple phénomène ou, plus précisément, à un état clinique. À aucun moment, elle n’est pensée dans la classification actuelle, comme un « mode de fonctionnement » du sujet ou, pour le dire autrement, une « structure clinique ». La distinction était pourtant de poids il y a quelque décennies, car le partage entre « psychose et névrose » était essentiel à la compréhension du cas clinique, en même temps qu’il traduisait la conception qu’avait le praticien de la cure. Lacan distingue à partir de son « retour à Freud » et de sa longue expérience clinique et psychiatrique, un non fonctionnement chez le psychotique de ce que Freud a appelé « le refoulement primaire ». Ce dernier est instauré à jamais chez le sujet névrosé, une fois que l’Œdipe et le complexe de castration qui lui est inhérent, ont marqué son histoire. Cette « coupure » entre un avant et un après dans l’histoire du sujet, typique chez le névrosé, ne semble pas s’inscrire pour le psychotique : preuve en est que cette castration symbolique qui n’a pas été inscrite chez le sujet, « fait retour dans le réel », que ce soit sous la forme des hallucinations ou des délires, ou sous la forme du passage à l’acte caractérisé par la mutilation corporelle. Lacan proposa un « traitement possible » chez le sujet psychotique, traitement qui, n’excluant pas les médicaments, arrive à cerner ce défaut symbolique fondamental qu’il appellera « forclusion du Nom-du-Père ».

Même si ce défaut suppose qu’il n’y ait pas de guérison de la psychose, il n’en reste pas moins que celle-ci peut être (parfois uniquement) traitée et stabilisée sous traitement analytique. La cure analytique chez le sujet psychotique sera profondément différente de celle du névrosé : sans ce repère clinique essentiel, nous risquons non seulement de méconnaître l’essence de la psychose, mais aussi de déclencher des ravages.
 

Le Séminaire III sur Les Psychoses, de Jacques Lacan, qui date de 1955-56, constitue une pierre d'angle à propos de la question de la psychose. Dans ce Séminaire, Lacan parle de rejet du signifiant primordial pour introduire la notion de forclusion et pour conceptualiser l’idée de la forclusion du Nom-du-Père.

Lacan y différencie clairement la structure psychotique de la structure névrotique. Le sujet psychotique est défini à partir de la forclusion du signifiant du Nom-du-Père. La carence du signifiant primordial dans le registre symbolique va être la condition nécessaire pour parler de structure de la psychose.
 

S'appuyant sur la logique du Séminaire III Les psychoses, nous étudierons la clinique différentielle entre psychose et névrose.

Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée, où il est attendu que le participant y mette du sien dans un travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire III dans chacun des cartels.

La constitution des cartels se fera par tirage-au sort.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

Dates :

  • mercredi 3 décembre 2014 à 19h ;
  • mercredi 25 février 2015 à 19h ;
  • mercredi 27 mai 2015 à 19h.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années ’60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créées sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion suit la rencontre clinique avec le patient. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Cette année, le Programme d'études cliniques commence ses rencontres cliniques avec des patients, avec des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 3 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 29 octobre 2014 à 19h ;
  • mercredi 28 janvier 2015 à 19h ;
  • mercredi 29 avril 2015 à 19h.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire VI de Jacques LACAN: Le désir et son interprétation.

Pour plus d’informations, consultez le site web :
http://pontfreudien.org/seminaires
 

  • Samedi 4 octobre : Séminaire de lecture : Rencontre du Pont Freudien avec Domenico Cosenza : Introduction au Séminaire VI.

Les mercredis de 19h à 21h :

« Sept leçons sur Hamlet »

  • 15 octobre 2014 : chapitre 13 - Anne Béraud (discutant : Zarko Lanzon).
  • 26 novembre 2014 : chapitre 14 - Tahar Amghar (discutante : Ruzanna Hakobyan).
  • 10 décembre 2014 : chapitre 15 - Pierre Lafrenière (discutant : Fernando Rosa).
  • 14 janvier 2015 : chapitre 16 - Anne Marché Paillé (discutant : Pierre Lafrenière).
  • Samedi 31 janvier : Séminaire de lecture : Rencontre du Pont Freudien avec Rodolphe Adam : chapitres 17 et 18.
  • 11 février 2015 : chapitre 19 - Zarko Lanzon (discutante : Geneviève Houde).

« La dialectique du désir »

  • 25 mars 2015 : chapitres 20 et 21 - Pierre Lafrenière (discutant : Zarko Lanzon).
  • 22 avril 2015 : chapitres 22 et 23 - Fernando Rosa (discutante : Anne Béraud).
  • 20 mai 2015 : chapitre 24 – Tahar Amghar (discutante : Mylène Abdel Ghaly).
  • 3 juin 2015 : chapitres 25 et 26 - Ruzanna Hakobyan (discutante : Anne Marché Paillé).

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

39ème rencontre : 3, 4, 5 octobre 2014 avec Domenico Cosenza.
  • Conférence : vendredi 3 octobre à 19h30 : Pathologies de l’excès.
  • Séminaire de lecture : samedi 4 octobre à 9h30 : Introduction au Séminaire VI Le désir et son interprétation, de Jacques Lacan. «Du désir au fantasme et retour ».
  • Séminaire clinique : samedi 4 octobre à 14h30.
  • Séminaire théorique : dimanche 5 octobre à 10h : « L’excès comme solution dans la clinique ».

40ème rencontre : 30, 31 janvier, 1er février 2015 avec Rodolphe Adam.

  • Conférence : vendredi 30 janvier 2015 à 19h30.
  • Séminaire de lecture : samedi 31 janvier à 9h30 : chapitres 17 et 18 du Séminaire VI Le désir et son interprétation, de Jacques Lacan.
  • Séminaire clinique : samedi 31 janvier à 14h30.
  • Séminaire théorique : dimanche 1er février à 10h.

Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web :
http://pontfreudien.org/content/domenico-cosenza-pathologies-de-l%CA%BCexc%C3%A8s

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 11 et dimanche 12 avril 2015.

Journées d'étude théorico-clinique : « Moments de crise ».
Samedi 11 avril 2015 : 9h30-17h30.
Dimanche 12 avril 2015 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse, des cas rencontrés en institution, seront discutés.
Des exposés théoriques sur « Moments de crise ».
Invités : Yves Vanderveken + un autre invité.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : Septembre 2015 de 10h à 13h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) dont elle est secrétaire, et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Pierre Lafrenière. Intervenant psycho-social (ARH). DEA de psychanalyse à l'Université Paris VIII. Co-fondateur du Pont Freudien. Enseignant dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Domenico Cosenza. Psychanalyste à Milan (AME). Président de la Scuola Lacaniana di Psicoanalisi (SLP) en Italie, membre de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Psychologue. Doctorat en psychanalyse à l'Université Paris VIII. Enseignant à la section clinique de Milan. Il est l'auteur de quatre livres (Le refus dans l'anorexie aux Presses Universitaires de Rennes, Juin 2014) et de nombreux articles.
  • Rodolphe Adam. Psychanalyste à Bordeaux, membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Psychologue, DESS de psychologie enfance et adolescence (Bordeaux II), doctorat de psychopathologie fondamentale (Paris VII). Il est l'auteur de plusieurs articles. En collaboration avec Philippe La Sagna, dans le cadre de la section clinique de Bordeaux, il a fait un commentaire des textes de Lacan, « L'étourdit », et « Subversion du sujet et dialectique du désir ».
  • Yves Vanderveken. Psychanalyste à Bruxelles. Président de la New Lacanian School (NLS), membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Président de l'ACF-Belgique. Psychologue (Université libre de Bruxelles), directeur thérapeutique au Courtil, enseignant à la Section clinique de Bruxelles.

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

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