NLS-Quebec : lettre d'information publique

Lettre d'information publique de NLS-Quebec.

Programme d'études cliniques du Québec 2018-2019 : inscription jusqu'au 10 septembre 2018

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 10 septembre 2018, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.
Chèque à faire à l'ordre de NLS-Québec et à envoyer à :
Benjamin Mortagne
522 1e avenue,
Montréal, QC, H4G 2V5

Programme pour l’année 2018-2019

  1. Séminaire théorico-clinique
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire théorico-clinique

 

Durée : 2 ans.

Description

Étude du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.

En 1957-58, Lacan tient son séminaire sous le titre : Les formations de l'inconscient (1).
Lacan aborde les formations de l’inconscient par un commentaire de l’ouvrage de Freud sur le mot d’esprit (2), auquel les sept premières leçons sont consacrées. L’analyse du Witz - mot d'esprit - donne les coordonnées du sujet de l’inconscient, étranger à sa propre perception de lui-même. La structure du mot d’esprit met d’emblée l’accent sur l’Autre, car le mot d’esprit nécessite la sanction et l’authentification de l’Autre. Le trait d’esprit équivaut à une création dans laquelle le désir trouve à se faufiler. C'est une réalisation de désir, en tant que formation de l'inconscient, que l’Autre entérine. L’Autre authentifie une signification nouvelle, non contenue dans le code ; ce qui donne un Autre de la garantie « capable de donner le fondement de la loi ». La satisfaction propre du witz réside dans le fait de faire passer quelque chose du désir « hors code », et d'en recevoir tout de même la reconnaissance de l’Autre.
 

La deuxième partie traite de la logique de la castration, à partir du Complexe d’Œdipe et de la métaphore paternelle. Le Séminaire V se prête à une étude minutieuse, étage par étage, du graphe du désir, véritable construction du sujet, en lien avec l'Autre. Le graphe, enrichi au fur et à mesure de notations cliniques, condense les développements freudiens sur l’Œdipe. Lacan procède alors à une lecture détaillée des textes freudiens.
L’objet, le signifiant, la demande, le désir, la pulsion, trouvent à s’insérer dans le graphe, qui figure progressivement un grand Autre à multiples étages, que le sujet a à parcourir, jusqu’au Nom-du-Père, signifiant ultime assurant la stabilité de la construction œdipienne.
Le sujet se trouve affecté par le désir, mais ne peut parvenir à l’articuler, à véritablement le signifier du fait de la subversion de ce désir par le signifiant.
 

La troisième partie intitulée « La signifiance du phallus » aborde le fait qu'à travers une succession d’opérations, le phallus prend en charge l’ensemble de la signification, en tant que « symbole général de cette marque, de ce manque fondamental nécessaire à introduire le désir dans le signifiant », à condition que soit en place le signifiant particulier qu’est le Nom-du-Père et qui assure l’ancrage du signifiant dans la loi.
Le séminaire sur Les formations de l’inconscient est un véritable traité sur cette notion si problématique et difficile à saisir qu’est le phallus.
 

La quatrième partie revient sur le désir, à partir de la dialectique du désir et de la demande dans la clinique et les cures des névrosés. Lacan, à partir du désir, interroge la clinique de l’hystérique et de l’obsessionnel.
Subverti par le signifiant et restant de ce fait toujours inexprimé, le désir demeure au-delà du signifiant, à quoi les symptômes hystérique et obsessionnel ouvrent des voies d’accès différentes. L’Autre est à la fois le lieu où se découvre le désir et en même temps une structure qui empêche sa réalisation. Face à cette impasse constitutive du sujet, l’hystérique accentue l’insatisfaction du désir, et cherche dans le désir de l’Autre l’indice du sien propre, tandis que la stratégie de l’obsessionnel est de faire du désir un désir interdit, impossible, qui nie l’Autre comme tel.

Le chapitre XXIV, « Transfert et suggestion », donne des indications précieuses concernant l’opération analytique, séparant la suggestion du transfert, et permettant ainsi au sujet de trouver accès à son désir.
 

Nous étudierons cette année 2018-2019, les deux premières parties du Séminaire V « Les structures freudiennes de l'esprit » et « La logique de la castration », soit les 13 premiers chapitres.
L'année suivante sera consacrée aux deux dernières parties.
 

(1) Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient, Paris, Seuil, 1998.
(2) Freud S., Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Paris, Gallimard.

 

Pour travailler ce Séminaire V, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire V dans chacun des cartels.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

Fréquence : 4 fois dans l'année.

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 4 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 24 octobre 2018 à 18h30.
  • mercredi 9 janvier 2019 à 18h30.
  • mercredi 27 mars 2019 à 18h30.
  • mercredi 17 avril 2019 à 18h30.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire V de Jacques LACAN : Les formations de l’inconscient.
Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :

 

  • 19 septembre 2018 : chapitre 1 - Pierre Lafrenière.
  • 10 octobre 2018 : chapitre 2 - Anne Béraud.
  • 7 novembre 2018 : chapitre 3 et 4 - Amal Wahbi.
  • 5 décembre 2018 : chapitre 5 - Mercedes Rouault.
  • 23 janvier 2019 : chapitre 6 - Pierre Lafrenière.
  • 6 février 2019 : chapitre 7 - Mercedes Rouault.
  • 13 mars 2019 : chapitre 8 - Amal Wahbi.
  • 10 avril 2019 : chapitre 9 - Fernando Rosa.
  • Dimanche 28 avril 2019 : les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dans le cadre de la 47e rencontre du Pont Freudien.
  • 1er mai 2019 : chapitre 12 - Fernando Rosa.
  • 22 mai 2019 : chapitre 13 - Ruzanna Hakobyan.

Les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dimanche 28 avril 2019.

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

Fréquence : deux soirs et deux fins de semaine

46ème rencontre : 28, 29, 30 septembre 2018 avec Marie-Hélène BROUSSE : « Virilités ».
  • Conférence : vendredi 28 septembre 2018 à 19h30 : « Domination : l'être homme, l'être femme ».
    Le patriarcat est en difficulté, voire obsolète. Le phallocentrisme en question. Les femmes prennent la parole publique. Quid de la virilité aujourd’hui ?
    Conférence suivie d'une discussion avec Véronique CNOCKAERT, professeure au Département d’Études littéraires de l’UQAM et directrice du centre sur le texte et l’imaginaire Figura.
  • Séminaire théorique : samedi 29 septembre de 9h30 à 13h : « Virilités ».
    "Sois un homme !"
    Mais qu’est-ce qu’un homme ? Un homme, un vrai, un viril...
    Avec le déclin du Père et la pluralisation des modes de jouir, le discours sur le genre devient paradoxalement dominant et confus.
    De la virilité comme injonction à la virilité comme idéal, en passant par la virilité comme fantasme féminin, essayons de nous orienter par l’expérience analytique.
  • Séminaire clinique : samedi 29 septembre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques par Amal WAHBI (psychanalyste à Montréal) et José Otoniel VASQUEZ MONNAR (psychologue, intervenant dans un centre d’intervention de crise à Montréal), cas qui seront ensuite commentés par Marie-Hélène BROUSSE.
  • Séminaire de lecture : dimanche 30 septembre de 10h à 13h :

    Jacques Lacan, « La signification du phallus » (1958), in Écrits, Ed. du Seuil, p-685-695.
    par Marie-Hélène BROUSSE.

    Sigmund Freud, « Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes » (1925).
    par Ruzanna HAKOBYAN (Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), Présidente de NLS-Québec).

47ème rencontre : 26, 27, 28 avril 2019 avec Dalila ARPIN : La question du genre.

  • Conférence : vendredi 26 avril 2018 à 19h30 : « Le sujet du XXIème siècle est-il quelqu'un qui s'ennuie ? »
  • Séminaire théorique : samedi 27 avril de 9h30 à 13h : « Sur la question du genre ».
  • Séminaire clinique : samedi 27 avril de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par Dalila Arpin.
  • Séminaire de lecture : dimanche 28 avril de 10h à 13h : Chapitres 10 et 11 du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
    Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.
    Dalila Arpin commentera les chapitres 10 et 11.
  • Dalila Arpin témoignera également de sa passe en tant qu'A.E. (Analyste de l'École) en exercice.
    Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 23 et dimanche 24 février 2019.

Journées d'étude théorico-clinique : théme en lien avec celui du congrès 2019 de la NLS.
Samedi 23 février 2019 : 9h30-17h30.
Dimanche 24 février 2019 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution seront discutés.
Des exposés théoriques. Une matinée consacrée à la passe avec un témoignage d'AE.
Invités : Esthela SOLANO-SUAREZ et Daniel PASQUALIN, AE (Analyste de l'École).


Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

10h00 – Ouverture
10h20 – 11h30 – Discutant

11h30 – 12h - Formation de nouveaux cartels
Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2018-2021). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues et participation aux livres Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Secrétaire de la NLS. Présidente de NLS-Québec. Licence en psychologie (Université d’Erevan), Master de psychanalyse (Université Paris 8). Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Mercedes Rouault. Psychanalyste. Psychiatre. Membre de NLS-Québec. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Marie-Hélène Brousse. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Maître de conférences à l'Université Paris 8, enseignante à la Section clinique de Paris-Ile-de-France, Agrégée de Philosophie, doctorat de psychanalyse de l'Université Paris 8, DESS de psychologie clinique et pathologique de l'Université Rennes 2. Auteure de nombreux articles et participation à de nombreux livres. Directrice de la revue anglophone The Lacanian Review : http://www.thelacanianreviews.com/
  • Dalila Arpin. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Psychologue aux Unités hospitalières pour enfants et adolescents. DESS de psychologie clinique et psychopathologie (Université Rennes 2), doctorat de psychanalyse (Université Paris 8). Co-directrice de la revue électronique Latigo (latigolacaniano.com) de la Transatlantica de Investigation. Auteure d'articles et des livres : Figures d'incroyance, ANRT, Lille, 2007 et de Couples célèbres. Liaisons inconscientes, Ed. Navarin, 2016.
  • Esthela Solano-Suarez. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignante à la Section clinique de Paris-Saint-Denis, DESS de psychologie clinique et pathologique (Université de Strasbourg), DEA de psychanalyse (Université Paris 8). Auteure de nombreux articles et participation à plusieurs livres.
  • Daniel Pasqualin. Psychanalyste à Crisnée (Liège, Belgique). Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Directeur de La Coursive (Centre de jour pour enfants et adolescents), enseignant à l’Antenne clinique de Liège (Section clinique de Bruxelles). Diplôme de l’Institut provincial d’enseignement supérieur social (Liège). Auteur de nombreux articles.

     

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

Programme d'études cliniques du Québec 2015-2016 : inscriptions jusqu'au 30 septembre 2015

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 30 septembre 2015, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation d’études sera remise aux participants, s’ils ont rempli les conditions exigées, de participation à la totalité du programme.

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.

Programme pour l’année 2015-2016

  1. Séminaire théorique : La clinique des psychoses
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire : La clinique des psychoses

 

Durée : 2 ans. Nous entrons dans la 2ème année, mais il est possible d'intégrer ce programme pour la rentrée de l'année 2015-2016.

Description

Freud a découvert la psychanalyse à travers la névrose – les cas d’hystérie, tandis que pour Lacan, la porte d’entrée dans la psychanalyse fut la clinique des psychoses.

La psychose semble réduite, à l’heure actuelle, à un simple phénomène ou, plus précisément, à un état clinique. À aucun moment, elle n’est pensée dans la classification actuelle, comme un « mode de fonctionnement » du sujet ou, pour le dire autrement, une « structure clinique ». La distinction était pourtant de poids il y a quelque décennies, car le partage entre « psychose et névrose » était essentiel à la compréhension du cas clinique, en même temps qu’il traduisait la conception qu’avait le praticien de la cure. Lacan distingue à partir de son « retour à Freud » et de sa longue expérience clinique et psychiatrique, un non fonctionnement chez le psychotique de ce que Freud a appelé « le refoulement primaire ». Ce dernier est instauré à jamais chez le sujet névrosé, une fois que l’Œdipe et le complexe de castration qui lui est inhérent, ont marqué son histoire. Cette « coupure » entre un avant et un après dans l’histoire du sujet, typique chez le névrosé, ne semble pas s’inscrire pour le psychotique : preuve en est que cette castration symbolique qui n’a pas été inscrite chez le sujet, « fait retour dans le réel », que ce soit sous la forme des hallucinations ou des délires, ou sous la forme du passage à l’acte caractérisé par la mutilation corporelle. Lacan proposa un « traitement possible » chez le sujet psychotique, traitement qui, n’excluant pas les médicaments, arrive à cerner ce défaut symbolique fondamental qu’il appellera « forclusion du Nom-du-Père ».

Même si ce défaut suppose qu’il n’y ait pas de guérison de la psychose, il n’en reste pas moins que celle-ci peut être (parfois uniquement) traitée et stabilisée sous traitement analytique. La cure analytique chez le sujet psychotique sera profondément différente de celle du névrosé : sans ce repère clinique essentiel, nous risquons non seulement de méconnaître l’essence de la psychose, mais aussi de déclencher des ravages.
 

Le Séminaire III sur Les Psychoses, de Jacques Lacan, qui date de 1955-56, constitue une pierre d'angle à propos de la question de la psychose. Dans ce Séminaire, Lacan parle de rejet du signifiant primordial pour introduire la notion de forclusion et pour conceptualiser l’idée de la forclusion du Nom-du-Père.

Lacan y différencie clairement la structure psychotique de la structure névrotique. Le sujet psychotique est défini à partir de la forclusion du signifiant du Nom-du-Père. La carence du signifiant primordial dans le registre symbolique va être la condition nécessaire pour parler de structure de la psychose.
 

S'appuyant sur la logique du Séminaire III Les psychoses, nous étudierons la clinique différentielle entre psychose et névrose.

Pour travailler ce Séminaire III, une nouvelle formule de travail est proposée, où il est attendu que le participant y mette du sien dans un travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire III dans chacun des cartels.

La constitution des cartels se fera par tirage-au sort.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des mêmes chapitres pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, un enseignant donnera un séminaire pour capitonner (articuler) les chapitres travaillés dans les cartels.

Pour rendre ce séminaire avec l’enseignant plus opérant, les participants enverront préalablement les questions surgies lors de leur travail dans le cartel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

Lors d'une année, il y aura trois rencontres avec un enseignant.

Dates :

  • mercredi 2 décembre 2015 à 19h ;
  • mercredi 17 février 2016 à 19h ;
  • mercredi 8 juin 2016 à 19h.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années ’60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créées sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion suit la rencontre clinique avec le patient. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Cette année, le Programme d'études cliniques commence ses rencontres cliniques avec des patients, avec des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 3 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 4 novembre 2015 à 18h30 ;
  • mercredi 27 janvier 2016 à 18h30 ;
  • mercredi 6 avril 2016 à 18h30.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire VII de Jacques LACAN: L'éthique de la psychanalyse (parties 1 et 2 « Introduction de la chose » et « Le problème de la sublimation », chapitres I à XII).

Pour plus d’informations, consultez le site web :
http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :
 

  • 30 septembre 2015 : chapitre 1 - Anne Béraud (discutante : Eléa Roy).
    Introduction de la chose
  • 28 octobre 2015 : chapitres 2 et 3 : texte de S. Freud L'esquisse (L'Entwurf) - Pierre Lafrenière (discutante : Anne Marché Paillé).
  • 25 novembre 2015 : chapitre 4 - Fernando Rosa (discutant : Benjamin Mortagne).
  • 9 décembre 2015 : chapitre 5 - Fernando Rosa (discutante : Ruzanna Hakobyan).
  • 20 janvier 2016 : chapitre 6 - Anne Marché Paillé (discutant : Benjamin Mortagne).
    Le problème de la sublimation
  • 17 février 2016 : chapitre 7 - Anne Marché Paillé (discutante : Mercedes Rouault).
  • 23 mars 2016 : chapitre 8 - Mercedes Rouault (discutante : Eléa Roy).
  • 13 avril 2016 : chapitre 9 - Mercedes Rouault (discutant : Fernando Rosa).
  • 11 mai 2016 : chapitre 10 – Mercedes Rouault (discutante : Anne Béraud).
  • 1er juin 2016 : chapitre 12 - Ruzanna Hakobyan (discutant : Pierre Lafrenière).

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

41ème rencontre : 16, 17, 18 octobre 2015 avec Dominique HOLVOET : "Le corps parlant : un nouveau concept pour l'inconscient".
  • Film (Cinépsy au cinéma du Parc) : vendredi 16 octobre à 18h : À ciel ouvert, de Mariana Otero. Film sur le Courtil, commenté par le directeur du Courtil, Dominique Holvoet.
  • Séminaire théorique : samedi 17 octobre de 9h30 à 13h : "Le corps parlant : un nouveau concept pour l'inconscient".
  • Séminaire clinique : samedi 17 octobre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par D. Holvoet.
  • Séminaire de lecture : dimanche 18 octobre de 10h à 13h : "La troisième", de Jacques Lacan :  Intervention au Congrès de Rome le 1er novembre 1974. Texte établi par J.-A. Miller, publié dans La Cause freudienne No 79, octobre 2011, pp. 11- 33.

    http://pontfreudien.org/content/dominique-holvoet-le-corps-parlant-un-no...

42ème rencontre :  27, 28, 29 mai 2016 avec Christiane ALBERTI : "Faire couple - Liaisons inconscientes".

  • Conférence : vendredi 27 mai 2016 à 19h30.
  • Séminaire de lecture : samedi 28 mai de 9h30 à 13h : chapitre 11 du Séminaire VI I L'éthique de la psychanalyse, de Jacques Lacan.
  • Séminaire clinique : samedi 28 mai de 14h30 à 17h.
  • Séminaire théorique : dimanche 29 mai de 10h à 13h.

Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 5 et dimanche 6 février 2016.

Journées d'étude théorico-clinique : « Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Clinique et traitement ».
Samedi 5 février 2016 : 9h30-17h30.
Dimanche 6 février 2016 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse, des cas rencontrés en institution, seront discutés.
Des exposés théoriques sur « Signes discrets dans les psychoses ordinaires - Cliniques et traitements ».
Invités : Jacques BORIE + un AE (Analyste de l'École).


Suivra un temps de travail sur L'expérience du contrôle.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : 3 octobre 2015 de 10h à 13h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) dont elle est secrétaire, et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Pierre Lafrenière. Intervenant psycho-social (ARH). DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Co-fondateur du Pont Freudien. Enseignant dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Dominique Holvoet. Psychanalyste à Tournai (Belgique) (AME). Il est Directeur du Courtil, une institution orientée par la psychanalyse qui reçoit 230 enfants et jeunes psychotiques, et dans laquelle de nombreux stagiaires de tous les pays vont se former chaque année.
    Il est enseignant à la Section clinique de Bruxelles et au Collège clinique de Lille. Il est membre de la New Lacanian School (NLS) dont il a été Président de 2012 à 2014 ; de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Master en psychologie clinique. Il est déjà venu pour une rencontre du Pont Freudien en avril 2013 à Montréal.
  • Christiane Alberti. Psychanalyste à Toulouse (France) (AME). Elle est Vice-présidente de l’École de la Cause Freudienne (ECF) et membre et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignante au Département de psychanalyse de l’Université de Paris 8, coordinatrice du Collège clinique de Toulouse. Directrice des 45e journées de l'ECF à Paris sur "Faire couple - Liaisons inconscientes". DESS de psychopathologie clinique et doctorat de psychologie.
  • Jacques Borie. Psychanalyste à Lyon (France). Membre de la New Lacanian School (NLS), de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Coordinateur de la Section clinique de Lyon. Auteur du livre Le psychotique et le psychanalyste (Ed. Michèle). DESS de psychologie clinique. Il est déjà venu pour une rencontre du Pont Freudien en octobre 1998 à Montréal.

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

RAPPEL: Matinée des cartels : Samedi 15 septembre 2018 à 10h : Programme

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 15 septembre 2018 à 10h

Lacan

Le cartel est une formule inventée par Jacques Lacan pour travailler à plusieurs, selon le principe « d’une élaboration soutenue dans un petit groupe »1 autour d’une question, d’un concept, de la lecture d’un texte fondamental de psychanalyse ou d’exposés cliniques.
À partir de l’interrogation de chacun, le cartel permet de mettre en forme sa question pour la traiter et à chaque participant de produire un savoir singulier à partir d’une élaboration transindividuelle.

 

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

 

- Sur le site de la NLS : http://www.amp-nls.org/page/fr/24/cartels : Qu'est-ce qu'un cartel ?
Revue électronique de travaux de cartels : Newsletter 4+one : http://www.amp-nls.org/page/fr/299/newsletter-4one

- Sur le site de l'ECF : http://www.causefreudienne.net/activites/etudier-en-cartel-2/
« Etudier en cartels » vous  permet d’accéder :
• À la rubrique « Qu’est-ce qu’un cartel ? »
• aux  derniers numéros de Cartello, l’écho électronique des cartels en France, qui publie des travaux de cartellisants ainsi que des textes d’analystes de l’Ecole (AE) sur le cartel. Les numéros parus sont consultables à partir du site de l’Ecole : Etudier en cartels, onglet Cartello.
• et de consulter les textes fondamentaux de Jacques Lacan et de Jacques-Alain Miller sur le cartel.

Infos pratiques

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.
  • Programme à venir.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/

514-260-9959

Programme

10h00 – Ouverture : Ruzanna HAKOBYAN

 

10h20 – 11h30 –

Discutant : Pierre Lafrenière
 

Étienne Pelletier : "L'angoisse dans la « baraque »" (Cartel sur Séminaire IV La relation d'objet, J. Lacan)

Scindya de Barros : "Bain de langage numérique" (Cartel sur Séminaire IV La relation d'objet, J. Lacan)
 

Luis Villa : "Une ébauche sur l'objet dans le Séminaire IV de Jacques Lacan (Cartel sur Séminaire IV La relation d'objet, J. Lacan).

 

11h30 – 12h

Formation de nouveaux cartels

 

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2018-2019

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être un quelconque du Québec, mais peut aussi être un quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet.

Cartel autour du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme d'études cliniques 2018-2019
(http://nls-quebec.org/c/26062018-0744-programme-d%C3%A9tudes-cliniques-d...)
Pour travailler ce Séminaire V, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels, puisqu'il sera traité du même Séminaire V dans le cadre des séminaires mensels du Pont Freudien.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS. Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu. Cette année, ce sera samedi 15 septembre 2018.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.

http://nls-quebec.org/

Matinée des cartels : Samedi 15 septembre 2018 à 10h : Programme

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 15 septembre 2018 à 10h

Lacan

Le cartel est une formule inventée par Jacques Lacan pour travailler à plusieurs, selon le principe « d’une élaboration soutenue dans un petit groupe »1 autour d’une question, d’un concept, de la lecture d’un texte fondamental de psychanalyse ou d’exposés cliniques.
À partir de l’interrogation de chacun, le cartel permet de mettre en forme sa question pour la traiter et à chaque participant de produire un savoir singulier à partir d’une élaboration transindividuelle.

 

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

 

- Sur le site de la NLS : http://www.amp-nls.org/page/fr/24/cartels : Qu'est-ce qu'un cartel ?
Revue électronique de travaux de cartels : Newsletter 4+one : http://www.amp-nls.org/page/fr/299/newsletter-4one

- Sur le site de l'ECF : http://www.causefreudienne.net/activites/etudier-en-cartel-2/
« Etudier en cartels » vous  permet d’accéder :
• À la rubrique « Qu’est-ce qu’un cartel ? »
• aux  derniers numéros de Cartello, l’écho électronique des cartels en France, qui publie des travaux de cartellisants ainsi que des textes d’analystes de l’Ecole (AE) sur le cartel. Les numéros parus sont consultables à partir du site de l’Ecole : Etudier en cartels, onglet Cartello.
• et de consulter les textes fondamentaux de Jacques Lacan et de Jacques-Alain Miller sur le cartel.

Infos pratiques

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.
  • Programme à venir.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/

514-260-9959

Programme

10h00 – Ouverture : Ruzanna HAKOBYAN

 

10h20 – 11h30 –

Discutant : Pierre Lafrenière
 

Étienne Pelletier : "L'angoisse dans la « baraque »" (Cartel sur Séminaire IV La relation d'objet, J. Lacan).

Scindya de Barros : "Bain de langage numérique" (Cartel sur Séminaire IV La relation d'objet, J. Lacan).
 

Luis Villa : "Une ébauche sur l'objet dans le Séminaire IV de Jacques Lacan (Cartel sur Séminaire IV La relation d'objet, J. Lacan).

 

11h30 – 12h

Formation de nouveaux cartels

 

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2018-2019

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être un quelconque du Québec, mais peut aussi être un quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet.

Cartel autour du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme d'études cliniques 2018-2019
(http://nls-quebec.org/c/26062018-0744-programme-d%C3%A9tudes-cliniques-d...)
Pour travailler ce Séminaire V, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels, puisqu'il sera traité du même Séminaire V dans le cadre des séminaires mensels du Pont Freudien.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS. Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu. Cette année, ce sera samedi 15 septembre 2018.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.

http://nls-quebec.org/

RAPPEL: Programme d'études cliniques du Québec 2018-2019 : inscription jusqu'au 10 septembre 2018

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 10 septembre 2018, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.
Chèque à faire à l'ordre de NLS-Québec et à envoyer à :
Benjamin Mortagne
522 1e avenue,
Montréal, QC, H4G 2V5

Programme pour l’année 2018-2019

  1. Séminaire théorico-clinique
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire théorico-clinique

 

Durée : 2 ans.

Description

Étude du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.

En 1957-58, Lacan tient son séminaire sous le titre : Les formations de l'inconscient (1).
Lacan aborde les formations de l’inconscient par un commentaire de l’ouvrage de Freud sur le mot d’esprit (2), auquel les sept premières leçons sont consacrées. L’analyse du Witz - mot d'esprit - donne les coordonnées du sujet de l’inconscient, étranger à sa propre perception de lui-même. La structure du mot d’esprit met d’emblée l’accent sur l’Autre, car le mot d’esprit nécessite la sanction et l’authentification de l’Autre. Le trait d’esprit équivaut à une création dans laquelle le désir trouve à se faufiler. C'est une réalisation de désir, en tant que formation de l'inconscient, que l’Autre entérine. L’Autre authentifie une signification nouvelle, non contenue dans le code ; ce qui donne un Autre de la garantie « capable de donner le fondement de la loi ». La satisfaction propre du witz réside dans le fait de faire passer quelque chose du désir « hors code », et d'en recevoir tout de même la reconnaissance de l’Autre.
 

La deuxième partie traite de la logique de la castration, à partir du Complexe d’Œdipe et de la métaphore paternelle. Le Séminaire V se prête à une étude minutieuse, étage par étage, du graphe du désir, véritable construction du sujet, en lien avec l'Autre. Le graphe, enrichi au fur et à mesure de notations cliniques, condense les développements freudiens sur l’Œdipe. Lacan procède alors à une lecture détaillée des textes freudiens.
L’objet, le signifiant, la demande, le désir, la pulsion, trouvent à s’insérer dans le graphe, qui figure progressivement un grand Autre à multiples étages, que le sujet a à parcourir, jusqu’au Nom-du-Père, signifiant ultime assurant la stabilité de la construction œdipienne.
Le sujet se trouve affecté par le désir, mais ne peut parvenir à l’articuler, à véritablement le signifier du fait de la subversion de ce désir par le signifiant.
 

La troisième partie intitulée « La signifiance du phallus » aborde le fait qu'à travers une succession d’opérations, le phallus prend en charge l’ensemble de la signification, en tant que « symbole général de cette marque, de ce manque fondamental nécessaire à introduire le désir dans le signifiant », à condition que soit en place le signifiant particulier qu’est le Nom-du-Père et qui assure l’ancrage du signifiant dans la loi.
Le séminaire sur Les formations de l’inconscient est un véritable traité sur cette notion si problématique et difficile à saisir qu’est le phallus.
 

La quatrième partie revient sur le désir, à partir de la dialectique du désir et de la demande dans la clinique et les cures des névrosés. Lacan, à partir du désir, interroge la clinique de l’hystérique et de l’obsessionnel.
Subverti par le signifiant et restant de ce fait toujours inexprimé, le désir demeure au-delà du signifiant, à quoi les symptômes hystérique et obsessionnel ouvrent des voies d’accès différentes. L’Autre est à la fois le lieu où se découvre le désir et en même temps une structure qui empêche sa réalisation. Face à cette impasse constitutive du sujet, l’hystérique accentue l’insatisfaction du désir, et cherche dans le désir de l’Autre l’indice du sien propre, tandis que la stratégie de l’obsessionnel est de faire du désir un désir interdit, impossible, qui nie l’Autre comme tel.

Le chapitre XXIV, « Transfert et suggestion », donne des indications précieuses concernant l’opération analytique, séparant la suggestion du transfert, et permettant ainsi au sujet de trouver accès à son désir.
 

Nous étudierons cette année 2018-2019, les deux premières parties du Séminaire V « Les structures freudiennes de l'esprit » et « La logique de la castration », soit les 13 premiers chapitres.
L'année suivante sera consacrée aux deux dernières parties.
 

(1) Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient, Paris, Seuil, 1998.
(2) Freud S., Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Paris, Gallimard.

 

Pour travailler ce Séminaire V, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire V dans chacun des cartels.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

Fréquence : 4 fois dans l'année.

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 4 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 24 octobre 2018 à 18h30.
  • mercredi 9 janvier 2019 à 18h30.
  • mercredi 27 mars 2019 à 18h30.
  • mercredi 17 avril 2019 à 18h30.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire V de Jacques LACAN : Les formations de l’inconscient.
Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :

 

  • 19 septembre 2018 : chapitre 1 - Pierre Lafrenière.
  • 10 octobre 2018 : chapitre 2 - Anne Béraud.
  • 7 novembre 2018 : chapitre 3 et 4 - Amal Wahbi.
  • 5 décembre 2018 : chapitre 5 - Mercedes Rouault.
  • 23 janvier 2019 : chapitre 6 - Pierre Lafrenière.
  • 6 février 2019 : chapitre 7 - Mercedes Rouault.
  • 13 mars 2019 : chapitre 8 - Amal Wahbi.
  • 10 avril 2019 : chapitre 9 - Fernando Rosa.
  • Dimanche 28 avril 2019 : les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dans le cadre de la 47e rencontre du Pont Freudien.
  • 1er mai 2019 : chapitre 12 - Fernando Rosa.
  • 22 mai 2019 : chapitre 13 - Ruzanna Hakobyan.

Les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dimanche 28 avril 2019.

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

Fréquence : deux soirs et deux fins de semaine

46ème rencontre : 28, 29, 30 septembre 2018 avec Marie-Hélène BROUSSE : « Virilités ».
  • Conférence : vendredi 28 septembre 2018 à 19h30 : « Domination : l'être homme, l'être femme ».
    Le patriarcat est en difficulté, voire obsolète. Le phallocentrisme en question. Les femmes prennent la parole publique. Quid de la virilité aujourd’hui ?
    Conférence suivie d'une discussion avec Véronique CNOCKAERT, professeure au Département d’Études littéraires de l’UQAM et directrice du centre sur le texte et l’imaginaire Figura.
  • Séminaire théorique : samedi 29 septembre de 9h30 à 13h : « Virilités ».
    "Sois un homme !"
    Mais qu’est-ce qu’un homme ? Un homme, un vrai, un viril...
    Avec le déclin du Père et la pluralisation des modes de jouir, le discours sur le genre devient paradoxalement dominant et confus.
    De la virilité comme injonction à la virilité comme idéal, en passant par la virilité comme fantasme féminin, essayons de nous orienter par l’expérience analytique.
  • Séminaire clinique : samedi 29 septembre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques par Amal WAHBI (psychanalyste à Montréal) et José Otoniel VASQUEZ MONNAR (psychologue, intervenant dans un centre d’intervention de crise à Montréal), cas qui seront ensuite commentés par Marie-Hélène BROUSSE.
  • Séminaire de lecture : dimanche 30 septembre de 10h à 13h :

    Jacques Lacan, « La signification du phallus » (1958), in Écrits, Ed. du Seuil, p-685-695.
    par Marie-Hélène BROUSSE.

    Sigmund Freud, « Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes » (1925).
    par Ruzanna HAKOBYAN (Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), Présidente de NLS-Québec).

47ème rencontre : 26, 27, 28 avril 2019 avec Dalila ARPIN : La question du genre.

  • Conférence : vendredi 26 avril 2018 à 19h30 : « Le sujet du XXIème siècle est-il quelqu'un qui s'ennuie ? »
  • Séminaire théorique : samedi 27 avril de 9h30 à 13h : « Sur la question du genre ».
  • Séminaire clinique : samedi 27 avril de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par Dalila Arpin.
  • Séminaire de lecture : dimanche 28 avril de 10h à 13h : Chapitres 10 et 11 du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
    Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.
    Dalila Arpin commentera les chapitres 10 et 11.
  • Dalila Arpin témoignera également de sa passe en tant qu'A.E. (Analyste de l'École) en exercice.
    Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 23 et dimanche 24 février 2019.

Journées d'étude théorico-clinique : théme en lien avec celui du congrès 2019 de la NLS.
Samedi 23 février 2019 : 9h30-17h30.
Dimanche 24 février 2019 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution seront discutés.
Des exposés théoriques. Une matinée consacrée à la passe avec un témoignage d'AE.
Invités : Esthela SOLANO-SUAREZ et Daniel PASQUALIN, AE (Analyste de l'École).


Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

10h00 – Ouverture
10h20 – 11h30 – Discutant

11h30 – 12h - Formation de nouveaux cartels
Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2018-2021). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues et participation aux livres Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Secrétaire de la NLS. Présidente de NLS-Québec. Licence en psychologie (Université d’Erevan), Master de psychanalyse (Université Paris 8). Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Mercedes Rouault. Psychanalyste. Psychiatre. Membre de NLS-Québec. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Marie-Hélène Brousse. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Maître de conférences à l'Université Paris 8, enseignante à la Section clinique de Paris-Ile-de-France, Agrégée de Philosophie, doctorat de psychanalyse de l'Université Paris 8, DESS de psychologie clinique et pathologique de l'Université Rennes 2. Auteure de nombreux articles et participation à de nombreux livres. Directrice de la revue anglophone The Lacanian Review : http://www.thelacanianreviews.com/
  • Dalila Arpin. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Psychologue aux Unités hospitalières pour enfants et adolescents. DESS de psychologie clinique et psychopathologie (Université Rennes 2), doctorat de psychanalyse (Université Paris 8). Co-directrice de la revue électronique Latigo (latigolacaniano.com) de la Transatlantica de Investigation. Auteure d'articles et des livres : Figures d'incroyance, ANRT, Lille, 2007 et de Couples célèbres. Liaisons inconscientes, Ed. Navarin, 2016.
  • Esthela Solano-Suarez. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignante à la Section clinique de Paris-Saint-Denis, DESS de psychologie clinique et pathologique (Université de Strasbourg), DEA de psychanalyse (Université Paris 8). Auteure de nombreux articles et participation à plusieurs livres.
  • Daniel Pasqualin. Psychanalyste à Crisnée (Liège, Belgique). Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Directeur de La Coursive (Centre de jour pour enfants et adolescents), enseignant à l’Antenne clinique de Liège (Section clinique de Bruxelles). Diplôme de l’Institut provincial d’enseignement supérieur social (Liège). Auteur de nombreux articles.

     

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

RAPPEL: Programme d'études cliniques du Québec 2018-2019 : inscription jusqu'au 10 septembre 2018

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 10 septembre 2018, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.
Chèque à faire à l'ordre de NLS-Québec et à envoyer à :
Benjamin Mortagne
522 1e avenue,
Montréal, QC, H4G 2V5

Programme pour l’année 2018-2019

  1. Séminaire théorico-clinique
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire théorico-clinique

 

Durée : 2 ans.

Description

Étude du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.

En 1957-58, Lacan tient son séminaire sous le titre : Les formations de l'inconscient (1).
Lacan aborde les formations de l’inconscient par un commentaire de l’ouvrage de Freud sur le mot d’esprit (2), auquel les sept premières leçons sont consacrées. L’analyse du Witz - mot d'esprit - donne les coordonnées du sujet de l’inconscient, étranger à sa propre perception de lui-même. La structure du mot d’esprit met d’emblée l’accent sur l’Autre, car le mot d’esprit nécessite la sanction et l’authentification de l’Autre. Le trait d’esprit équivaut à une création dans laquelle le désir trouve à se faufiler. C'est une réalisation de désir, en tant que formation de l'inconscient, que l’Autre entérine. L’Autre authentifie une signification nouvelle, non contenue dans le code ; ce qui donne un Autre de la garantie « capable de donner le fondement de la loi ». La satisfaction propre du witz réside dans le fait de faire passer quelque chose du désir « hors code », et d'en recevoir tout de même la reconnaissance de l’Autre.
 

La deuxième partie traite de la logique de la castration, à partir du Complexe d’Œdipe et de la métaphore paternelle. Le Séminaire V se prête à une étude minutieuse, étage par étage, du graphe du désir, véritable construction du sujet, en lien avec l'Autre. Le graphe, enrichi au fur et à mesure de notations cliniques, condense les développements freudiens sur l’Œdipe. Lacan procède alors à une lecture détaillée des textes freudiens.
L’objet, le signifiant, la demande, le désir, la pulsion, trouvent à s’insérer dans le graphe, qui figure progressivement un grand Autre à multiples étages, que le sujet a à parcourir, jusqu’au Nom-du-Père, signifiant ultime assurant la stabilité de la construction œdipienne.
Le sujet se trouve affecté par le désir, mais ne peut parvenir à l’articuler, à véritablement le signifier du fait de la subversion de ce désir par le signifiant.
 

La troisième partie intitulée « La signifiance du phallus » aborde le fait qu'à travers une succession d’opérations, le phallus prend en charge l’ensemble de la signification, en tant que « symbole général de cette marque, de ce manque fondamental nécessaire à introduire le désir dans le signifiant », à condition que soit en place le signifiant particulier qu’est le Nom-du-Père et qui assure l’ancrage du signifiant dans la loi.
Le séminaire sur Les formations de l’inconscient est un véritable traité sur cette notion si problématique et difficile à saisir qu’est le phallus.
 

La quatrième partie revient sur le désir, à partir de la dialectique du désir et de la demande dans la clinique et les cures des névrosés. Lacan, à partir du désir, interroge la clinique de l’hystérique et de l’obsessionnel.
Subverti par le signifiant et restant de ce fait toujours inexprimé, le désir demeure au-delà du signifiant, à quoi les symptômes hystérique et obsessionnel ouvrent des voies d’accès différentes. L’Autre est à la fois le lieu où se découvre le désir et en même temps une structure qui empêche sa réalisation. Face à cette impasse constitutive du sujet, l’hystérique accentue l’insatisfaction du désir, et cherche dans le désir de l’Autre l’indice du sien propre, tandis que la stratégie de l’obsessionnel est de faire du désir un désir interdit, impossible, qui nie l’Autre comme tel.

Le chapitre XXIV, « Transfert et suggestion », donne des indications précieuses concernant l’opération analytique, séparant la suggestion du transfert, et permettant ainsi au sujet de trouver accès à son désir.
 

Nous étudierons cette année 2018-2019, les deux premières parties du Séminaire V « Les structures freudiennes de l'esprit » et « La logique de la castration », soit les 13 premiers chapitres.
L'année suivante sera consacrée aux deux dernières parties.
 

(1) Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient, Paris, Seuil, 1998.
(2) Freud S., Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Paris, Gallimard.

 

Pour travailler ce Séminaire V, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire V dans chacun des cartels.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

Fréquence : 4 fois dans l'année.

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 4 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 24 octobre 2018 à 18h30.
  • mercredi 9 janvier 2019 à 18h30.
  • mercredi 27 mars 2019 à 18h30.
  • mercredi 17 avril 2019 à 18h30.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire V de Jacques LACAN : Les formations de l’inconscient.
Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :

 

  • 19 septembre 2018 : chapitre 1 - Pierre Lafrenière.
  • 10 octobre 2018 : chapitre 2 - Anne Béraud.
  • 7 novembre 2018 : chapitre 3 et 4 - Amal Wahbi.
  • 5 décembre 2018 : chapitre 5 - Mercedes Rouault.
  • 23 janvier 2019 : chapitre 6 - Pierre Lafrenière.
  • 20 février 2019 : chapitre 7 - Mercedes Rouault.
  • 13 mars 2019 : chapitre 8 - Amal Wahbi.
  • 10 avril 2019 : chapitre 9 - Fernando Rosa.
  • Dimanche 28 avril 2019 : les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dans le cadre de la 47e rencontre du Pont Freudien.
  • 1er mai 2019 : chapitre 12 - Fernando Rosa.
  • 22 mai 2019 : chapitre 13 - Ruzanna Hakobyan.

Les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dimanche 28 avril 2019.

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

Fréquence : deux soirs et deux fins de semaine

46ème rencontre : 28, 29, 30 septembre 2018 avec Marie-Hélène BROUSSE : « Virilités ».
  • Conférence : vendredi 28 septembre 2018 à 19h30 : « Domination : l'être homme, l'être femme ».
    Le patriarcat est en difficulté, voire obsolète. Le phallocentrisme en question. Les femmes prennent la parole publique. Quid de la virilité aujourd’hui ?
  • Séminaire théorique : samedi 29 septembre de 9h30 à 13h : « Virilités ».
    "Sois un homme !"
    Mais qu’est-ce qu’un homme ? Un homme, un vrai, un viril...
    Avec le déclin du Père et la pluralisation des modes de jouir, le discours sur le genre devient paradoxalement dominant et confus.
    De la virilité comme injonction à la virilité comme idéal, en passant par la virilité comme fantasme féminin, essayons de nous orienter par l’expérience analytique.
  • Séminaire clinique : samedi 29 septembre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques par Amal WAHBI (psychanalyste à Montréal) et José Otoniel VASQUEZ MONNAR (psychologue, intervenant dans un centre d’intervention de crise à Montréal), cas qui seront ensuite commentés par Marie-Hélène BROUSSE.
  • Séminaire de lecture : dimanche 30 septembre de 10h à 13h :

    Jacques Lacan, « La signification du phallus » (1958), in Écrits, Ed. du Seuil, p-685-695.
    par Marie-Hélène BROUSSE.

    Sigmund Freud, « Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes » (1925).
    par Ruzanna HAKOBYAN (Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), Présidente de NLS-Québec).

47ème rencontre : 26, 27, 28 avril 2019 avec Dalila ARPIN : La question du genre.

  • Conférence : vendredi 26 avril 2018 à 19h30 : « Le sujet du XXIème siècle est-il quelqu'un qui s'ennuie ? »
  • Séminaire théorique : samedi 27 avril de 9h30 à 13h : « Sur la question du genre ».
  • Séminaire clinique : samedi 27 avril de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par Dalila Arpin.
  • Séminaire de lecture : dimanche 28 avril de 10h à 13h : Chapitres 10 et 11 du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
    Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.
    Dalila Arpin commentera les chapitres 10 et 11.
  • Dalila Arpin témoignera également de sa passe en tant qu'A.E. (Analyste de l'École) en exercice.
    Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 23 et dimanche 24 février 2019.

Journées d'étude théorico-clinique : théme en lien avec celui du congrès 2019 de la NLS.
Samedi 23 février 2019 : 9h30-17h30.
Dimanche 24 février 2019 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution seront discutés.
Des exposés théoriques. Une matinée consacrée à la passe avec un témoignage d'AE.
Invités : Esthela SOLANO-SUAREZ et Daniel PASQUALIN, AE (Analyste de l'École).


Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

10h00 – Ouverture
10h20 – 11h30 – Discutant

11h30 – 12h - Formation de nouveaux cartels
Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2018-2021). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues et participation aux livres Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Secrétaire de la NLS. Présidente de NLS-Québec. Licence en psychologie (Université d’Erevan), Master de psychanalyse (Université Paris 8). Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Mercedes Rouault. Psychanalyste. Psychiatre. Membre de NLS-Québec. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Marie-Hélène Brousse. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Maître de conférences à l'Université Paris 8, enseignante à la Section clinique de Paris-Ile-de-France, Agrégée de Philosophie, doctorat de psychanalyse de l'Université Paris 8, DESS de psychologie clinique et pathologique de l'Université Rennes 2. Auteure de nombreux articles et participation à de nombreux livres. Directrice de la revue anglophone The Lacanian Review : http://www.thelacanianreviews.com/
  • Dalila Arpin. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Psychologue aux Unités hospitalières pour enfants et adolescents. DESS de psychologie clinique et psychopathologie (Université Rennes 2), doctorat de psychanalyse (Université Paris 8). Co-directrice de la revue électronique Latigo (latigolacaniano.com) de la Transatlantica de Investigation. Auteure d'articles et des livres : Figures d'incroyance, ANRT, Lille, 2007 et de Couples célèbres. Liaisons inconscientes, Ed. Navarin, 2016.
  • Esthela Solano-Suarez. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignante à la Section clinique de Paris-Saint-Denis, DESS de psychologie clinique et pathologique (Université de Strasbourg), DEA de psychanalyse (Université Paris 8). Auteure de nombreux articles et participation à plusieurs livres.
  • Daniel Pasqualin. Psychanalyste à Crisnée (Liège, Belgique). Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Directeur de La Coursive (Centre de jour pour enfants et adolescents), enseignant à l’Antenne clinique de Liège (Section clinique de Bruxelles). Diplôme de l’Institut provincial d’enseignement supérieur social (Liège). Auteur de nombreux articles.

     

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

Matinée des cartels : Samedi 15 septembre 2018 à 10h

NLS-Québec

MATINÉE DES CARTELS

Samedi 15 septembre 2018 à 10h

Lacan

Le cartel est une formule inventée par Jacques Lacan pour travailler à plusieurs, selon le principe « d’une élaboration soutenue dans un petit groupe »1 autour d’une question, d’un concept, de la lecture d’un texte fondamental de psychanalyse ou d’exposés cliniques.
À partir de l’interrogation de chacun, le cartel permet de mettre en forme sa question pour la traiter et à chaque participant de produire un savoir singulier à partir d’une élaboration transindividuelle.

 

Le cartel est la structure de base pour qui veut travailler les textes psychanalytiques. Ce petit groupe de quatre ou cinq permet une élaboration personnelle autour des textes de Freud et de Lacan. Le cartel met au travail chacun à sa mesure, parallèlement à sa propre cure et comme moteur du lien social qu'’est le discours analytique. Théorique ou clinique, il fait accueil à la diversité et nécessite un lieu d'adresse afin d'y exposer ses trouvailles.

Dans le texte « D'écolage » du 11 mars 1980, Lacan énonce cinq points relatifs à la « formalisation » du cartel. Il écrit : « Premièrement - Quatre se choisissent, pour poursuivre un travail qui doit avoir son produit. Je précise : produit propre à chacun, et non collectif. »

Ainsi, le cartel comme voie d'accès au savoir dépendra de ce que chacun en fera. Il s'agit non pas d'apprendre un savoir constitué, mais d'inventer son propre savoir à partir d'une élaboration transindividuelle : s'autoriser à penser pour son propre compte avec les autres.

Lors de cette matinée des cartels, seront exposés des “ singuliers savoirs”, des trouvailles – produits propres à chacun –, qui s’élaborent en cartels ; production écrite à partir de l'analyse d'un paragraphe de texte étudié, d'une question ou d'une réflexion, ou bien même d'une impasse ou d'un point de butée.

Quels enseignements transmissibles, à la première personne, peut-on en tirer, non sans lien avec son propre parcours analytique?

 

- Sur le site de la NLS : http://www.amp-nls.org/page/fr/24/cartels : Qu'est-ce qu'un cartel ?
Revue électronique de travaux de cartels : Newsletter 4+one : http://www.amp-nls.org/page/fr/299/newsletter-4one

- Sur le site de l'ECF : http://www.causefreudienne.net/activites/etudier-en-cartel-2/
« Etudier en cartels » vous  permet d’accéder :
• À la rubrique « Qu’est-ce qu’un cartel ? »
• aux  derniers numéros de Cartello, l’écho électronique des cartels en France, qui publie des travaux de cartellisants ainsi que des textes d’analystes de l’Ecole (AE) sur le cartel. Les numéros parus sont consultables à partir du site de l’Ecole : Etudier en cartels, onglet Cartello.
• et de consulter les textes fondamentaux de Jacques Lacan et de Jacques-Alain Miller sur le cartel.

Infos pratiques

La matinée des cartels sera aussi l'occasion de constituer de nouveaux cartels, profitant de ce moment pour permettre la rencontre du désir de travail de chacun.

 

  • Lieu : UQAM - Local DS­-1950
    Pavillon J.­-A.­ De Sève (DS),
    320 rue Sainte-­Catherine Est. Montréal. Métro Berri­-Uqam.
  • Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.
  • L'entrée est libre, ouverte à tous.
  • Programme à venir.

Plus d'infos

Visitez le site de NLS-Québec ou du Pont Freudien

http://nls-quebec.org/

http://www.pontfreudien.org/

Un cartel, ses principes et son fonctionnement 

Ruzanna HAKOBYAN, responsable des cartels

Le 21 juin 1964, dans le texte « Acte de Fondation », Lacan déclare la fondation de l’École française de psychanalyse, qu’il définit comme un « organisme où doit s’accomplir un travail ».

Il précise que l’exécution du travail doit être réalisée par l’élaboration soutenue dans un petit groupe. Il nomme ce petit groupe – cartel, et il  propose pour cela une structure et un mode de fonctionnement.

Chaque cartel « se composera de trois personnes au moins, de cinq au plus, quatre est la juste mesure »[1]. Ce chiffre quatre, Lacan ne le choisit pas par hasard. Il revient sur ce chiffre plus tard, parlant de quadripode, pour introduire les quatre places dans chacun des quatre discours.

Pour le fonctionnement du cartel, Lacan donne deux indications.

Premièrement – la fonction du Plus Un qui ne se situe pas dans une hiérarchie par rapport aux autres membres du cartel. La fonction du Plus Un est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. Éric Laurent explique que Lacan a repris la structure du cartel avec le Plus Un, du modèle de « groupe sans patron » introduit par Bion. Il précise que dans le cartel « chacun est là dans une forme égalitaire face à un travail à réaliser. Il s’agit de mélanger les sujets de façon efficace, psychanalystes confirmés ou en formation ; psychanalystes ou non, autour d’un projet de travail centré sur "la psychanalyse". »[2]

Lacan fait un pas de plus par rapport au modèle du « groupe sans patron » en ajoutant une autre fonction – la permutation. « Après un certain temps de fonctionnement, les éléments d'un groupe se verront proposer de permuter dans un autre »[3]. Il s’agit de la permutation des membres du cartel pour éviter « l’effet de colle », mais aussi de celle du Plus Un pour éviter l’identification au signifiant maître. Pour cela, Lacan propose une durée du cartel d'un an ou deux ans maximum.

Les modalités du cartel dans NLS-Qc pour l’année 2018-2019

Cartel habituel – qui fonctionne sous la forme « classique ». Le Plus Un choisi peut être un quelconque du Québec, mais peut aussi être un quelconque de l’extérieur, et le travail avec lui est alors partagé par internet.

Cartel autour du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
Ces cartels s'inscrivent dans le cadre du Programme d'études cliniques 2018-2019
(http://nls-quebec.org/c/26062018-0744-programme-d%C3%A9tudes-cliniques-d...)
Pour travailler ce Séminaire V, une nouvelle formule de travail est proposée aux participants du Programme clinique.
Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels, puisqu'il sera traité du même Séminaire V dans le cadre des séminaires mensels du Pont Freudien.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

Cartel électronique ou inter-cartel de la NLS : cartel clinique qui travaille autour du sujet du Congrès annuel de la NLS. Chaque année se constituent des cartels cliniques dans chaque groupe faisant partie de la NLS.

La production de chacun dans le cartel
La production d’un travail issu du cartel est le résultat de l'élaboration et de l’engagement. Il s’agit d’un travail individuel, qui reflète ce qui a été modifié ou extrait comme savoir, pour chacun, dans sa relation avec la psychanalyse.
La matinée des cartels est un espace pour adresser et partager avec les autres ce savoir acquis.
Elle constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.
À chaque rentrée du mois de septembre ou début octobre, une matinée des cartels a lieu. Cette année, ce sera samedi 15 septembre 2018.

[1] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.
[2]  LAURENT, E., Ornicar ? Digital N° 114 : « cada uno esta alli en forma igualitaria frente a un trabajo a realizar. Se trata de mezclar de forma eficaz a los sujetos, psicoanalistas confirmados o en formacion ; psicoanalistas o no, alrededor de un proyecto de trabajo centrado sobre el psicoanalisis ».
[3] LACAN, J.,  « Acte de fondation », dans Autres écrits. Ed. Seuil 2001, Paris, page 229.


Programme de la matinée des cartels à venir

http://nls-quebec.org/

Programme d'études cliniques du Québec 2018-2019 : inscription jusqu'au 10 septembre 2018

 

Bandeau Programme clinique

 

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 10 septembre 2018, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.
Chèque à faire à l'ordre de NLS-Québec et à envoyer à :
Benjamin Mortagne
522 1e avenue,
Montréal, QC, H4G 2V5

Programme pour l’année 2018-2019

  1. Séminaire théorico-clinique
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  4. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  5. Journées d’étude de NLS-Qc
  6. La matinée des cartels

icone bleu petit1. Séminaire théorico-clinique

 

Durée : 2 ans.

Description

Étude du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.

En 1957-58, Lacan tient son séminaire sous le titre : Les formations de l'inconscient (1).
Lacan aborde les formations de l’inconscient par un commentaire de l’ouvrage de Freud sur le mot d’esprit (2), auquel les sept premières leçons sont consacrées. L’analyse du Witz - mot d'esprit - donne les coordonnées du sujet de l’inconscient, étranger à sa propre perception de lui-même. La structure du mot d’esprit met d’emblée l’accent sur l’Autre, car le mot d’esprit nécessite la sanction et l’authentification de l’Autre. Le trait d’esprit équivaut à une création dans laquelle le désir trouve à se faufiler. C'est une réalisation de désir, en tant que formation de l'inconscient, que l’Autre entérine. L’Autre authentifie une signification nouvelle, non contenue dans le code ; ce qui donne un Autre de la garantie « capable de donner le fondement de la loi ». La satisfaction propre du witz réside dans le fait de faire passer quelque chose du désir « hors code »,  et d'en recevoir tout de même la reconnaissance de l’Autre.
 

La deuxième partie traite de la logique de la castration, à partir du Complexe d’Œdipe et de la métaphore paternelle. Le Séminaire V se prête à une étude minutieuse, étage par étage, du graphe du désir, véritable construction du sujet, en lien avec l'Autre. Le graphe, enrichi au fur et à mesure de notations cliniques, condense les développements freudiens sur l’Œdipe. Lacan procède alors à une lecture détaillée des textes freudiens.
L’objet, le signifiant, la demande, le désir, la pulsion, trouvent à s’insérer dans le graphe, qui figure progressivement un grand Autre à multiples étages, que le sujet a à parcourir, jusqu’au Nom-du-Père, signifiant ultime assurant la stabilité de la construction œdipienne.
Le sujet se trouve affecté par le désir, mais ne peut parvenir à l’articuler, à véritablement le signifier du fait de la subversion de ce désir par le signifiant.
 

La troisième partie intitulée « La signifiance du phallus » aborde le fait qu'à travers une succession d’opérations, le phallus prend en charge l’ensemble de la signification, en tant que « symbole général de cette marque, de ce manque fondamental nécessaire à introduire le désir dans le signifiant », à condition que soit en place le signifiant particulier qu’est le Nom-du-Père et qui assure l’ancrage du signifiant dans la loi.
Le séminaire sur Les formations de l’inconscient est un véritable traité sur cette notion si problématique et difficile à saisir qu’est le phallus.
 

La quatrième partie revient sur le désir, à partir de la dialectique du désir et de la demande dans la clinique et les cures des névrosés. Lacan, à partir du désir, interroge la clinique de l’hystérique et de l’obsessionnel.
Subverti par le signifiant et restant de ce fait toujours inexprimé, le désir demeure au-delà du signifiant, à quoi les symptômes hystérique et obsessionnel ouvrent des voies d’accès différentes. L’Autre est à la fois le lieu où se découvre le désir et en même temps une structure qui empêche sa réalisation. Face à cette impasse constitutive du sujet, l’hystérique accentue l’insatisfaction du désir, et cherche dans le désir de l’Autre l’indice du sien propre, tandis que la stratégie de l’obsessionnel est de faire du désir un désir interdit, impossible, qui nie l’Autre comme tel.

Le chapitre XXIV, « Transfert et suggestion », donne des indications précieuses concernant l’opération analytique, séparant la suggestion du transfert, et permettant ainsi au sujet de trouver accès à son désir.
 

Nous étudierons cette année 2018-2019, les deux premières parties du Séminaire V « Les structures freudiennes de l'esprit » et « La logique de la castration », soit les 13 premiers chapitres.
L'année suivante sera consacrée aux deux dernières parties.
 

(1) Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient, Paris, Seuil, 1998.
(2) Freud S., Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Paris, Gallimard.

 

Pour travailler ce Séminaire V, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire V dans chacun des cartels.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

icone bleu petit2- Rencontres cliniques avec patients

Fréquence : 4 fois dans l'année.

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole.

Guy Briole est psychanalyste, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.

Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 4 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 24 octobre 2018 à 18h30.
  • mercredi 9 janvier 2019 à 18h30.
  • mercredi 27 mars 2019 à 18h30.
  • mercredi 29 mai 2019 à 18h30.

icone bleu petit3- Séminaire mensuel

Fréquence : mensuel.

Durée : un an.

Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire V de Jacques LACAN : Les formations de l’inconscient.
Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :

   

  • 19 septembre 2018 : chapitre 1 - Pierre Lafrenière.
  • 10 octobre 2018 : chapitre 2 - Anne Béraud.
  • 7 novembre 2018 : chapitre 3 et 4 - Amal Wahbi.
  • 5 décembre 2018 : chapitre 5 - Mercedes Rouault.
  • 23 janvier 2019 : chapitre 6 - Anne Béraud.
  • 20 février 2019 : chapitre 7 - Mercedes Rouault.
  • 13 mars 2019 : chapitre 8 - Amal Wahbi.
  • 10 avril 2019 : chapitre 9 - Fernando Rosa.
  • Dimanche 28 avril 2019 : les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dans le cadre de la 47e rencontre du Pont Freudien.
  • 22 mai 2019 : chapitre 12 - Pierre Lafrenière.
  • 5 juin 2019 : chapitre 13 - Ruzanna Hakobyan.

Les chapitres 10 et 11 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Dalila Arpin, dimanche 28 avril 2019.

icone bleu petit4- Rencontres du Pont Freudien

Fréquence : deux soirs et deux fins de semaine

46ème rencontre : 28, 29, 30 septembre 2018 avec Marie-Hélène BROUSSE : « Virilités ».
  • Conférence : vendredi 28 septembre 2018 à 19h30 : « Domination : l'être homme, l'être femme ».
    Le patriarcat est en difficulté, voire obsolète. Le phallocentrisme en question. Les femmes prennent la parole publique. Quid de la virilité aujourd’hui ?
  • Séminaire théorique : samedi 29 septembre de 9h30 à 13h : « Virilités ».
    "Sois un homme !"
    Mais qu’est-ce qu’un homme ? Un homme, un vrai, un viril...
    Avec le déclin du Père et la pluralisation des modes de jouir, le discours sur le genre devient paradoxalement dominant et confus.
    De la virilité comme injonction à la virilité comme idéal, en passant par la virilité comme fantasme féminin, essayons de nous orienter par l’expérience analytique.
  • Séminaire clinique : samedi 29 septembre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques par Amal WAHBI (psychanalyste à Montréal) et José Otoniel VASQUEZ MONNAR (psychologue, intervenant dans un centre d’intervention de crise à Montréal), cas qui seront ensuite commentés par Marie-Hélène BROUSSE.
  • Séminaire de lecture : dimanche 30 septembre de 10h à 13h :

    Jacques Lacan, « La signification du phallus » (1958), in Écrits, Ed. du Seuil, p-685-695.
    par Marie-Hélène BROUSSE.

    Sigmund Freud, « Quelques conséquences psychiques de la différence anatomique entre les sexes » (1925).
    par Ruzanna HAKOBYAN (Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), Présidente de NLS-Québec).

47ème rencontre :  26, 27, 28 avril 2018 avec Dalila ARPIN : La question du genre.

  • Conférence : vendredi 26 avril 2018 à 19h30 : « Le sujet du XXIème siècle est-il quelqu'un qui s'ennuie ? »
  • Séminaire théorique : samedi 27 avril de 9h30 à 13h : « Sur la question du genre ».
  • Séminaire clinique : samedi 27 avril de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par Dalila Arpin.
  • Séminaire de lecture : dimanche 28 avril de 10h à 13h : Chapitres 10 et 11 du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
    Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.
    Dalila Arpin commentera les chapitres 10 et 11.
  • Dalila Arpin témoignera également de sa passe en tant qu'A.E. (Analyste de l'École) en exercice.
    Programme complet à venir.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit5- Journées d’étude de NLS-Québec

Date : Samedi 23 et dimanche 24 février 2019.

Journées d'étude théorico-clinique : théme en lien avec celui du congrès 2019 de la NLS.
Samedi 23 février 2019 : 9h30-17h30.
Dimanche 24 février 2019 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution seront discutés.
Des exposés théoriques. Une matinée consacrée à la passe avec un témoignage d'AE.
Invités : Esthela SOLANO-SUAREZ et Daniel PASQUALIN, AE (Analyste de l'École).


Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

icone bleu petit6- Matinée des cartels

Date : Samedi 15 septembre 2018 de 10h à 12h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

10h00 – Ouverture
10h20 – 11h30 – Discutant

11h30 – 12h - Formation de nouveaux cartels
Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues et participation aux livres Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Présidente de NLS-Québec. Licence en psychologie (Université d’Erevan), Master de psychanalyse (Université Paris 8). Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Mercedes Rouault. Psychanalyste. Psychiatre. Membre de NLS-Québec. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Marie-Hélène Brousse. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Maître de conférences à l'Université Paris 8, enseignante à la Section clinique de Paris-Ile-de-France, Agrégée de Philosophie, doctorat de psychanalyse de l'Université Paris 8, DESS de psychologie clinique et pathologique de l'Université Rennes 2. Auteure de nombreux articles et participation à de nombreux livres. Directrice de la revue anglophone The Lacanian Review : http://www.thelacanianreviews.com/
  • Dalila Arpin. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Psychologue aux Unités hospitalières pour enfants et adolescents. DESS de psychologie clinique et psychopathologie (Université Rennes 2), doctorat de psychanalyse (Université Paris 8). Co-directrice de la revue électronique Latigo (latigolacaniano.com) de la Transatlantica de Investigation. Auteure d'articles et des livres : Figures d'incroyance, ANRT, Lille, 2007 et de Couples célèbres. Liaisons inconscientes, Ed. Navarin, 2016.
  • Esthela Solano-Suarez. Psychanalyste à Paris (AME). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignante à la Section clinique de Paris-Saint-Denis, DESS de psychologie clinique et pathologique (Université de Strasbourg), DEA de psychanalyse (Université Paris 8). Auteure de nombreux articles et participation à plusieurs livres.
  • Daniel Pasqualin. Psychanalyste à Crisnée (Liège, Belgique). Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2016-2019). Directeur de La Coursive (Centre de jour pour enfants et adolescents), enseignant à l’Antenne clinique de Liège  (Section clinique de  Bruxelles).  Diplôme de l’Institut provincial d’enseignement supérieur social (Liège). Auteur de nombreux articles.

     

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller

« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.

 

RAPPEL: 5e Journées d'Étude : Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion

NLS-QuébecSamedi 21 et dimanche 22 avril 2018
"Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion"

Affiche 5e journées d'étude Le transfert

Guy Briole et Marta Serra

Pour ses 5e Journées d’Étude, le groupe NLS-Québec vous convie à une fin de semaine sur « Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion », qui prépare au thème du prochain congrès de la NLS à Paris les 30 juin et 1er juillet 2018 (« Le transfert dans tous ses états - sauvage, politique, psychanalytique »).


Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion

Le transfert peut être envisagé sous trois faces, indissociables les unes des autres. Elles correspondent aux registres du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire avancés par Lacan :
Sous l'angle imaginaire, le transfert apparaît dans les traits visibles que l’analyste peut incarner, une «erreur de liaison» dit Freud. Il devient une résistance, sous la figure du leurre de l’amour. Freud avait souligné cet aspect de résistance, repérant que l'association libre de l'analysant s'interrompt lorsque cette manifestation du transfert surgit.
Sous l'angle symbolique, le transfert a pour pivot la fonction du sujet supposé savoir. C'est le levier dont parle Freud. Le transfert, c’est ce qui est déjà là, lorsqu’on s’adresse à un analyste et qu’on suppose une cause à ce qui nous arrive, et qu’on suppose aussi que l’analyste en sait quelque chose : c’est le «sujet-supposé-savoir». Ce savoir supposé doit devenir un savoir élaboré par l’analysant.
Sous l'angle du réel, le transfert s'introduit par la présence pulsionnelle : «nul ne peut être tué in abstensia ou in effigie» dit Freud. Il est alors conçu comme la mise en acte de la réalité de l’inconscient, c’est-à-dire comme le précise Lacan, de la réalité sexuelle. L’analyste prend, dans le transfert, une place comme présence réelle, qui incarne ce qui ne pourra jamais se dire : l’objet pulsionnel.
L’acte de l’analyste, en position de semblant d’objet a, noue les trois registres de l’imaginaire, du symbolique et du réel.
Nous examinerons le transfert à partir de cas cliniques (en analyse et en institution avec des enfants), et nous verrons quelle tournure il peut prendre dans certains cas de psychoses.

Samedi 21 avril, un exposé de Guy Briole introduira le thème « Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion ». Puis, suivront la présentation de 5 cas cliniques.
Les cas cliniques seront présentés par Eléa Roy, Benjamin Mortagne, Fernando Rosa, Anne Béraud, Ruzanna Hakobyan. Ces cas seront discutés par nos deux invités.

Le dimanche 22 avril sera consacré à une séquence d'A.E. (Analyste de l'École) avec Marta Serra (AE de l'ELP : 2017-2020) qui témoignera de son expérience analytique. Son exposé sera suivi d'une conversation.

 

Dimanche après-midi sera consacré à une activité inédite ouverte à tous les inscrits à ces journées : nous regarderons une vidéo d'un entretien clinique de Guy Briole avec un patient hospitalisé à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Guy Briole commentera l'entretien et nous enseignera sur le cas.
La « présentation de malades » entre dans la formation de ceux dont la fonction destine à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les dits «malades mentaux». Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en leur présence. Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui lui est «impossible à supporter». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées et sur la stratégie thérapeutique de la prise en charge. À partir des questions du clinicien et du discours du patient, tout en cherchant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic, les inventions du patient sont toujours enseignantes.
Cette formule existe déjà dans le Programme d'études cliniques : http://nls-quebec.org/programme-detudes-cliniques

 

Lieu

UQAM, Local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Métro : Berri-UQAM.

Horaires

Samedi 21 avril : 9h30-12h30 & 14h-17h30

Dimanche 22 avril : 10h-12h & 13h30-16h

S'inscrire

- aux 5e journées d'étude :

Samedi 21 et dimanche 22 avril 2018. Lieu : UQAM, local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.

Tarifs

Régulier : 120$ - Étudiants : 60$.
Chèque à l'ordre de NLS-Québec : NLS-Qc, chez Benjamin Mortagne, 522 1e avenue, Montréal, QC, H4G 2V5
Il est possible de s'inscrire sur place.

Renseignements

http://nls-quebec.org
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC
514-814-39 58 anne.beraud@pontfreudien.org

514-260-99 59 rhakobyan@gmail.com

Soirée préparatoire à la séquence d'AE le mardi 17 avril 2018 à 19h

Lors de cette soirée préparatoire à la séquence d'AE, seront étudiés les témoignages de Marta Serra.
Inscrivez-vous en envoyant un courriel à Anne Béraud : anne.beraud@pontfreudien.org
Dès votre inscription, les textes des témoignages de Marta Serra vous seront envoyés afin de les lire avant la soirée.

 

Lieu de la soirée du mardi 17 avril : UQAM, local DS-2587, Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam. Entrée gratuite.

Programme

Samedi 21 avril

matinée

9h30

 

Accueil

9h45-9h55

Ruzanna Hakobyan
(Présidente de NLS-Québec)

Ouverture

9h55-11h30

Guy Briole


Présidente :

Ruzanna Hakobyan

Exposé d'introduction : "Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion "

 

Discussion

11h30-11h45

Pause

 

11h45-12h30

Eléa Roy

 

Présidente :
Marta Serra

Un cas clinique
 

Discussion

après-midi

14h-15h30

Benjamin Mortagne
Fernando Rosa

 

Présidente :
Marta Serra

Cas cliniques


 

Discussion

15h30-15h50

Pause

 

15h50-17h30

Anne Béraud

Ruzanna Hakobyan

 

Président :
Guy Briole

Deux cas en analyse
 

 

Discussion

Dimanche 22 avril

matinée

9h45

 

Accueil

10h-12h

Marta Serra

(A.E. de l'ELP de 2017 à 2020)

 

Présidente :
Anne Béraud

Séquence d'AE (Analyste de l'École) : Marta Serra témoignera de son expérience analytique

 

 

Conversation

après-midi

13h30-16h

Entretien clinique de Guy Briole avec un patient

 

Commentaires de Guy Briole

Projection d'une vidéo d'un entretien clinique de Guy Briole avec un patient hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris

 

Guy Briole commentera l'entretien et nous enseignera sur le cas

Présentation des participants

Guy Briole, psychanalyste à Paris et à Barcelone (AME). Analyste Membre de l’École de la Cause Freudienne (ECF), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Professeur de psychiatrie du Val-de-Grâce à Paris et enseignant au département de psychanalyse à l’Université Paris VIII.
Guy Briole a été Analyste de l’École (AE) de 2010 à 2013.

Marta Serra, psychanalyste à Barcelone, membre de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Analyste de l'École (AE) (2017-2020) de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP). Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse. Psychologue. Coordinatrice de la Section Clinique de Barcelone, elle enseigne aussi la théorie de Lacan dans un Cours d'enseignement universitaire privé. Elle travaille également dans une Institution pour enfants psychotiques et autistes.

Anne Béraud, psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec.

Ruzanna Hakobyan, psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Présidente de NLS-Québec.

Benjamin Mortagne, éducateur spécialisé à Montréal. Accueillant clinique à la Maison buissonnière. Membre et trésorier de NLS-Québec.

Fernando Rosa, psychanalyste à Montréal. Accueillant clinique à la Maison buissonnière. Membre de NLS-Québec. Doctorant en philosophie et en sciences des religions.

Eléa Roy, psychologue à Montréal. Accueillante clinique à la Maison buissonnière. Membre de NLS-Québec.

5e Journées d'Étude : Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion

NLS-QuébecSamedi 21 et dimanche 22 avril 2018
"Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion"

Affiche 5e journées d'étude Le transfert

Guy Briole et Marta Serra

Pour ses 5e Journées d’Étude, le groupe NLS-Québec vous convie à une fin de semaine sur « Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion », qui prépare au thème du prochain congrès de la NLS à Paris les 30 juin et 1er juillet 2018 (« Le transfert dans tous ses états - sauvage, politique, psychanalytique »).


Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion

Le transfert peut être envisagé sous trois faces, indissociables les unes des autres. Elles correspondent aux registres du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire avancés par Lacan :
Sous l'angle imaginaire, le transfert apparaît dans les traits visibles que l’analyste peut incarner, une «erreur de liaison» dit Freud. Il devient une résistance, sous la figure du leurre de l’amour. Freud avait souligné cet aspect de résistance, repérant que l'association libre de l'analysant s'interrompt lorsque cette manifestation du transfert surgit.
Sous l'angle symbolique, le transfert a pour pivot la fonction du sujet supposé savoir. C'est le levier dont parle Freud. Le transfert, c’est ce qui est déjà là, lorsqu’on s’adresse à un analyste et qu’on suppose une cause à ce qui nous arrive, et qu’on suppose aussi que l’analyste en sait quelque chose : c’est le «sujet-supposé-savoir». Ce savoir supposé doit devenir un savoir élaboré par l’analysant.
Sous l'angle du réel, le transfert s'introduit par la présence pulsionnelle : «nul ne peut être tué in abstensia ou in effigie» dit Freud. Il est alors conçu comme la mise en acte de la réalité de l’inconscient, c’est-à-dire comme le précise Lacan, de la réalité sexuelle. L’analyste prend, dans le transfert, une place comme présence réelle, qui incarne ce qui ne pourra jamais se dire : l’objet pulsionnel.
L’acte de l’analyste, en position de semblant d’objet a, noue les trois registres de l’imaginaire, du symbolique et du réel.
Nous examinerons le transfert à partir de cas cliniques (en analyse et en institution avec des enfants), et nous verrons quelle tournure il peut prendre dans certains cas de psychoses.

Samedi 21 avril, un exposé de Guy Briole introduira le thème « Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion ». Puis, suivront la présentation de 5 cas cliniques.
Les cas cliniques seront présentés par Eléa Roy, Benjamin Mortagne, Fernando Rosa, Anne Béraud, Ruzanna Hakobyan. Ces cas seront discutés par nos deux invités.

Le dimanche 22 avril sera consacré à une séquence d'A.E. (Analyste de l'École) avec Marta Serra (AE de l'ELP : 2017-2020) qui témoignera de son expérience analytique. Son exposé sera suivi d'une conversation.

 

Dimanche après-midi sera consacré à une activité inédite ouverte à tous les inscrits à ces journées : nous regarderons une vidéo d'un entretien clinique de Guy Briole avec un patient hospitalisé à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Guy Briole commentera l'entretien et nous enseignera sur le cas.
La « présentation de malades » entre dans la formation de ceux dont la fonction destine à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les dits «malades mentaux». Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en leur présence. Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui lui est «impossible à supporter». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées et sur la stratégie thérapeutique de la prise en charge. À partir des questions du clinicien et du discours du patient, tout en cherchant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic, les inventions du patient sont toujours enseignantes.
Cette formule existe déjà dans le Programme d'études cliniques : http://nls-quebec.org/programme-detudes-cliniques

 

Lieu

UQAM, Local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Métro : Berri-UQAM.

Horaires

Samedi 21 avril : 9h30-12h30 & 14h-17h30

Dimanche 22 avril : 10h-12h & 13h30-16h

S'inscrire

- aux 5e journées d'étude :

Samedi 21 et dimanche 22 avril 2018. Lieu : UQAM, local DS-1950, Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam.

Tarifs

Régulier : 120$ - Étudiants : 60$.
Chèque à l'ordre de NLS-Québec : NLS-Qc, chez Benjamin Mortagne, 522 1e avenue, Montréal, QC, H4G 2V5
Il est possible de s'inscrire sur place.

Renseignements

http://nls-quebec.org
https://www.facebook.com/groups/NLSQUEBEC
514-814-39 58 anne.beraud@pontfreudien.org

514-260-99 59 rhakobyan@gmail.com

Soirée préparatoire à la séquence d'AE le mardi 17 avril 2018 à 19h

Lors de cette soirée préparatoire à la séquence d'AE, seront étudiés les témoignages de Marta Serra.
Inscrivez-vous en envoyant un courriel à Anne Béraud : anne.beraud@pontfreudien.org
Dès votre inscription, les textes des témoignages de Marta Serra vous seront envoyés afin de les lire avant la soirée.

 

Lieu de la soirée du mardi 17 avril : UQAM, local DS-2587, Pavillon J.-A. De Sève, 320 rue Sainte-Catherine Est, Montréal. Métro Berri-Uqam. Entrée gratuite.

Programme

Samedi 21 avril

matinée

9h30

 

Accueil

9h45-9h55

Ruzanna Hakobyan
(Présidente de NLS-Québec)

Ouverture

9h55-11h30

Guy Briole


Présidente :

Ruzanna Hakobyan

Exposé d'introduction : "Les enjeux du transfert aujourd'hui : amour, savoir, pulsion "

 

Discussion

11h30-11h45

Pause

 

11h45-12h30

Eléa Roy

 

Présidente :
Marta Serra

Un cas clinique
 

Discussion

après-midi

14h-15h30

Benjamin Mortagne
Fernando Rosa

 

Présidente :
Marta Serra

Cas cliniques


 

Discussion

15h30-15h50

Pause

 

15h50-17h30

Anne Béraud

Ruzanna Hakobyan

 

Président :
Guy Briole

Deux cas en analyse
 

 

Discussion

Dimanche 22 avril

matinée

9h45

 

Accueil

10h-12h

Marta Serra

(A.E. de l'ELP de 2017 à 2020)

 

Présidente :
Anne Béraud

Séquence d'AE (Analyste de l'École) : Marta Serra témoignera de son expérience analytique

 

 

Conversation

après-midi

13h30-16h

Entretien clinique de Guy Briole avec un patient

 

Commentaires de Guy Briole

Projection d'une vidéo d'un entretien clinique de Guy Briole avec un patient hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris

 

Guy Briole commentera l'entretien et nous enseignera sur le cas

Présentation des participants

Guy Briole, psychanalyste à Paris et à Barcelone (AME). Analyste Membre de l’École de la Cause Freudienne (ECF), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Professeur de psychiatrie du Val-de-Grâce à Paris et enseignant au département de psychanalyse à l’Université Paris VIII.
Guy Briole a été Analyste de l’École (AE) de 2010 à 2013.

Marta Serra, psychanalyste à Barcelone, membre de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Analyste de l'École (AE) (2017-2020) de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP). Le titre d’A.E. est acquis pour trois ans, suite à une nomination par le jury de la passe, au terme de la procédure de la passe, dans laquelle l'analysant s'engage pour rendre compte de son expérience psychanalytique et de la fin de son analyse. Psychologue. Coordinatrice de la Section Clinique de Barcelone, elle enseigne aussi la théorie de Lacan dans un Cours d'enseignement universitaire privé. Elle travaille également dans une Institution pour enfants psychotiques et autistes.

Anne Béraud, psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-Présidente de NLS-Québec.

Ruzanna Hakobyan, psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Présidente de NLS-Québec.

Benjamin Mortagne, éducateur spécialisé à Montréal. Accueillant clinique à la Maison buissonnière. Membre et trésorier de NLS-Québec.

Fernando Rosa, psychanalyste à Montréal. Accueillant clinique à la Maison buissonnière. Membre de NLS-Québec. Doctorant en philosophie et en sciences des religions.

Eléa Roy, psychologue à Montréal. Accueillante clinique à la Maison buissonnière. Membre de NLS-Québec.

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