Programme d'études cliniques du Québec 2026-2027: inscription jusqu'au 9 septembre 2026

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?

Le Programme d'études cliniques (PEC), initiative de NLS-Québec, assure un encadrement théorique et clinique en psychanalyse orientée par l'enseignement de Jacques Lacan. Il s'adresse aux psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, soignant·es en « santé mentale », ainsi qu'aux intervenant·es qui souhaitent orienter leur pratique à partir de la psychanalyse. Ce programme s'inscrit dans le réseau international de l'Institut du Champ Freudien et de l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique (UFORCA).

Les activités du PEC ont lieu de septembre à juin. En s'inscrivant au PEC, les participant·es accèdent aux activités autour de l'École et de la cause analytique (NLS-Québec), ainsi qu'aux activités de la psychanalyse en extension (Le Pont freudien), en plus d'activités cliniques réservées au PEC.

Le Programme d'études cliniques est en cours de reconnaissance aux fins de la formation continue en psychothérapie et comptera pour 68 heures de formation. Une attestation sera remise aux participant·es ayant complété le programme.

UFORCA : https://www.lacan-universite.fr/ et https://www.causefreudienne.org/upjl-uforca
NLS : https://www.amp-nls.org
NLS-Québec : https://nls-quebec.org
Le Pont freudien : https://pontfreudien.org

Admission

Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du ou de la candidate avec un·e des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec une lettre de motivation et un curriculum vitae, avant le 9 septembre 2026, à Anne Béraud :
anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participant·es s’ils ou elles ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique de la psychanalyse et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription

  • Régulier : 500$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 300$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.

Programme pour l’année 2026-2027

  1. Rentrée des cartels
  2. Conférence NLS-Québec sur l'objet a
  3. Rencontres cliniques avec patients
  4. Repères en psychopathologie
  5. Atelier de construction de cas
  6. Séminaire ouvert de NLS-Québec vers le congrès de la NLS
  7. Séminaire mensuel du Pont Freudien
  8. 57e rencontre du Pont Freudien
  9. Séminaire clinique fermé de NLS-Québec
  10. 16e Journées d’étude de NLS-Québec
  11. 58e rencontre du Pont Freudien

 

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                                              petit1- Rentrée des cartels

À chaque rentrée du mois de septembre, nous prenons un moment qui constitue un point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisant·es.
C’est aussi le moment où de nouveaux cartels sont formés.


Date :

  • Mercredi 16 septembre 2026 à 19h

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org 
et contactez le responsable des cartels, Fernando Rosa : phernandorosa@yahoo.com.br

 

 

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                                              petit2- Conférence NLS-Québec : Parcours sur l'objet a 
 

Conférence : « Parcours sur l'objet a »
L’objet a est à la fois un concept complexe et opérant dans la clinique. Nous allons en reprendre le parcours conceptuel chez Lacan, car cet objet a, qui relève de son invention, change de valeur au fil de son enseignement. 

 

Date :

  • Mercredi 7 octobre 2026 à 19h

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

 

Enseignante : Anne BÉRAUD

 

 

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                                              petit3- Rencontres cliniques avec patients

Réservé au PEC.
 

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et

d'infirmier·ères, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleur·euses sociales, bref, de tous ceux et celles que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les dits « malades mentaux ».

 

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, il y a une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique.

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il s’agit de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un·e patient·e. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le ou la patiente, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui ou elle, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participant·es au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du ou de la patiente à partir des inventions qu’il ou elle propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du ou de la clinicienne et du discours du ou de la patiente, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

 

Les rencontres cliniques avec des patient·es du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées en France.

 

La formule est, cette année, modifiée afin d'approfondir le travail sur les cas. S'y ajoute un séminaire de lecture.

 

  • De 10h à 11h : visionnement de la vidéo de rencontre avec un.e patient.e.
  • De 11h à 12h : échange sur un article.
    12h à 13h30 : repas
  • 13h30 à 15h30 : retour sur le cas visionné le matin.
  • Samedi 3 octobre 2026 :  « Les psychonévroses de défense », de Freud (dans Névrose, psychose et perversion).
  • Dimanche 21 février 2027 : « D'une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose » (partie 8 avec le Schéma I), de J. Lacan (dans Écrits, p.568 à 583 (ou éd. Points, Vol II, p.84 à 102)).
  • Samedi 3 avril 2027 : « Qu'il est justifié de séparer de la neurasthénie un certain complexe symptomatique sous le nom de "névrose d'angoisse" », de Freud (dans Névrose, psychose et perversion).

Fréquence : 3 fois dans l'année d'une durée de 5h30 : de 10h à 15h30
 

Dates :

  • Samedi 3 octobre 2026 de 10h à 15h30.
  • Dimanche 21 février 2027 de 10h à 15h30.
  • Samedi 3 avril 2027 de 10h à 15h30.

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.
 

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                                                      bleu petit4- Repères en psychopathologie

Réservé au PEC.

Nous reprendrons les repères nosographiques de la psychopathologie à partir des structures névrose-psychose.
 

Date :

  • Mercredi 27 janvier 2027 à 19h

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

 

Enseignante : Anne BÉRAUD

 

 

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                                                      bleu petit5- Atelier de construction de cas

Réservé au PEC.
 

La présentation de cas est une pratique fondamentale pour la formation à la clinique psychanalytique, comme pour la recherche clinique en psychanalyse. Celle-ci ne peut se passer de la logique du cas et des principes qui régissent l'expérience de l'analyse.

« Un récit de cas implique toujours un choix du clinicien ; celui d’extraire, d’épingler, de mettre en avant ou de laisser de côté un certain nombre d’éléments pour cerner l’«os» du cas. Un cas, en psychanalyse, est une écriture qui tente d’attraper le plus singulier du sujet. Comment se nouent écriture et clinique ? À l’heure où nous sommes poussés à une logique de remplissage de cases, l’écriture de cas apparaît comme une manière de préserver l’incomparable de l’un par un.»* (* Omaïra Meseguer. Conférence « Qu’est-ce que construire un cas en psychanalyse? » présentée au CARPH en octobre 2020).

À partir des coordonnées établies par Sigmund Freud et Jacques Lacan pour la construction d'un cas, et soulignant qu'il ne s'agit pas d'une simple compilation de données, ni d'une simple anamnèse, mais plutôt de revoir les cas dans leur singularité, nous vérifions ainsi la cohérence et l'actualité de la psychanalyse que nous pratiquons. Pour cette raison, il s'agit toujours de préciser la logique analytique déduite du détail et donc de la particularité de chaque cas.

Pour cela, une question doit se dégager dans le texte de chaque cas.
La clinique psychanalytique interroge le praticien sur l'effectivité de son acte.

Cette activité est incontournable pour ceux et celles qui souhaitent se former à la pratique clinique.

L'élucidation des cas permettra l'articulation de la pratique et de la théorie.


À chaque séance, il sera demandé à à un·e participant·e au Programme d'Études Cliniques de présenter un cas.

 

Fréquence : 3 fois dans l'année d'une durée de 1h30, par Zoom.
 

Dates : samedi de 10h à 11h30 :

  • Samedi 5 décembre 2026 : par Zoom
  • Samedi 13 février 2027 : par Zoom
  • Samedi 10 avril 2027 : par Zoom

Enseignante : Omaïra MESEGUER (Paris)

 

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                                              petit6- Séminaire de NLS-Québec vers le congrès de la NLS

 

Étude collective d'un texte de Jacques Lacan sur le thème du congrès 2027 de la NLS + présentations de deux cas cliniques.
 

  •  10h -12h30 : Présentation du texte et discussion, animée par Fernando Rosa et Anne Béraud. Les participants auront lu les textes auparavant. 
    12h30 - 14h : Pause.
  • 14h - 16h : Présentations de deux cas cliniques.

Date :

  • Samedi 23 janvier 2027, de 10h à 16h

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

 

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                                              petit7- Séminaire mensuel du Pont Freudien

 

Fréquence : mensuel.

Durée : 10 mois.

 

Étude du Séminaire XVI D'un Autre à l'autre, de Jacques Lacan.
 

Jacques Lacan, Le Séminaire XVI D'un Autre à l'autre, (1968-1969), Texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 2006.

Alors que le Séminaire XV s’interrogeait sur la fin de l’analyse et l’invention de la « passe », le Livre XVI se concentre sur le rapport entre le grand Autre (lieu de la parole et du langage) et la jouissance. Prononcé dans l’effervescence de l’après-mai 1968, ce séminaire introduit le concept de plus-de-jouir, inspiré de la plus-value de Marx, pour donner une forme comptable à la jouissance. À l’aide d’une approche logique influencée par Gödel, il démontre l’inconsistance de l’Autre, affirmant que seul l’objet a peut désormais conférer une « consistance logique » au sujet.  Cliniquement, Lacan propose une étude inédite de la perversion, définissant le pervers comme un « défenseur de la foi » qui s’efforce de combler le trou dans l’Autre. Ce livre sert ainsi d’atelier où se développent les outils nécessaires à la future formalisation des quatre discours.
Nous examinerons cette année le Séminaire XVI, en travaillant 11 premiers chapitres (les trois premières parties du Séminaire). Nous le poursuivrons l'année suivante.

 

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

 

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

 

Les mercredis de 19h à 21h :

  • Mercredi 23 septembre 2026 : Chapitre 1 - Anne Béraud -
  • Mercredi 14 octobre 2026 : Chapitre 2 - Anne Béraud - 
  • Mercredi 25 novembre 2026 : Chapitre 3 - William Delisle
  • Mercredi 9 décembre 2026 : Chapitre 4 - Christophe Roiné
  • Mercredi 13 janvier 2027 : Chapitres 5 et 6 - William Delisle
  • Mercredi 10 février 2027 : Chapitre 7 - Fernando Rosa
  • Mercredi 10 mars 2027 : Chapitre 8 - Fernando Rosa
  • Mercredi 7 avril 2027 : Chapitre 9 - Antoine Forcione
  • Mercredi 5 mai 2027 : Chapitre 10 - Christophe Roiné
  • Mercredi 9 juin 2027 : Chapitre 11 - Charles-Philippe Laperrière

Le travail en cartel

Pour travailler ce Séminaire XV, chaque participant·e au Programme d’études cliniques s'inscrira dans un cartel, afin qu’il ou elle puisse approfondir la lecture des leçons en groupe et individuellement.
 

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.


Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire XV pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chacun des cartels.


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                                              petit8- 57e Rencontre du Pont Freudien

57e rencontre : 23, 24 octobre 2026 avec Angèle TERRIER :
L'enfant, son symptôme et sa famille.
La demande de l'enfant en psychanalyse.

 

  • Conférence : vendredi 23 octobre 2026 à 19h : « L'enfant, son symptôme et sa famille ».
  • Séminaire de lecture : samedi 24 octobre 2026 de 10h à 13h :
    - Jacques
    Lacan, « Note sur l'enfant », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 373-374. Présenté par Angèle TERRIER.
    - S. Freud « Le créateur littéraire et la fantaisie », L’inquiétante étrangeté et autres essais, présenté par William DELISLE.
  • Séminaire théorique : samedi 24 octobre de 14h30 à 17h : « La demande de l'enfant en psychanalyse ».

Argument conférence : « L'enfant, son symptôme et sa famille »
Quand des parents consultent pour leur enfant, en institution ou au cabinet de l’analyste, il revient à ce dernier d’extraire l’enfant du discours dans lequel il est pris pour parier sur la singularité de son symptôme. Du côté des enfants, l’agitation, la colère, l’angoisse ou l’inhibition sont souvent au premier plan. Faire une place aux signifiants de chacun et accueillir les liens symptomatiques qui tissent la famille fondent la possibilité de la rencontre analytique avec un enfant.

Argument séminaire : « La demande de l'enfant en psychanalyse »
Nous préciserons la place de la demande et du désir pour la constitution du sujet. Toute demande, au-delà du besoin qui s’y articule, confronte le sujet à ceci qu’il reste d’autant plus privé que son « besoin articulé dans la demande est satisfait 1 » dit Lacan. Nous commenterons cette citation. Ce qui pousse à parler et cause le désir, c’est que l’objet ne comble jamais le besoin et puisse être demandé.
1- Lacan J., « La direction de la cure », Écrits, Paris, Seuil, coll. Champ freudien, 1966, p. 627.

 

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

 

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/


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                                              petit9- Séminaire clinique fermé de NLS-Québec

 

Réservé au PEC et aux membres de NLS-Québec.
 

Invitée : Angèle TERRIER

Séminaire fermé : avec Angèle TERRIER
Deux cas présentés par William DELISLE et Charles-Philippe LAPERRIERE et un cas présenté par Angèle TERRIER.

 

William DELISLE a exercé comme éducateur spécialisé en soins palliatifs pédiatriques au Phare enfants et familles. Il travaille depuis 2015 au centre de jour alternatif en santé mentale Club Ami, et en est le directeur depuis 2019. Il est membre du comité organisateur du Pont freudien.
Charles-Philippe LAPERRIERE est accompagnant au communautaire depuis 2022 et écrivain.

 

Date :

  • Dimanche 25 octobre 2026 de 10h à 12h30

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.


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                                              petit10- 16e Journées d’étude de NLS-Québec

Invité : Pierre EBTINGER
Dates : Vendredi 19, samedi 20, dimanche 21 février 2027
 

16e Journées d'étude théorico-clinique
 

Vendredi 19 février 2027 à 19h : Conférence


Samedi 20 février 2027 :

  • Samedi 20 février de 10h à 13h : Séminaire théorique.
  • Samedi 20 février de 14h30 à 17h : Séminaire clinique : Présentation de deux cas cliniques, commentés par Pierre EBTINGER.

Dimanche 21 février 2027 de 10h à 15h30 : réservé aux inscrits au PEC

Vidéo de rencontre avec patient : La formule est, cette année, modifiée afin d'approfondir le travail sur les cas. S'y ajoute un séminaire de lecture.

 

  • De 10h à 11h : visionnement de la vidéo de rencontre avec un.e patient.e.
  • De 11h à 12h : échange sur « D'une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose » (partie 8 avec le Schéma I), de J. Lacan (dans Écrits, p.568 à 583 (ou éd. Points, Vol II, p.84 à 102)).
    12h à 13h30 : repas
  • 13h30 à 15h30 : retour sur le cas visionné le matin.

Argument de la Conférence

 

Argument du séminaire

 

 

Lieu : UQÀM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

 

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                                              petit11- 58e Rencontre du Pont Freudien

58e rencontre : 23, 24, 25 avril 2027 avec Laurent OTTAVI :

« L’artiste précède le psychanalyste »
Pour traiter d'un tel sujet, Laurent Ottavi dialoguera avec des artistes invités.

 

  • Vendredi 23 avril 2027 à 19h : conférence
  • Samedi 24 avril 2027 de 10h à 13h : séminaire de lecture
  • Samedi 24 avril de 14h30 à 17h : rencontre
  • Dimanche 25 avril 2027 de 10h à 12h30 : rencontre

Argument conférence
 

Argument séminaire : « L’artiste précède le psychanalyste »
Si l’artiste toujours précède le psychanalyste, tant pour Freud que pour Lacan, ce dernier se fait plus direct : à l’instar de Marguerite Duras, l’artiste « sait » sans l’avoir appris de Lacan, ce que celui-ci enseigne.

 

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

 

Les enseignants :

  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'École Une (2018-2021). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une cinquantaine d'articles et contribution aux ouvrages collectifs Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017 ; La práctica del pase en las Escuelas del Campo freudiano, sous la direction de Jacques-Alain Miller et Alejandra Glaze, Buenos Aires, Gramma, 2022 ; Pour une renaissance de la psychanalyse québécoise, sous la direction de Nicolas Lévesque, PUM, 2025.
     
  • Fernando S. Rosa. PhD. Psychanalyste à Montréal. Secrétaire de NLS-Québec. Accueillant à la Maison Buissonnière. Licence en philosophie (Université de São Paulo), Master en philosophie (UQAM), Doctorat en sciences des religions (UdeM), Doctorat en philosophie (Université de Strasbourg), Master en thérapie familiale et conjugale (Université Ibero-americana). Enseignant dans le cadre des Séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :

  • Angèle TERRIER. Psychanalyste à Paris (France). Membre de l'École de la Cause freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse. Directrice du lieu d’accueil enfants-parents « CLAP-passage des tout-petits », psychologue dans un service de psychiatrie infanto-juvénile, DESS de psychologie clinique et pathologique, DEA de psychanalyse (Paris 8). Autrice de nombreux articles.
     
  • Pierre EBTINGER. Psychanalyste à Strasbourg (France), Psychiatre. Membre de l'École de la Cause freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignant et coordinateur de la Section clinique de Strasbourg. Auteur de nombreux articles, dont les derniers : « Rencontres à portée de clic », Ornicar ? n°63 (à paraître), revue du Champ freudien, 2026 ; « Balint, la fin maniaco-dépressive », Ornicar ? n°62, revue du Champ freudien, avril 2026 ; « Le silence du sexe », La Cause du désir n°121, Le Champ freudien, décembre 2025.
     
  • Laurent OTTAVI. Psychanalyste à Rennes (France). Membre de l'École de la Cause freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Professeur de psychopathologie à l’université de Rennes 2, enseignant à la Section clinique de Rennes, doctorat d’État et habilitation à diriger des recherches en psychopathologie, doctorat en linguistique (3e cycle). Auteur de nombreux articles.
     
  • Omaïra MESEGUER. Psychanalyste à Paris. Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF (2021-2024). DESS de psychologie clinique et pathologique (Université Rennes 2), DEA de psychanalyse (Université Paris 8). Auteure de nombreux articles.
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    Prologue de Guitrancourt

    par Jacques-Alain Miller

    « Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
     

    On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

    Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

    Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
     

    Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
     

    Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
     

    L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
     

    Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
     

    Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes. Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

    L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
     

    Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

    Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

    On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

    La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

    Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas.»

     

    Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
     

    [1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.