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Durée : 2 ans. |
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DescriptionÉtude du Séminaire X L'angoisse, de Jacques Lacan. En 1962-63, Lacan tient son séminaire sous le titre : L'angoisse (1). Nous étudierons cette année 2020-21, les deux premières parties du Séminaire X « Introduction à la structure de l'angoisse » et « Révision du statut de l'objet », soit les 11 premiers chapitres. (1) Lacan J., Le Séminaire, Livre X L'angoisse, Paris, Seuil, 2004.
Pour travailler ce Séminaire X, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel. Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum. Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire X dans chacun des cartels.
Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire X, dans le cadre du séminaire mensuel. La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel. |
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Fréquence : 4 fois dans l'année. La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière. Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII. Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines. Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale. La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées. Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie. Cette activité fait partie de la formation clinique. Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle. Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole ou par Dominique Vallet.
Une discussion clinique suivra la projection. Fréquence : 4 fois dans l'année. Dates :
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Fréquence : mensuel. Durée : un an. |
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Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire X de Jacques LACAN : L'angoisse. Cette année, nous étudierons les deux premières parties du Séminaire X : « Introduction à la structure de l'angoisse » et « Révision du statut de l'objet », soit 11 chapitres. Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires Bibliographie : Les mercredis de 19h à 21h :
Le chapitre 3 sera commenté par l'invitée du Pont Freudien : Omaïra Meseguer, dimanche 18 octobre 2020. |
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50ème rencontre : 16, 17, 18 octobre 2020 avec Omaïra MESEGUER : « Irruption du sexuel ».
51ème rencontre : 16, 17, 18 avril 2021 avec Beatriz GONZALEZ-RENOU : « Des enfants en psychanalyse ».
Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/ |
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| Date : Samedi 27 et dimanche 28 mars 2021.
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7e Journées d'étude théorico-clinique : théme en lien avec celui du congrès 2021 de la NLS : « Effets corporels de la langue ». Samedi 27 mars 2021 : 9h30-17h30. 5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution seront discutés.
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Les enseignants :
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Les enseignants invités :
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Prologue de Guitrancourtpar Jacques-Alain Miller |
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« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse. On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation. Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée. Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université. L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe. Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet. Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.
Jacques-Alain Miller, 15 août 1988. |
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1- Soirée des cartels