Programme d'études cliniques du Québec 2019-2020 : inscription jusqu'au 8 septembre 2019

 

Bandeau Programme clinique

 


Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?


Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
http://www.amp-nls.org/page/fr/49/nls-messager/0/2013-2014/1493

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission


Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 8 septembre 2019, à Anne Béraud :

anne.beraud@pontfreudien.org

Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription


  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.
Chèque à faire à l'ordre de NLS-Québec et à envoyer à :
Benjamin Mortagne
522 1e avenue,
Montréal, QC, H4G 2V5

 
 
 

Programme pour l’année 2019-2020


  1. La matinée des cartels
  2. Séminaire théorico-clinique
  3. Rencontres cliniques avec patients
  4. Nosographie psychiatrique
  5. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  6. Les deux rencontres annuelles du Pont Freudien
  7. Journées d’étude de NLS-Québec
  8. Conférence-séminaire de NLS-Québec

 

icone bleu petit1- Matinée des cartels


Date : Samedi 14 septembre 2019 de 10h à 12h.

Matinée qui constitue le point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une matinée des cartels a lieu.

10h00 – Ouverture
10h20 – 11h30 – Présentations et discussion.

11h30 – 12h - Formation de nouveaux cartels et répartition dans les cartels des inscrits au Programme d'études cliniques
Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

 

icone bleu petit2- Séminaire théorico-clinique


 

Durée : 2 ans.

Description


Étude du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.

En 1957-58, Lacan tient son séminaire sous le titre : Les formations de l'inconscient (1).
Lacan aborde les formations de l’inconscient par un commentaire de l’ouvrage de Freud sur le mot d’esprit (2), auquel les sept premières leçons sont consacrées. L’analyse du Witz - mot d'esprit - donne les coordonnées du sujet de l’inconscient, étranger à sa propre perception de lui-même. La structure du mot d’esprit met d’emblée l’accent sur l’Autre, car le mot d’esprit nécessite la sanction et l’authentification de l’Autre. Le trait d’esprit équivaut à une création dans laquelle le désir trouve à se faufiler. C'est une réalisation de désir, en tant que formation de l'inconscient, que l’Autre entérine. L’Autre authentifie une signification nouvelle, non contenue dans le code ; ce qui donne un Autre de la garantie « capable de donner le fondement de la loi ». La satisfaction propre du witz réside dans le fait de faire passer quelque chose du désir « hors code », et d'en recevoir tout de même la reconnaissance de l’Autre.
 

La deuxième partie traite de la logique de la castration, à partir du Complexe d’Œdipe et de la métaphore paternelle. Le Séminaire V se prête à une étude minutieuse, étage par étage, du graphe du désir, véritable construction du sujet, en lien avec l'Autre. Le graphe, enrichi au fur et à mesure de notations cliniques, condense les développements freudiens sur l’Œdipe. Lacan procède alors à une lecture détaillée des textes freudiens.
L’objet, le signifiant, la demande, le désir, la pulsion, trouvent à s’insérer dans le graphe, qui figure progressivement un grand Autre à multiples étages, que le sujet a à parcourir, jusqu’au Nom-du-Père, signifiant ultime assurant la stabilité de la construction œdipienne.
Le sujet se trouve affecté par le désir, mais ne peut parvenir à l’articuler, à véritablement le signifier du fait de la subversion de ce désir par le signifiant.
 

La troisième partie intitulée « La signifiance du phallus » aborde le fait qu'à travers une succession d’opérations, le phallus prend en charge l’ensemble de la signification, en tant que « symbole général de cette marque, de ce manque fondamental nécessaire à introduire le désir dans le signifiant », à condition que soit en place le signifiant particulier qu’est le Nom-du-Père et qui assure l’ancrage du signifiant dans la loi.
Le séminaire sur Les formations de l’inconscient est un véritable traité sur cette notion si problématique et difficile à saisir qu’est le phallus.
 

La quatrième partie revient sur le désir, à partir de la dialectique du désir et de la demande dans la clinique et les cures des névrosés. Lacan, à partir du désir, interroge la clinique de l’hystérique et de l’obsessionnel.
Subverti par le signifiant et restant de ce fait toujours inexprimé, le désir demeure au-delà du signifiant, à quoi les symptômes hystérique et obsessionnel ouvrent des voies d’accès différentes. L’Autre est à la fois le lieu où se découvre le désir et en même temps une structure qui empêche sa réalisation. Face à cette impasse constitutive du sujet, l’hystérique accentue l’insatisfaction du désir, et cherche dans le désir de l’Autre l’indice du sien propre, tandis que la stratégie de l’obsessionnel est de faire du désir un désir interdit, impossible, qui nie l’Autre comme tel.

Le chapitre XXIV, « Transfert et suggestion », donne des indications précieuses concernant l’opération analytique, séparant la suggestion du transfert, et permettant ainsi au sujet de trouver accès à son désir.
 

Nous étudierons cette année 2019-2020, les deux dernières parties du Séminaire V « La signifiance du phallus » et « La dialectique du désir et de la demande dans la clinique et dans la cure des névroses », soit les 15 derniers chapitres.
Il est possible d'entrer dans le Séminaire V directement à partir de la partie 3.
 

(1) Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient, Paris, Seuil, 1998.

 

Pour travailler ce Séminaire V, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire V dans chacun des cartels.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire V pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire V, dans le cadre du séminaire mensuel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

icone bleu petit3- Rencontres cliniques avec patients


 

Fréquence : 4 fois dans l'année.

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole ou par Dominique Vallet.


Guy Briole est psychanalyste à Paris, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.
 

Dominique Vallet est psychanalyste à Toulon, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Il est membre de l’École de la Cause freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il a été manager hospitalier au sein du Service de Santé des Armées.


Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 4 fois dans l'année.

Dates :

  • mercredi 23 octobre 2019 à 18h30.
  • mercredi 27 novembre 2019 à 18h30.
  • mercredi 25 mars 2020 à 18h30.
  • mercredi 20 mai 2020 à 18h30.

icone bleu petit4- Nosographie psychiatrique

Fréquence : 2 fois dans l'année.

Durée : un an.

Les descriptions cliniques propres à la nosographie et à la sémiologie psychiatriques classiques font partie des notions fondatrices de la psychanalyse.

Les tentatives pour comprendre la folie, et la souffrance psychique en général, remontent à bien avant les débuts de la psychanalyse. Les psychiatres ont côtoyé la folie de près et certains d’entre eux en ont décrit les phénomènes de façon très fine.

Freud s’est appuyé sur la nosographie de son époque pour penser les catégories cliniques, névrose, psychose et perversion.

Psychiatre de formation, Lacan a recours à la classification psychiatrique classique pour aborder les phénomènes psychotiques. De Clérambault, qui a décrit l’automatisme mental, fut son maître.

Revenir aux notions fondamentales de la psychiatrie classique et retracer le cheminement qui a amené aux classifications et descriptions cliniques, permet à l’analyste de mieux se repérer devant la multiplicité des symptômes contemporains, psychotiques ou névrotiques, pour savoir y répondre. Tant sur le plan théorique que clinique, le clinicien gagne à se servir des apports précieux que la psychiatrie nous a légué.

Repères historiques, descriptions des catégories et sémiologie psychiatriques, feront partie de ce module d’introduction qui se déroulera en trois séances de deux heures :

 

Les mercredis de 19h à 21h :

 

  • 29 janvier 2020
  • 18 mars 2020

Enseignante : Mercedes Rouault

icone bleu petit5- Séminaire mensuel


Fréquence : mensuel.

Durée : un an.


Cette année le séminaire mensuel portera sur la lecture du Séminaire V de Jacques LACAN : Les formations de l’inconscient.
Lacan J., Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

 

Les mercredis de 19h à 21h :

 

  • 18 septembre 2019 : chapitre 14 - Mercedes Rouault.
  • 9 octobre 2019 : chapitre 15 - Pierre Lafrenière.
  • Dimanche 20 octobre 2019 : les chapitres 16 et 17 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Sonia Chiriaco, dans le cadre de la 48e rencontre du Pont Freudien.
  • 6 novembre 2019 : chapitre 18 -
  • 4 décembre 2019 : chapitre 19 - Anne Béraud.
  • 15 janvier 2020 : chapitre 20 - Ruzanna Hakobyan.
  • 5 février 2020 : chapitre 21 - Fernando Rosa.
  • Dimanche 16 février 2020 : les chapitres  22 et 23 seront commentés par l'invité du Pont Freudien : Fabian Fajnwaks, dans le cadre de la 49e rencontre du Pont Freudien.
  • 11 mars 2020 : chapitre 24 - Fernando Rosa.
  • 1er avril 2020 : chapitres 25 et 26 - Mercedes Rouault.
  • 6 mai 2020 : chapitre 27 - Pierre Lafrenière.
  • 3 juin 2020 : chapitre 28 - Amal Wahbi.

Les chapitres 16 et 17 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Sonia CHIRIACO, dimanche 20 octobre 2019.
Les chapitres 22 et 23 seront commentés par l'invité du Pont Freudien : Fabian FAJNWAKS, dimanche 16 février 2020.

icone bleu petit6- Rencontres du Pont Freudien

Fréquence : deux soirs et deux fins de semaine

48ème rencontre : 18, 19, 20 octobre 2019 avec Sonia CHIRIACO : « Rêves en psychanalyse - Quand le réel perce ».
  • Conférence : vendredi 18 octobre 2019 à 19h30 : « Le désir foudroyé - sortir du traumatisme par la psychanalyse ».
     

    Le traumatisme évoque le choc, la blessure et aussi l'angoisse, les cauchemars, les symptômes, le suspens du désir... Comment en sortir ?
    La victimologie fait équivaloir traumatisé et victime. Ouvrant une autre perspective, la psychanalyse suppose toujours un sujet derrière la victime, même s’il semble avoir disparu sous le trauma. Plutôt que l’événement lui-même, elle souligne ce que le sujet en fait. Nul autre que lui ne saura mieux dire le réel qu’il a rencontré, imprévisible, brutal, inassimilable. Loin de réduire le sujet à être victime, objet de l’Autre, l’analyse lui permet de cerner son implication dans sa souffrance qui fait énigme. Elle restitue alors au sujet sa part de responsabilité et, par là, son désir. Là est le paradoxe : plus on est capable de porter la charge de son tourment, plus on a de chances de s’en délester. S’arracher au statut social de victime, faire l’hypothèse de l’inconscient, déchiffrer son symptôme requiert une forme de courage. Quelque chose de l’événement traumatique résiste toujours à la symbolisation : le traumatisme constitutif de l’être humain est structurel et comporte une part insoluble. L’intensité d’un trauma ne saurait se mesurer par questionnaire anonyme universel. Sonia Chiriaco illustrera par des cas cliniques combien l’expérience subjective du trauma est toujours singulière et comment l’expérience analytique permet à chacun d’inventer la solution qui lui est propre pour sortir de son impasse.
     

  • Séminaire théorique : samedi 19 octobre de 9h30 à 13h : « Rêves en psychanalyse - Quand le réel perce ».

    En inventant la psychanalyse, Freud s’est adressé au sujet pour lui dire ceci : « Ici, dans le champ du rêve, tu es chez toi. Wo es war, soll Ich werden ».1 Lacan relève ainsi l’audace de Freud en soulignant la nouveauté de son entreprise. Faire du rêve la voie royale de l’inconscient n’a pas seulement marqué la psychanalyse pour toujours mais aussi toute notre culture. Qui ne s’est jamais essayé à interpréter ses rêves en suivant l’indication de Freud selon laquelle le rêve est l’accomplissement d’un désir ? Les analysants, quant à eux, découvrent que les rêves eux-mêmes les interprètent ; en leur révélant un sens inédit, ils participent à l’avancée de la cure… et le sens court ainsi jusqu’à se dévider. Les rêves font donc partie intégrante du transfert, ils soutiennent le désir de savoir… mais aussi bien la défense ! C’est que l’inconscient est rebelle, trompeur, et ne connaît pas la contradiction. Certains rêves endorment et d’autres réveillent, signalant un réel, comme Freud l’avait aperçu. Nous nous intéresserons aussi aux rêves de fin d’analyse qui, mieux que d’autres, isolent un hors sens, parfois sous la forme de Witz.
    1- Lacan J., Le séminaire Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Seuil, p. 45.
  • Séminaire clinique : samedi 19 octobre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques par Jessica ABDELMOUMENE (psychologue clinicienne à Montréal) et un autre clinicien du Québec, cas qui seront ensuite commentés par Sonia CHIRIACO.
  • Séminaire de lecture : dimanche 20 octobre de 10h à 13h : Chapitres 16 et 17 du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.

    Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998, chapitres 16 et 17, pp. 287-317.
    par Sonia CHIRIACO.

    Sigmund Freud, « Quelques additifs à l'ensemble de l'interprétation des rêves » (1925), Résultats, idées, problèmes, Tome II, Paris, P.U.F., 1985. pp. 141-152 ; (texte disponible sur Internet).
    par Pierre LAFRENIÈRE (Intervenant psychosocial dans le milieu de la santé mentale, co-fondateur du Pont Freudien).

49ème rencontre : 14, 15, 16 février 2020 avec Fabian FAJNWAKS : « Le rêve, son interprétation et son usage dans la cure lacanienne».


  • Conférence : vendredi 14 février 2020 à 19h30 : sujet à venir
  • Séminaire théorique : samedi 15 février de 9h30 à 13h : « Sur le rêve ».
  • Séminaire clinique : samedi 15 février de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques commentés par Fabian FAJNWAKS.
  • Séminaire de lecture : dimanche 16 février de 10h à 13h : Chapitres 22 et 23 du Séminaire V Les formations de l'inconscient, de Jacques Lacan.
    Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient (1957-58), Paris, Seuil, 1998, chapitres 22 et 23, pp. 387-421.
    par Fabian FAJNWAKS.
    Sigmund Freud, un texte sur l'interprétation des rêves, présenté
    par Ruzanna HAKOBYAN (Psychanalyste à Montréal, membre de la New Lacanian School (NLS) dont elle est secrétaire, et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), Vice-Présidente de NLS-Québec).

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

icone bleu petit7- Journées d’étude de NLS-Québec


Date : Samedi 30 et dimanche 31 mai 2020.

Journées d'étude théorico-clinique : théme en lien avec celui du congrès 2020 de la NLS : « L'interprétation : de la vérité à l'événement »
Samedi 30 mai 2020 : 9h30-17h30.
Dimanche 31 mai 2020 : 9h30-13h30.

5 présentations de cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution seront discutés.
Des exposés théoriques. Une matinée consacrée à la passe avec un témoignage d'AE.
Invitées : Lieve BILLIET et Florencia Fernandez Coria SHANAHAN , AE (Analyste de l'École).


Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/

 

icone bleu petit8- Conférence-séminaire de NLS-Québec


Date : Jeudi 3 octobre 2019 à 19h : « L'altérité dans les psychoses ».
Conférence de Marcelo VERAS.
Conférence-séminaire : « L'altérité dans les psychoses ».
 
Qui est l'Autre pour le sujet psychotique ? Cette question progresse au cours de l'enseignement de Lacan, assumant des contours qui éloignent progressivement sa théorie des psychoses de la théorie freudienne, en particulier dans la question du narcissisme primaire et des névroses narcissiques. À partir du Séminaire III, il est possible de trouver un effort de Lacan pour rendre compte du narcissisme primaire de Freud, et du problème que ce concept apporte à la relation avec l'Autre, à travers une étude sophistiquée de la topologie qui trace les relations multiples entre l'autre et le "même".

Marcelo Veras. Psychanalyste à Salvador (Brésil) (AME). Analyste Membre de La Escola Brasileira de Psicanalise (EBP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Psychiatre, Master de psychanalyse (Université Paris 8), Doctorat en psychologie (Université fédérale de Rio de Janeiro). Auteur des livres La folie entre nous ; Selfie, donc, j'existe.

Les enseignants :


  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'École Une en exercice (2018-2021). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une trentaine d'articles publiés dans six langues et contribution aux ouvrages collectifs Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) dont elle est secrétaire, et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Vice-présidente de NLS-Québec. Licence de psychologie (Université d’Erevan), Master de psychanalyse (Université Paris 8). Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Mercedes Rouault. Psychanalyste. Psychiatre. Membre de NLS-Québec. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :


  • Sonia Chiriaco. Psychanalyste à Paris (A.M.E.). Analyste Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Psychologue clinicienne, DESS de psychologie clinique et pathologique (Université Paris 8). Elle a été A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF (2010-2013). Auteure de nombreux articles et du livre Le désir foudroyé -  Sortir du traumatisme par la psychanalyse, Ed. Navarin Le Champ freudien, 2012.
  • Fabian Fajnwaks. Psychanalyste à Paris. Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Maître de conférences au Département de psychanalyse de l’Université Paris 8, DESS de psychologie clinique et pathologique (Université Paris 5), doctorat de psychologie clinique (Université Rennes 2), doctorat de psychanalyse (Université Paris 8). Il a été A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF (2015-2018). Auteur de nombreux articles et de livres, dont : Clartés de tout - de Lacan à Marx, d’Aristote à Mao, un ouvrage d 'entretiens avec Jean-Claude Milner, conduits avec Juan Pablo Luchelli, publié chez Verdier, Paris, 2011 ; il contribue à Elles ont choisi - Les homosexualités féminines, un ouvrage collectif sous la direction de Stella Harrison, Éditions Michèle, 2013 ; il co-dirige et participe avec Clotilde Leguil à l'ouvrage collectif Subversion lacanienne des théories du genre, in coll. "Je est un autre", des Editions Michèle, 2015. Il est l'actuel rédacteur en chef de la revue La cause du désir.
  • Florencia Fernandez Coria Shanahan. Psychanalyste à Dublin (Irlande). Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de la NLS en exercice (2019-2022). Membre de ICLO Society of the NLS (Irish Circle of Lacanian Orientation of the New Lacanian School) www.iclo-nls.org. Licence de Psychologie (UNLP, Argentine). Auteure de nombreux articles.
  • Lieve Billiet. Psychanalyste à Gand (Belgique) (A.M.E.). Analyste Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Membre du Kring voor Psychoanalyse van de NLS.
    Docteur en psychologie clinique, enseignante à la Section Clinique PPaK-Gent. Auteure de nombreux articles.
     

Bloc bleu petit

Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller


« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.