Programme d'études cliniques du Québec 2022-2023: inscription jusqu'au 7 septembre 2022

Qu’est-ce que le Programme d'études cliniques?


Orienté par l’enseignement de Jacques Lacan, le Programme d'études cliniques vise dans ses objectifs l'enseignement de la psychanalyse, tant théorique que clinique.

Le Programme d'études cliniques s’adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, en formation, des soignants ou des intervenants en « santé mentale », ainsi qu’à des analysants, qui décident d’orienter leur pratique à partir de la psychanalyse.

Le Programme d'études cliniques s'inscrit dans l'espace de l'Institut du Champ Freudien et de l'Association UFORCA, rattachée à l'Union pour la Formation Continue en Clinique Analytique pour l'Université Populaire Jacques Lacan (UPJL). De nombreux programmes, antennes et sections cliniques dans plusieurs pays du monde en font partie. Voir le communiqué suivant :
https://www.lacan-universite.fr/uforca-pour-luniversite-populaire-jacques-lacan/

Les activités ont lieu de septembre à juin de chaque année.

Admission


Sur dossier et entretien préalable.

Au-delà de tout critère administratif, les admissions sont prononcées au un par un après un entretien du candidat avec un des responsables du Programme d'études cliniques.

Pour faire la demande, il est nécessaire d’avoir un diplôme de niveau universitaire ou en cours d'acquisition.

Il n’y a pas de limite d’âge pour solliciter l’admission.

La demande d’admission doit être adressée, avec lettre de motivation et curriculum vitae, avant le 7 septembre 2022, à Ruzanna Hakobyan, Mercedes Rouault et Anne Béraud :

rhakobyan@gmail.com
mercedes.rouault@gmail.com
anne.beraud@pontfreudien.org

Pour les inscrits des années précédentes, la réinscription ne nécessite pas d'entretien.
Une attestation de participation au programme sera remise aux participants s’ils ont rempli les conditions exigées (d'avoir participé à la totalité du programme).

La participation au Programme d'études cliniques n’autorise pas la pratique psychanalytique et ne confère pas un titre de psychanalyste.

Tarif d'inscription


  • Régulier : 490$
  • Étudiants : 290$
  • Membres de NLS-Qc : 290$

Ces tarifs comprennent l'inscription à l'ensemble des activités incluses dans le Programme d'études cliniques.

  • Virement interact à : elea.roy@hotmail.fr
    avec la question suivante : "Prénom de Lacan". Réponse : Jacques.
  • Chèque à faire à l'ordre de NLS-Québec et à envoyer à :
    Eléa Roy - Trésorière de NLS-Québec
    7613 bd Saint-Laurent-Montréal, Qc, H2R 1W9

Programme pour l’année 2022-2023


  1. Matinée des cartels
  2. Rencontres cliniques avec patients
  3. Construction de cas
  4. Séminaire mensuel organisé par le Pont Freudien
  5. Une rencontre annuelle du Pont Freudien
  6. Journées d’étude de NLS-Québec
  7. Séminaire nouages - NLS-Québec

 

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                                              petit1- Matinée des cartels


Date : Samedi 17 septembre à 10h

Moment qui constitue un point d'orgue du travail en cartel, puisque c'est le lieu où sont exposés les travaux des cartellisants.

À chaque rentrée du mois de septembre, une rencontre des cartels a lieu.

10h00 – Ouverture
10h20 – 11h30 – Présentations et discussion.
11h30 – 12h30 - Formation de nouveaux cartels et répartition dans les cartels des inscrits au Programme d'études cliniques
Lieu : UQAM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, H2X 1K1, Métro Berri-UQAM.
Pour plus d’informations, consultez : http://nls-quebec.org

et contactez Ruzanna Hakobyan, responsable des cartels à NLS-Québec : rhakobyan@gmail.com

 

 

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                                              petit2- Rencontres cliniques avec patients


 

Fréquence : 3 fois dans l'année.

La « présentation de malades » a été au principe même de la formation, depuis le milieu du 19ème siècle, de générations successives de psychiatres et d’infirmiers, puis plus tard de psychologues et de psychanalystes, mais aussi de travailleurs sociaux, bref, de tous ceux que leur fonction destinait à soigner à l’hôpital, comme à accompagner hors de l’hôpital, les « malades mentaux ».

La « présentation de malades » est donc une pratique psychiatrique très ancienne et précieuse, particulièrement à l’école française. Elle est associée au tableau d'André Brouillet, Une leçon clinique du Dr Charcot à la Salpêtrière.

Traditionnellement, cette activité appartenait au strict champ psychiatrique, mais depuis les années 60, elle a été réintroduite par Jacques Lacan, avec les présentations de malades qu’il menait à l’hôpital Ste Anne à Paris. Elle est devenue un instrument du travail psychothérapique à l’hôpital, mais aussi de formation des psychanalystes dans le cadre des Programmes, Antennes et Sections cliniques créés sous les auspices du Département de psychanalyse de Paris VIII.
 

Dans le moment actuel, notamment en Amérique du Nord, on peut constater un certain déclin de la méthode clinique, dans une psychiatrie qui vise plus une définition de la maladie mentale à partir de l’application d’une série d’échelles qu’une référence formelle à la singularité du cas. Il y a donc une perte de référence à la clinique, tant dans la formation que dans la recherche et dans la pratique, qui se trouve de plus en plus réduite autour d’une nosologie limitée à des constellations syndromiques d’items co-occurents, propres aux classifications a-théoriques contemporaines.
 

Le Programme d'études cliniques vise à maintenir vivante la clinique psychanalytique qui se trouve de plus en plus effacée de la psychiatrie, de la psychologie et du champ de la santé mentale. Il ne s’agit donc pas d’une question d’École, mais bien plutôt du souci de soutenir un type d’approche thérapeutique qui reste tout à fait légitime pour la compréhension de la maladie mentale.

La démarche est la suivante. Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient, en présence même de l'équipe et des participants au Programme d'études cliniques. Qu’attendre de cette rencontre ? Pour le patient, c’est une occasion de venir témoigner de ce qui, pour lui, est « impossible à supporter ». Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées.

Pour les participants au Programme d'études cliniques, il s’agit de se faire enseigner par les propos du patient à partir des inventions qu’il propose, et pas seulement dans une perspective de vérification, tout en cherchant cependant à repérer au plus près la structure clinique et le diagnostic. Il s'agit donc d'obtenir, à partir des questions du clinicien et du discours du patient, les éléments qui concernent la structure du sujet, au-delà de la phénoménologie.

Cette activité fait partie de la formation clinique.

Une discussion sur la rencontre clinique avec le patient suit la projection. Elle permet d'approfondir l'élaboration du cas et de soulever les questions de la clinique différentielle.
 

Les rencontres cliniques avec des patients du Programme d'études cliniques s'appuient sur des vidéos enregistrées à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce, lors d'entretiens réalisés par Guy Briole ou par Dominique Vallet.


Guy Briole est psychanalyste à Paris, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce (ancien directeur de l'École de Médecine du Val-de-Grâce) à Paris. Il est membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) dont il a été le Président (1997-98), de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis (ELP) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il enseigne au département de psychanalyse de l'université Paris VIII. Il fut le coordonnateur de la Red assistencial à Madrid lors des attentats du 11 mars 2004. Il a publié plusieurs ouvrages et il est l'auteur de plus de 500 articles.
 

Dominique Vallet est psychanalyste à Toulon, psychiatre et Professeur à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Il est membre de l’École de la Cause freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Il a été manager hospitalier au sein du Service de Santé des Armées.


Une discussion clinique suivra la projection.

Fréquence : 3 fois dans l'année.

Dates :

 

  • mercredi 26 octobre 2022 à 18h30 : UQAM, Local J-4845 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.
  • mercredi 25 janvier 2023 à 18h30 : UQAM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin.
  • mercredi 15 février 2023 à 18h30 : UQAM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin.

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                                                      bleu petit3- Construction de cas

Fréquence : 3 fois dans l'année.

Durée : un an.

La présentation de cas est une pratique fondamentale pour la formation à la clinique psychanalytique, comme pour la recherche clinique en psychanalyse. Celle-ci ne peut se passer de la logique du cas et des principes qui régissent l'expérience de l'analyse.

«Un récit de cas implique toujours un choix du clinicien ; celui d’extraire, d’épingler, de mettre en avant ou de laisser de côté un certain nombre d’éléments pour cerner l’«os» du cas. Un cas, en psychanalyse, est une écriture qui tente d’attraper le plus singulier du sujet. Comment se nouent écriture et clinique ? À l’heure où nous sommes poussés à une logique de remplissage de cases, l’écriture de cas apparaît comme une manière de préserver l’incomparable de l’un par un.»* (* Omaïra Meseguer. Conférence « Qu’est-ce que construire un cas en psychanalyse? » presenté au CARPH en octobre 2020).

À partir des coordonnées établies par Sigmund Freud et Jacques Lacan pour la construction d'un cas, et soulignant qu'il ne s'agit pas d'une simple compilation de données, ni d'une simple anamnèse, mais plutôt de revoir les cas dans leur singularité, nous vérifions ainsi la cohérence et l'actualité de la psychanalyse que nous pratiquons. Pour cette raison, il s'agit toujours de préciser la logique analytique déduite du détail et donc de la particularité de chaque cas.

Pour cela, une question doit se dégager dans le texte de chaque cas.
La clinique psychanalytique interroge le praticien sur l'effectivité de son acte.

Cette activité est incontournable pour ceux qui souhaitent se former à la pratique clinique.

L'élucidation des cas permettra l'articulation de la pratique et de la théorie et aidera l'enseignant à présenter, à travers la discussion des cas, les obstacles au diagnostic et les mécanismes de formation des symptômes qui permettent de mettre en évidence leur logique.

À chaque séance, il sera demandé à un participant au Programme d'Études Cliniques de présenter un cas.

Fréquence : 3 fois dans l'année.

Dates : samedi de 10h à 11h30 :

  • Samedi 1er octobre 2022 : par Zoom
  • Samedi 10 décembre 2022 : par Zoom
  • Samedi 15 avril 2023 : par Zoom

Enseignante : Sophie Gayard

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                                              petit4- Séminaire mensuel


Fréquence : mensuel.

Durée : un an.


Étude du Séminaire XI Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, de Jacques Lacan.

Le Séminaire XI a une place particulière dans l'enseignement de Jacques Lacan. Il survient à la place d'un autre séminaire, Les Noms-du-Père, que Lacan n'a pu donner, exclu à ce moment-là de l'IPA. Le Séminaire XI est un séminaire charnière : à la fois terme de son retour à Freud et point de départ d'une nouvelle époque. Il offre à la psychanalyse son Sujet de l'inconscient et son orientation vers le réel. Les quatre concepts fondamentaux freudiens : l'inconscient, la répétition, le transfert et la pulsion sont les éclats d'un Nom-du-Père mis en question. Ils vont être abordés du point de vue du réel et non du signifiant. Lacan dira lui-même qu'il va nous parler des fondements de la psychanalyse et qu'il a choisi les quatre concepts « pour les redéfinir chacun et les montrer noués par la topologie qui les soutient en une fonction commune. » L’objet a introduit dans le Séminaire X va être mis en forme dans le Séminaire XI. Lacan apporte un développement passionnant autour du regard comme objet a.
Nous examinerons cette année le Séminaire XI et ses quatre concepts fondamentaux.

Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/seminaires

Bibliographie :
- Lacan J., Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse (1964), Paris, Seuil, 1973.

Lieu : UQAM, (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.

Les mercredis de 19h à 21h :

  • 21 septembre 2022 : chapitres 1, 2 - Ruzanna Hakobyan. Local J-4845
  • 12 octobre 2022 : chapitre 3 - Mercedes Rouault. Local J-4845
  • 2 novembre 2022 : chapitres 4, 5 - Anne Béraud. Local J-4845
  • Dimanche 4 décembre : les chapitres 6 et 7 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Daniela Fernandez, dans le cadre de la 54e rencontre du Pont Freudien. Local J-4225
  • 7 décembre 2022 : chapitres 8, 9 - Daniela Fernandez. Local J-4845
  • 11 janvier 2023 : chapitres 10, 11 - Anne Béraud. Local J-4225
  • 8 février 2023 : chapitres 12, 13 - Local J-4225
  • 8 mars 2023 : chapitres 14, 15 - Local J-4225
  • 5 avril 2023 : chapitres 16, 17 - Mercedes Rouault. Local J-4225
  • 31 mai 2023 : chapitres 18, 19 - William Delisle. Local J-4225
  • 14 juin 2023 : chapitre 20 - Local J-4225

Les chapitres 6 et 7 seront commentés par l'invitée du Pont Freudien : Daniela Fernandez, dimanche 4 décembre 2022.

Le travail en cartel

Pour travailler ce Séminaire XI, chaque participant au Programme sera inscrit dans un cartel, où il est attendu que le participant y mette du sien dans ce travail de cartel.

Un cartel est un petit groupe de travail qui permet une élaboration soutenue et qui possède une structure et un mode de fonctionnement propre. Un cartel est composé de quatre personnes et d'un Plus-Un, davantage expérimenté, dont la fonction est d’assurer le fonctionnement du cartel à partir du travail de chacun et d’interpréter les effets imaginaires du groupe. La durée du cartel est d'un an ou deux ans maximum.

Ainsi, les participants se réuniront en cartels et travailleront le Séminaire XI dans chacun des cartels.

Le travail sera réalisé en deux temps :

  • Dans un premier temps, les cartels traiteront des chapitres du Séminaire XI pendant leurs rencontres.
  • Dans le second temps, le séminaire mensuel capitonnera (articulera) les chapitres travaillés dans les cartels.

Il reviendra aux participants des cartels de présenter les textes de Freud abordés dans le Séminaire XI, dans le cadre du séminaire mensuel.

La fréquence des rencontres des cartels reste à la discrétion de chaque cartel.

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                                              petit5- Rencontre du Pont Freudien

Fréquence : un soir et une fin de semaine

54ème rencontre : 2, 3, 4 décembre 2022 avec Daniela FERNANDEZ : thème à venir.
  • Conférence : vendredi 2 décembre 2022 à 19h : sujet à venir.
  • Séminaire théorique : samedi 3 décembre de 10h à 13h : thème à venir.
  • Séminaire clinique : samedi 3 décembre de 14h30 à 17h : exposé de deux cas cliniques par deux cliniciens : cas qui seront ensuite commentés par Daniela FERNANDEZ.
  • Séminaire de lecture : dimanche 4 décembre de 9h30 à 12h30 : Chapitres 6 et 7 du Séminaire XI Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, de Jacques Lacan.
    - Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. (1964), Paris, Seuil, 1973, Chapitres 6 et 7, pp. 65-84, par Daniela FERNANDEZ.
    - Sigmund Freud : texte à confirmer.

Lieu : UQAM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.
Pour plus d’informations, consultez le site web : http://pontfreudien.org/

 

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                                              petit6- 10e Journées d’étude de NLS-Québec


Date : Samedi 5 et dimanche 6 novembre 2022

10e Journées d'étude théorico-clinique : thème à venir.

Samedi 5 novembre 2022 : 9h30 - 16h30
Dimanche 6 novembre 2022 : 9h30 - 12h30

Présentations de 4 cas cliniques, des cas en analyse et des cas rencontrés en institution :

Un exposé théorique de Alexandre STEVENS :
Un exposé sur une question d'École, par Omaïra MESEGUER, AE (Analyste de l'École).
Invités : Alexandre STEVENS et Omaïra MESEGUER, AE (Analyste de l'École).

Lieu : UQAM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.
Pour plus d’informations, consultez le site web : http://nls-quebec.org/



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                                              petit7- Séminaire nouages - NLS-Québec


Date : Samedi 1er et dimanche 2 avril 2023



  • Séminaire nouages
    avec Daniel ROY, Président de la NLS
  • Une présentation et discussion d’un des textes du nouveau livre de Jacques-Alain Miller « Comment finissent les analyses »
  • Une séquence sur la question d’École
  • Une troisième partie clinique avec présentation de deux cas.

Lieu : UQAM, Local J-4225 (4e étage), Pavillon Judith Jasmin, 1495 rue St-Denis, Montréal, Métro Berri-UQAM.



Les enseignants :


  • Anne Béraud. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'École Une (2018-2021). DESS de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université Paris X. Co-fondatrice du Pont Freudien et Vice-présidente de NLS-Québec. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plus d'une cinquantaine d'articles publiés dans sept langues et contribution aux ouvrages collectifs Du mariage et des psychanalystes, Éd. Navarin le Champ freudien / La règle du jeu, 2013 ; Entrées dans la psychose, sous la direction d'Hervé Castanet, Ed. Anthropos / Economica, Paris, 2017.
  • Ruzanna Hakobyan. Psychanalyste à Montréal. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Membre de NLS-Québec, où elle est responsable des cartels. Licence de psychologie (Université d’Erevan), Master de psychanalyse (Université Paris 8). Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien. Auteure de plusieurs articles.
  • Mercedes Rouault. Psychanalyste. Psychiatre. Membre de la New Lacanian School (NLS) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Présidente de NLS-Québec. DEA de psychanalyse à l'Université Paris 8. Ancienne enseignante au CID (Centro de Investigación y Docencia) de la NEL (Nueva Escuela Lacaniana) à Caracas et à Bogota. Enseignante dans le cadre des séminaires mensuels du Pont Freudien.

Les enseignants invités :


  • Alexandre STEVENS. Psychanalyste et psychiatre à Bruxelles (AME). Il est le fondateur et ancien directeur thérapeutique du Courtil qui est une institution pour enfants et jeunes psychotiques et autistes à la frontière belgo-française. Analyste Membre de l'École de la Cause freudienne (ECF) et de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Il a été le président de la New Lacanian School de 2000 à 2004, puis de 2020 à 2022. Il enseigne à la section clinique de Bruxelles. Il a participé à plusieurs ouvrages, auteur de nombreux articles et contribution au livre Agrafes et inventions dans la psychose ordinaire, NLS-Qc/Le Pont Freudien, 2019.
  • Omaïra MESEGUER. Psychanalyste à Paris. Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2021-2024). DESS de psychologie clinique et pathologique (Université Rennes 2), DEA de psychanalyse (Université Paris 8). Auteure de nombreux articles. Directrice du Centre Psychanalytique de Consultations et de Traitement - CPCT Paris. 
  • Daniela FERNANDEZ. Psychanalyste à Buenos Aires (Argentine). Membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF), de la Escuela de Orientacion Lacaniana (EOL) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Psychologue, DESS de psychologie clinique et pathologique (Rennes 2), DEA de psychanalyse (Paris 8). Direction et contribution à l'ouvrage collectif L'homme Kertész, Ed. Michèle, 2013. Auteure de nombreux articles.
  • Daniel ROY. Psychanalyste et psychiatre à Bordeaux (France) (AME). Président de la New Lacanian School (NLS), Analyste Membre de l'École de la Cause freudienne et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). Enseignant à la Section clinique de Bordeaux. Auteur de nombreux articles.
  • Sophie GAYARD. Psychanalyste à Paris, membre de l'École de la Cause Freudienne (ECF) et de l'Association Mondiale de Psychanalyse (AMP). A.E. (Analyste de l'École) de l'ECF en exercice (2019-2022). Psychologue au Centre Hospitalier Sainte-Anne à Paris, secteur de psychiatrie adulte. Auteure de nombreux articles.

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Prologue de Guitrancourt

par Jacques-Alain Miller


« Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.
 

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve? – d’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste –, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.
 

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.
 

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967); à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème[1] (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous – et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université.
 

L’expérience se poursuit en France, à Paris, depuis quatorze ans. Elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques en France et en Europe.
 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.
 

  • Il est universitaire; il est systématique et gradué; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.
  • Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse.

L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher – et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.
 

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné – le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essayent à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

On commence, en Espagne comme en Belgique, par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’Hystérie).

Les présentations de malades viendront demain étoffer cet enseignement. Le domaine dit en France des études approfondies, et dont le ressort est la rédaction d’une thèse de doctorat, s’ajoutera plus tard. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas. »

 

Jacques-Alain Miller, 15 août 1988.
 

[1] Du grec mathema, ce qui s’apprend.